-
Prison à vie pour l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Magdebourg
-
Epidémie d'Ebola en RDC: 304 morts et 1.115 cas, selon un dernier bilan
-
Une jeune lynx relâchée dans le massif des Vosges, une "première"
-
Wall Street ouvre en baisse, la tech de nouveau sous pression
-
Les Bourses mondiales lestées par les doutes sur la tech
-
Dans un bidonville italien, des travailleurs à bout de forces sous la chaleur
-
La Crimée placée en "situation d'urgence" après les attaques ukrainiennes
-
Japon: deux morts à Taïwan dans les inondations à l'approche de deux tempêtes tropicales
-
A Abidjan, pas question de se priver de la climatisation
-
"C'est de la survie": dans Paris écrasée par la canicule, une éprouvante quête de fraîcheur
-
Buckingham boudé par le roi: Charles ne s'installera pas dans le célèbre palais
-
Le procès en appel de Stéphane Plaza pour violences conjugales s'est ouvert à Paris
-
Mondial-2026: la France et l'Espagne pour compléter l'affiche des 16e
-
Wimbledon: Serena Williams défiera Maya Joint pour son grand retour en simple
-
Coup de chaleur, déshydratation, décompensation: les maux du chaud
-
Canicule en Europe: l'ONU juge "possible" qu'il s'agisse d'une vague de chaleur record
-
En RDC, des mines géantes et une course mondiale aux minerais critiques
-
La CFDT adopte sa feuille de route pour les quatre ans à venir
-
L'UE ouvre une enquête contre Sanofi, soupçonné d'entrave à la concurrence
-
Un parc japonais aux "singes des neiges" va limiter ses visiteurs après une surfréquentation et des incivilités
-
L'Europe étouffée par la canicule, l'Allemagne en alerte à la chaleur extrême
-
L'exécution du budget 2026 "va être compliquée", estime Roland Lescure
-
L'AIEA plaide pour une vérification nucléaire "très poussée" en Iran
-
Cybersécurité: l'Insee visée par une attaque informatique, 12.800 personnes affectées
-
Birmanie: plus de 500 millions de dollars de drogues incinérés
-
Le pape appelle à "résoudre les conflits en tant qu’êtres humains et non comme des bêtes"
-
La Nouvelle-Zélande prédit une présence militaire chinoise "persistante" dans le Pacifique
-
Corée du Sud: l'ex-Première dame Kim Keon Hee condamnée à 7 ans de prison pour corruption
-
La Bourse de Paris prudente face à la défiance sur la tech
-
Privées d'alpages français à cause de la dermatose, les vaches suisses étouffent en plaine
-
L'UE veut renouveler le statut des réfugiés ukrainiens, mais le refusera aux hommes en âge de combattre
-
Les Bourses mondiales reculent face au regain de doutes sur la tech
-
"Le feu ne s'est jamais éteint pour nous": la douleur des victimes d'incendies en Grèce
-
Athlétisme: "profiter" et "aller le plus vite possible", l'été sans pression de Noah Lyles
-
Dans les zoos, les animaux "équipés" pour supporter la canicule
-
Dans les serres de tomates, ouvriers et bourdons à l'épreuve de la canicule
-
Canicules extrêmes, sécheresses intenses: une pépinière expérimentale prépare la forêt de demain
-
努莎·奧貝爾與迪特馬爾·沃伊德克 波茨坦如何辜負一名重度殘障幼兒
-
Contre la Russie et pour leur droits, le double front des soldats LGBT+ ukrainiens
-
Нуша Аубель и Дитмар Войдке: как Потсдам бросает на произвол судьбы малыша с тяжелой формой инвалидности
-
Noosha Aubel et Dietmar Woidke : comment Potsdam laisse tomber un enfant en bas âge gravement handicapé
-
Plus de 850.000 collégiens passent le brevet en pleine canicule
-
F1: en Autriche, Hamilton veut rattraper Antonelli
-
Charles III révèle avoir payé plus de 30 millions de livres d'impôts depuis 2022, une première
-
Mondial-2026: les Bleus en mission face à la Norvège
-
Mondial-2026: Maroc-Pays-Bas et Brésil-Japon, des affiches dès les 16es
-
Le changement climatique, coupable "sans équivoque" de l'intense canicule en Europe
-
Venezuela: le monde offre son aide face au plus fort séisme en plus d'un siècle
-
Deux tiers de la France en alerte canicule maximale, décrue des températures à l'horizon
-
L'insupportable canicule de New Delhi, surtout à l'intérieur des maisons
Cécile Kohler et Jacques Paris de retour en France, après "l'horreur" de la détention en Iran
Tout juste arrivés en France, Cécile Kohler et Jacques Paris ont exprimé mercredi leur "bonheur immense" de retrouver leurs proches, après quasiment quatre ans de détention "inhumaine" durant lesquels ils ont vécu "l'horreur quotidienne" et "l'arbitraire permanent".
"Nous ne sommes pas brisés, nous allons témoigner", a lancé Jacques Paris, 72 ans, au côté de Cécile Kohler, 41 ans, depuis le jardin de l'Elysée à l'issue d'un long entretien avec le président Emmanuel Macron.
Arrêtés en mai 2022 et accusés d'espionnage, les deux Français ont passé plus de trois et demi en détention dans la sinistre prison d'Evine, avant d'être libérés début novembre 2025 mais avec l'interdiction de quitter le territoire de la République islamique iranienne jusqu'à mardi. Ils étaient assignés à résidence à l'ambassade de France à Téhéran.
"Nous étions des otages, des otages d'Etat. Nous avons été traités dans des conditions extrêmement difficiles. On peut même dire que nos conditions de détention étaient inhumaines", a témoigné Jacques Paris en évoquant Evine, "le centre de répression principal en Iran".
Au sein de cette prison, ils étaient enfermés "au centre d'interrogatoire, où le régime est beaucoup plus compliqué, beaucoup plus difficile, où vous n'avez aucun droit". Ils n'ont pas pu choisir leurs défenseurs et les contacts avec leur famille étaient "épisodiques et extrêmement brefs".
"Nous étions sous menace permanente", a-t-il raconté. "Nous n'avions pas le droit de lire, pas le droit d'écrire. Dès que nous sortions de notre cellule, nous avions les yeux bandés".
- "Message d'espoir" -
"Nous mesurons à quel point nous l'avons échappé belle", a-t-elle également souligné, alors qu'elle a été condamnée à 20 ans de prison et Jacques Paris à 17 ans pour espionnage notamment pour le compte d'Israël, crime passible de la peine de mort en Iran.
Cela "aurait pu être encore bien pire que ce que nous avons vécu, bien plus long", a-t-elle indiqué.
Ils ont atterri peu avant 09H00 (07H00 GMT) à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, au terme d'un long périple.
Ils avaient quitté mardi à l'aube Téhéran pour gagner par la route, dans un convoi diplomatique, l'Azerbaïdjan, où ils ont ensuite passé la nuit.
M. Macron s'est dit "extrêmement heureux" de leur retour et a remercié notamment "les autorités omanaises pour leurs efforts de médiation".
- "Effort de longue haleine" -
Cécile Kohler, professeure de lettres, et Jacques Paris, enseignant retraité, avaient été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d'un voyage touristique en Iran.
Les différents ministres français des Affaires étrangères avaient depuis travaillé sans relâche pour obtenir leur libération, dans un contexte rendu encore plus difficile par la guerre en Iran, qui a éclaté le 28 février.
Leur libération est l'aboutissement d'un "effort de très longue haleine", a déclaré mardi l'Elysée.
Pour Paris, le temps pressait alors que le président américain, Donald Trump, avait lancé mardi un nouvel avertissement à l'encontre Téhéran, avant de conclure in extremis un cessez-le-feu de deux semaines.
"Le cessez-le-feu annoncé en Iran et le retour des deux Français est une double satisfaction", a réagi mercredi à l'AFP une source diplomatique iranienne, confirmant le rôle joué par les autorités omanaises. "Oman est un pays avec lequel les Iraniens entretiennent des relations très amicales", a ajouté cette source. "Ce sont les hommes de confiance de l'Iran".
- "Discussions sensibles" -
Ces derniers mois, le pouvoir de Téhéran avait évoqué un échange - jamais confirmé par Paris - en contrepartie de la remise en liberté d'une Iranienne, Mahdieh Esfandiari, arrêtée en France en février 2025 et condamnée notamment d'apologie du terrorisme.
L'assignation à résidence de cette dernière a été levée, a annoncé mardi son avocat Nabil Boudi.
Interrogé sur une éventuelle contrepartie à leur libération, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a évoqué des "discussions sensibles, par nature confidentielles et qui doivent le rester" mais a assuré qu'"en aucun cas et d'aucune manière, nous n'avons mêlé le sort de nos otages avec les choix de politique étrangère de la France".
L'Iran multiplie les arrestations de ressortissants occidentaux, les accusant le plus souvent d'espionnage, pour les utiliser comme monnaie d'échange pour relâcher des Iraniens emprisonnés dans des pays occidentaux ou afin d'obtenir des gages politiques.
Au plus fort de la crise des "otages d'État" avec Paris, Téhéran a détenu jusqu'à sept ressortissants français simultanément. Il n'y en a désormais plus.
L.Carrico--PC