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Drones, sirènes et soldats sous contrat: la guerre a fait irruption dans la province russe
Le drone tournoie au-dessus des clients venus profiter des "-30% sur les chaussures d'hiver". Dans ce centre commercial de Voronej, en Russie, "Chamane", opérateur de drones pour l'armée, présente l'un de ces engins omniprésents sur le front en Ukraine.
"Chamane", treillis et visage dissimulé, dit qu'il va bientôt partir pour l'Ukraine "défendre (son) pays", qui a lancé il y a quatre ans une offensive à grande échelle contre son voisin.
A 500 km au sud de Moscou, Voronej est plus proche de la ligne de front que de la capitale russe. Et son million d'habitants s'est retrouvé happé par une guerre qu'incarnent de fréquentes attaques de drones ukrainiens et une société en voie de militarisation.
Avant son départ, "Chamane", 19 ans, est venu épauler le stand du "Club cosaque militaro-sportif Berkut". Mais il l'assure: son but n'est "pas forcément" que les adolescents présents ce samedi signent avec l'armée après leurs études.
"Chacun choisit sa propre voie, selon ses intérêts", dit le jeune homme qui se dit "patriote".
Depuis quatre ans, comme dans le reste de la Russie, le "patriotisme" est mis à toutes les sauces à Voronej. Et le paysage a drôlement changé.
Sur les routes enneigées qui mènent en banlieue, des systèmes antiaériens pointent leur nez au travers de filets de camouflage.
En ville, des peintures murales honorent la mémoire des soldats tombés au combat et d'innombrables affiches de propagande appelant à "servir" en signant avec l'armée côtoient des posters annonçant une représentation du Lac des cygnes au théâtre municipal.
-Prisonnier? Mort?-
Un centre de recrutement promet aux futurs soldats une prime unique "de 2,5 millions de roubles", soit plus de 27.500 euros, une somme rondelette.
L'armée russe a bien besoin de ces recrues, car l'an dernier, elle a signé 422.000 contrats "de service militaire", selon le secrétaire adjoint du Conseil de sécurité Dmitri Medvedev, soit une baisse de 6% par rapport à 2024.
Pour Lioudmila, 64 ans, des cernes et de la tristesse au kilomètre, l'armée, c'est son fils. Il combattait en Ukraine lorsqu'il a été porté disparu il y a quatre mois.
Alors quand elle parle, les larmes montent vite. "C’est très dur (...). J’ai de l’espoir, parce que sans espoir...", dit Lioudmila, sans pouvoir finir sa phrase.
Son fils a-t-il été fait prisonnier? Est-il mort? Dans ce cas, son décès s'ajouterait aux plus de 153.000 autres que la BBC et le média russe indépendant Mediazona disent avoir recensés dans les rangs de l'armée russe depuis 2022.
Pour s'occuper, Lioudmila est bénévole au sein d'une organisation où elle coud du matériel de camouflage qui iront aux soldats russes.
Signer avec l'armée, pour Roman c'est "non". "Même pour tout l'or du monde", dit le conducteur de tracteur de 48 ans.
Installé dans sa tente sur la rivière gelée, le pêcheur du dimanche ne veut qu'une chose, "penser aux poissons", histoire d'oublier l'effroi que provoquent les attaques de drones ukrainiens.
Roman entend "les sirènes (d'alerte, ndlr) tous les jours". "Le plus souvent, ce sont les explosions qui me réveillent. C'est effrayant, bien sûr. Dieu nous en préserve, (mais) cela se passe peut-être tout près et des gens meurent".
Le 10 janvier, quatre personnes ont été blessées, dont l'une est décédée plus tard à l'hôpital, dans une attaque de drones.
Kiev vise en particulier les raffineries de pétroles et les infrastructures portuaires et énergétiques en Russie. En Ukraine, des frappes russes quasi quotidiennes font des victimes civiles et ciblent notamment le système énergétique, entraînant des coupures massives d'électricité et de chauffage.
- rue de la Paix -
Côté russe, la médiatrice pour les droits humains Tatiana Moskalkova a affirmé le mois dernier que la région de Voronej figurait parmi les quatre étant "le plus souvent la cible d'attaques de missiles contre des civils, ainsi que de raids massifs de drones" ukrainiens, aux côtés de Briansk, Koursk et Kherson, région ukrainienne en partie contrôlée par la Russie.
Alors que la guerre entre dans sa cinquième année, la paix reste "un idéal à poursuivre" pour Mikhaïl, jeune artiste à Voronej, qui se fait appeler "Noï".
Après le début de l'offensive en 2022, il a apposé sur les murs de la ville de petites plaques en céramique appelant à "la paix" et dont la forme rappelle les badges que produisait l'Union soviétique.
"Avec mon projet, je voulais rappeler le récit de nos grands-parents et arrière-grands-parents", soupire Mikhaïl, 28 ans. "Ils ont passé toute mon enfance à me dire que la guerre est une chose terrible".
Entre-temps, ses plaques ont toutes disparu, sauf une qui se trouve... rue de la Paix.
L.E.Campos--PC