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Abiy accuse l'Erythrée de "massacres" durant la guerre au Tigré, "mensonges" selon Asmara
Le Premier ministre éthiopien a accusé pour la première fois l'armée de l'Erythrée d'avoir commis des "massacres" durant le conflit dans la région éthiopienne du Tigré, des accusations qualifiées de "mensonges" par Asmara, sur fond de fortes tensions entre les deux voisins.
Au moins 600.000 personnes, selon l'Union africaine, ont péri entre novembre 2020 et novembre 2022 durant ce conflit opposant le gouvernement fédéral éthiopien aux autorités entrées en rébellion de cette région du nord de l'Ethiopie, frontalière de l'Erythrée.
Après avoir nié pendant des mois, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed avait fini par admettre en mars 2021, sur fond d'accusations croissantes d'exactions, la présence au Tigré de forces érythréennes venues épauler les forces fédérales éthiopiennes.
Le ministre érythréen de l'Information Yemane Gebremeskel a dénoncé auprès de l'AFP des "mensonges éhontés et méprisables" et des accusations trop "mesquines (...) pour tromper qui que ce soit".
En mars 2021, Human Rights Watch et Amnesty International avaient affirmé séparément que des centaines de civils avaient été tués par des soldats érythréens à Aksoum en novembre 2020.
En mai suivant, le parquet général d'Ethiopie avait contredit les affirmations officielles décrivant les victimes comme étant en "grande majorité" des combattants du TPLF et affirmé que 110 civils avaient été tués à Aksoum par les forces érythréennes.
- l'Erythrée toujours au Tigré -
L'Erythrée et l'Ethiopie entretiennent historiquement des relations tendues.
Ancienne colonie italienne progressivement annexée par l'Ethiopie dans les années 1950, l'Erythrée a obtenu formellement son indépendance en 1993 après des décennies de lutte armée contre Addis Abeba.
Une guerre a ensuite opposé les deux voisins entre 1998 et 2000, notamment autour de différends frontaliers, faisant des dizaines de milliers de morts, suivie de 18 ans de relations glaciales.
Les deux pays avaient normalisé leurs relations à l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018, un rapprochement qui avait valu à ce dernier le prix Nobel de la paix l'année suivante.
Dès le début de la guerre au Tigré en novembre 2020, les troupes érythréennes étaient venues soutenir l'armée fédérale éthiopienne face aux forces des autorités rebelles de la région, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).
Le TPLF, parti de la minorité tigréenne, a gouverné de façon hégémonique l'Ethiopie durant presque trois décennies, avant d'être marginalisé par l'arrivée au pouvoir de M. Abiy. Le TPLF dirigeait notamment le pays durant le conflit de 1998-2000 contre l'Erythrée en faisant l'ennemi juré du régime d'Asmara.
Le conflit au Tigré a pris fin avec un accord de paix signé en novembre 2022 entre le gouvernement éthiopien et les autorités de la région. Mais l'Erythrée n'avait pas participé aux discussions.
Les troupes érythréennes continuent d'être présentes au Tigré - en violation de l'accord de paix qui prévoit implicitement leur retrait - et les autorités éthiopiennes les accusent désormais de s'être alliées au TPLF et de "préparer activement un guerre" contre l'Ethiopie.
- "Ampleur sans précédent" -
Mi-janvier, le président Issaias Afeworki, qui dirige l'Erythrée d'une main de fer depuis son indépendance, a de son côté affirmé que l'Ethiopie avait "déclaré la guerre" à l'Erythrée, les deux pays étant depuis plusieurs mois à nouveau à couteaux tirés.
Asmara accuse depuis plusieurs mois son voisin, que l'indépendance de l'Erythrée a privé d'accès à la mer, de lorgner le port érythréen d'Assab, sur la mer Rouge.
Les autorités d'Asmara ont toujours nié, malgré les nombreux rapports d'ONG et de l'ONU et des accusations de Washington, toute exaction durant le conflit qui a déplacé environ un million des six millions d'habitants de la région.
En février 2023, M. Issaias avait dénoncé de la "désinformation", autour des accusations d'exactions de la part de son armée au Tigré, sans confirmer la présence de troupes érythréennes.
Dans un rapport publié en juillet 2025, l'ONG The Sentry a pointé du doigt des crimes de guerre "perpétrés par toutes les parties au conflit" au Tigré.
"Mais la nature des atrocités et des profits de guerre perpétrés par (l'armée érythréenne) était sans précédent, tant par leur ampleur que par leur préméditation", a souligné l'ONG, évoquant des "massacres", des "violences sexuelles généralisées", ainsi que des pillages.
La situation reste tendue au Tigré. Les vols vers la région ont repris mardi, après cinq jours de suspension sans raison officielle, sur fond de combats signalés durant plusieurs jours entre l'armée fédérale et des forces tigréennes.
C.Cassis--PC