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Avec MaPrimeRénov' à la peine, d'autres aides à la rénovation ont le vent en poupe
Restreintes en septembre, suspendues en janvier faute de loi de finances, les aides à la rénovation énergétique MaPrimeRénov' rouvriront après adoption définitive du budget 2026 de l'Etat. En attendant, les particuliers se tournent vers d'autres solutions de financement.
Pour rappel, MaPrimeRénov' a connu une année 2025 plus instable que jamais: face à une demande débordante et des tentatives de fraude, le dispositif a été mis en pause à l'été, avant de revenir plus restreint et moins coûteux pour l'Etat.
L'année 2026 commence avec un stock de 83.000 dossiers, sur les 120.000 rénovations prévues par le budget. L'engorgement est surtout pour les logements hors copropriété: 52.000 places mais 45.000 dossiers déjà déposés.
Mais "il existe d'autres dispositifs pour la rénovation énergétique des logements", rappelle Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement.
Le gouvernement n'a pas l'intention de rallonger l'enveloppe de MaPrimeRénov' vu le contexte budgétaire contraint de l'Etat et oriente donc les ménages vers les certificats d'économie d'énergie (CEE), ou bien l'éco-prêt à taux zéro, un crédit bancaire de 50.000 euros maximum dédié aux travaux.
Vincent Jeanbrun cite aussi la future "banque de la rénovation" adressée aux copropriétés.
- Abandons de projet -
Il y a quand même "un vrai problème" sur MaPrimeRénov' pour Nicolas Moulin, fondateur de PrimesEnergie, qui accompagne les particuliers pour obtenir les aides via des certificats d'économie d'énergie (CEE). Avec le budget de 3,6 milliards d'euros, "même si vous baissez la subvention MaPrimeRénov' par dossier, vous n'avez pas de place pour de nouveaux travaux", prévient-il.
Dans cette confusion, certains ménages choisissent de financer leur rénovation autrement, "mais il y en a surtout beaucoup qui ne lancent pas les travaux", relève Aurélien Déjean, chargé de mission transition écologique de la fédération d'associations d'aide au logement et à l'insertion Soliha.
Quand Fardoussa Ahmed Mohamed a reçu le devis pour rénover sa maison à peine achetée, elle a "failli tomber par terre" face au montant de 65.000 euros.
En tant que ménage modeste, elle n'était finalement pas prioritaire pour recevoir des aides à la réouverture du guichet MaPrimeRénov' en septembre.
Pour ne pas passer l'hiver frigorifiée avec son fils, elle décide alors de faire des travaux d'isolation du toit avec l'aide d'amis et d'installer un poêle à granulés.
Accompagnée par Soliha, elle obtient une subvention de 1.000 euros et une prime CEE de 229 euros pour le changement de chauffage. Sur un total de 35.000 euros de travaux.
"Je me suis serrée la ceinture, j'ai fait des heures supplémentaires, parfois nuit et jour, et je trouve désolant qu'on n'aide pas les mères toutes seules", déplore l'aide-soignante de 45 ans.
- "Naufragés de MaPrimeRénov'" -
Depuis l'instabilité de MaPrimeRénov', PrimesEnergie a reçu davantage de demandes de ménages pour des CEE.
Les CEE reposent sur le principe du pollueur-payeur. Ils permettent aux particuliers de percevoir des aides financières de la part de fournisseurs d'énergie pour des efforts d'économie d'énergie.
Ces "primes CEE" peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros pour l'installation d'une pompe à chaleur ou encore "100 euros par fenêtre changée", indique Nicolas Moulin, qui espère pouvoir compenser l'engorgement de MaPrimeRénov' avec des CEE.
D'autres entreprises, comme Effy, proposent des primes CEE avec des montants différents.
Réaliser un seul type de travaux énergétique "ce n'est pas du tout comme une rénovation globale", prévient néanmoins Aurélien Déjean.
Parmi les autres options de financement qui ont le vent en poupe, l'entreprise bordelaise Vasco "a eu cinq fois plus de demandes" à partir de juillet, raconte Hervé Degreve, l'un de ses fondateurs à l'AFP.
Vasco propose de financer des travaux en échange d'un bout de propriété du logement. La société, financée par des investisseurs sur le modèle d'une foncière, accompagne ainsi beaucoup de "naufragés de MaPrimeRénov'".
"Des dizaines de milliers de ménages se sont lancés dans la rénovation énergétique, ont fait faire des devis, et se retrouvent au milieu du gué, avec une incertitude sur le montant et le calendrier des subventions", relève Hervé Degreve.
E.Borba--PC