-
Les obsèques de Nathalie Baye auront lieu vendredi à Paris
-
Incertitude autour des pourparlers irano-américains à l'approche de la fin du cessez-le-feu
-
Près de la moitié des titres mis en ligne sur Deezer chaque jour générés par IA
-
Le prix des carburants ne "baissera pas de sitôt", estime Michel-Edouard Leclerc
-
La Bourse de Paris dans le rouge avec le regain de tension au Moyen-Orient
-
A la frontière de l'Inde et du Pakistan, des bunkers, des larmes et toujours la peur
-
Pérou: des milliers de manifestants dénoncent une "fraude" lors de la présidentielle
-
Anthropic entend "mettre sur la table" les risques de son modèle d'IA Mythos
-
NBA: Wembanyama réussit sa première en play-offs avec 35 points
-
La Corée du Nord dit avoir testé des missiles tactiques à sous-munitions
-
Hong Kong: des habitants retrouvent leur logement après l'incendie qui a fait 168 morts
-
Huit enfants tués par balles dans des violences intrafamiliales en Louisiane
-
A nouveau sous pression dans l'affaire Mandelson, Starmer face aux députés
-
Macron et Tusk vont parler dissuasion nucléaire lundi à Gdansk
-
La justice française attend Elon Musk pour son enquête sur X, sans trop d'illusions
-
Le braqueur Ferrara devant la justice en Belgique pour un projet d'attaque en Allemagne
-
L1: Lyon surprend le PSG, Rennes enchaîne, Monaco déchante
-
L'Iran ne compte pas discuter à nouveau avec les Etats-Unis
-
L1: L'euphorie est retombée pour le PSG puni par l'OL
-
En Bulgarie, l'ex-président Roumen Radev remporte les législatives
-
Allemagne: 35e titre pour le Bayern, hors-d'oeuvre d'un printemps gourmand
-
Angleterre: City domine Arsenal et relance la course au titre
-
Tennis: Arthur Fils couronné à Barcelone, un mois avant Roland-Garros
-
Euro de judo: Léa Fontaine en argent, Romane Dicko détrônée et en bronze
-
Amstel Gold Race: Evenepoel prend sa revanche sur Skjelmose
-
24 Heures moto: Yamaha s'offre une deuxième victoire consécutive
-
Starmer dénonce des incendies antisémites à Londres, la police étudie un lien avec l'Iran
-
Starmer "choqué" par des incendies "antisémites" à Londres, la police étudie un lien avec l'Iran
-
Tennis: Ben Shelton gagne son deuxième titre de la saison à Munich
-
Yamaha remporte les 24h du Mans moto pour la deuxième année consécutive
-
Tennis : Rybakina gagne à Stuttgart son premier titre depuis l'Australie
-
Prix du carburant: Léon (CFDT) plaide pour étendre les aides ciblées
-
Le gouvernement ne veut pas rouvrir "l'ensemble des négociations commerciales"
-
En Iran, des entrepreneurs à bout de nerfs face à l'interminable coupure d'internet
-
Kérosène: la France prête à libérer des stocks stratégiques en cas de "problèmes de volume"
-
En Angola, le pape appelle à l'"espérance" devant 100.000 fidèles
-
Malaisie: un incendie ravage un millier de maisons
-
En Angola, une marée humaine en quête d'"espoir" pour la messe géante de Léon XIV
-
"Ma scie est mon corps": une sculptrice sud-coréenne nonagénaire enfin reconnue comme pionnière
-
Terminator version Usain Bolt: des robots battent les humains lors d'une course à Pékin
-
Voulu par Trump, le SAVE America Act menace le vote des femmes et des minorités
-
Tendances: le pantalon "barrel", la coupe est pleine
-
Irak: des pisciculteurs privés de revenus après la mort de tonnes de poissons
-
L'armée allemande à la conquête de la génération fitness
-
L'Iran prévient qu'un accord est encore loin, à trois jours de la fin du cessez-le-feu
-
A Belle-Île, la difficile cohabitation entre les voitures et les vélos
-
A Buenos Aires, une "rave" géante en hommage... au pape François
-
NBA: Wembanyama débute avec gourmandise ses premiers play-offs
-
Les Bulgares votent pour la huitième fois en cinq ans, l’ex-président Radev favori
-
Léon XIV à la rencontre des fidèles et de la jeunesse d'Angola
Les industriels du plastique sous pression avec la flambée du pétrole
Envolée des prix de la matière première et problèmes d'approvisionnement: dans la "vallée du plastique", au coeur du département de l'Ain, la guerre au Moyen-Orient commence à peser sur les industriels.
Dans l'usine Francia, au sud d'Oyonnax, les granulés de plastique circulent dans des tuyaux métalliques, comme un concert de bâtons de pluie, avant d'être liquéfiés puis moulés en spatules de boulangerie ou supports de cartes SIM.
L'entreprise de 75 salariés utilise plus de 200 polymères, issus du pétrole, pour produire chaque jour des centaines de milliers de pièces destinées à plusieurs secteurs: alimentaire, paramédical, automobile, etc.
"Pour certaines références, on commence à avoir des reculs de livraison, voire des ruptures de stock", relève auprès de l'AFP son président Ivan Audouard, 52 ans.
Depuis les premières frappes américano-israéliennes sur l'Iran fin février, et avec le blocage du détroit d'Ormuz, le pétrole du Moyen-Orient se fait plus rare et difficile à acheminer.
Son cours a flambé, et avec lui, celui du plastique, un de ses dérivés, raffiné puis transformé en naphta, avant de devenir de petites billes.
"La hausse a été très violente", explique Christophe Desbrosses, président de l'association des Acteurs économiques de la Plastics Vallée (AEPV) qui regroupe près de 350 entreprises et 15.000 salariés dans le Haut-Bugey.
"Sur certaines matières, les prix ont presque doublé au lendemain du début du conflit", raconte-t-il, déplorant aussi un "effet d'aubaine" chez certains fournisseurs.
"On n'a jamais vu ça, c'est de la folie", résume Simon-Pierre Auvachey, dirigeant de l'entreprise familiale Buathier, près d'Oyonnax.
Le polypropylène, un plastique très courant qu'il utilise pour fabriquer notamment des biberons ou des accessoires de parapharmacie, est passé de 1.400 à quasi 2.500 euros la tonne, témoigne-t-il.
Pour ce type de produits, où la matière première peut représenter jusqu'à 40% du prix de revient, la répercussion sur le prix de vente est parfois rédhibitoire: "À ce niveau, nos clients ne peuvent pas acheter".
Chez Francia, Ivan Audouard juge difficile, dans ce contexte, de conserver de bonnes relations avec les clients. "C'est là où c'est le plus dur, il faut renégocier les prix tout le temps."
- "Dans le brouillard" -
Les deux entreprises travaillent aussi des plastiques techniques ou issus d'un pétrole provenant d'autres régions, moins touchés par la volatilité actuelle.
Grâce à cela, "on traverse les crises en souffrant, mais on reste debout", souligne M. Auvachey, évoquant la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine qui avaient déjà fragilisé le secteur.
Plus au sud à Saint-Vulbas, dans le parc industriel de la plaine de l'Ain, Fabrice Bachelier, 55 ans, directeur général d'Utz France, est épargné pour l'instant grâce aux stocks qu'il avait constitués avant l'envolée des coûts.
Son entreprise (95 salariés) fabrique des bacs empilables. Il lui reste encore assez de matière dans ses silos pour tenir ses commandes jusqu'à l'été.
En revanche, les nouvelles commandes se font rares. "Les clients n'arrêtent pas leurs projets, mais ils les repoussent. Ils attendent que la situation redevienne normale".
Si celle-ci ne s'améliore pas, il n'aura pas la trésorerie suffisante pour remplir à nouveaux ses stocks avec du plastique à prix fort, et se contentera de commander ce que ses clients se seront engagés à payer.
"Les entreprises arrivent à gérer, mais disons qu'elles naviguent dans le brouillard", estime Christophe Desbrosses de l'AEPV.
"J'ai peur que pour certains, cette crise soit celle de trop", s'inquiète Bibiane Barbaza, responsable des affaires économiques de Polyvia, syndicat national des industriels de la plasturgie et des composites.
Et même si la guerre se terminait demain, "tout ne va pas se débloquer d'un seul coup", prévient-elle: les raffineries ou les sites pétrochimiques, lorsqu'ils n'ont pas été endommagés par des frappes, mettront plusieurs mois à redémarrer.
Par ailleurs, elle craint l'effet "papier toilette" comme au début de la crise du Covid-19, quand les clients se jetaient sur les produits dès leur mise en vente, et aggravaient les pénuries.
P.L.Madureira--PC