-
Royaume-Uni: Nigel Farage rattrapé par des affaires de dons non déclarés
-
Les Bourses européennes clôturent sans entrain, au gré d'informations locales
-
Assassinat d'Yvan Colonna: la justice confirme le renvoi du détenu radicalisé Elong Abé devant les assises
-
Tour de France: Tadej Pogacar remporte la 3e étape et prend le maillot jaune
-
Ukraine: des bombardements russes font au moins 22 morts à Kiev et dans sa région
-
La troisième canicule en moins de deux mois s'étend sur les deux tiers du pays
-
Téhéran noir de monde pour la procession funèbre de Khamenei
-
Canicule: 61 départements en vigilance orange mardi
-
Wall Street en hausse, portée par la tech
-
L'incendie des Pyrénées-Orientales ralentit mais provoque de gros dégâts
-
La quatrième étape du Tour: dans la fournaise occitane
-
Cédric Jubillar reconnaît avoir tué son épouse et veut collaborer avec la justice
-
Troisième canicule en moins de deux mois, des pics à 40°C
-
Ukraine: des bombardements russes font au moins 18 morts à Kiev et dans sa région
-
A Damas, drapeaux français et espoirs économiques avant la visite de Macron
-
Incendies: un homme en garde à vue pour neuf départs de feu dans l'Hérault
-
Les streamers Naruto et Safine jugés à Nice pour violences après la mort de Jean Pormanove
-
Des bombardements russes font au moins 14 morts à Kiev et dans sa région
-
Le centre de Téhéran noir de monde pour la procession funèbre de Khamenei
-
Tanzanie: la peur d'une nouvelle répression sanglante glace ceux qui voudraient manifester
-
Incendie: les évacués ont fui "un début d'apocalypse", Nuñez se rend sur place
-
La Bourse de Paris s'affiche en hausse prudente
-
Le procès en destitution de la vice-présidente Sara Duterte s'ouvre aux Philippines
-
L'affaire Jubillar: des indices aux aveux
-
Marchés en Asie: les Bourses maussades sur fond de tech nerveuse, le pétrole monte
-
Coup de théâtre, Cédric Jubillar reconnaît le meurtre de son épouse Delphine
-
Le cortège funèbre de Khamenei débute sa traversée de Téhéran
-
Des bombardements russes font au moins 10 morts dans la région de Kiev
-
Le cortège funèbre de Khamenei en marche à Téhéran, une marée humaine attendue
-
Mondial-2026: l'héroïsme des Anglais, l'impuissance du Brésil, l'intervention de Trump
-
Huit morts dans la région de Kiev, visée par des frappes russes
-
Le super-typhon Bavi provoque des "dégâts majeurs" sur l'île américaine de Rota
-
Scandale au Mondial-2026: La Fifa blanchit Balogun après un coup de fil de Trump
-
Mondial-2026: le sourire d'Haaland, les larmes de Neymar et l'appel de Trump à Infantino
-
Mondial: Haaland et la Norvège terrassent le Brésil et passent en quart
-
Wimbledon: Osaka maîtrise Sabalenka, Djokovic et Sinner en quarts sans trembler
-
Séismes au Venezuela: plus de 3000 morts, des corps non identifiés enterrés
-
Le super typhon Bavi touche terre sur l'île américaine de Rota, dans le Pacifique
-
Mondial: Trump remercie la Fifa d'avoir suspendu le carton rouge à Balogun, la Belgique stupéfaite
-
L'incendie dans le Gard fixé, l'A9 réouverte dans la soirée
-
Le super typhon Bavi fonce sur l'île américaine de Rota, dans le Pacifique
-
Mondial-2026: les joueurs du Cap-Vert célébrés à leur retour au pays après un parcours héroïque
-
Wimbledon: Osaka terrasse Sabalenka, un Djokovic record en quarts
-
Mondial-2026: les cadres de la Belgique aux ordres de Garcia
-
Evacuations importantes face à l'incendie dans les Pyrénées-Orientales, qui bouscule le Tour de France
-
Un incendie parcourt 540 hectares dans le Gard, l'A9 partiellement fermée
-
Pyrénées-Orientales: sécheresse de l'air, chaleur et vent, "comme du carburant" pour l'incendie
-
F1: à Silverstone, avantage Ferrari sur Mercedes grâce à la victoire de Leclerc
-
La troisième étape du Tour: un retour en France sans public à cause des feux
-
Incendie dans les Pyrénées-Orientales: 5.000 évacuations, Tour de France "sans public"
En Egypte, la guerre au Moyen-Orient pousse les agriculteurs à voir plus petit
Dans son champ de maïs et de sésame, Achraf Abou Ragab fait les comptes avec amertume. Cet agriculteur égyptien a dû réduire de moitié la superficie qu'il cultive, victime comme d'autres petits exploitants de la flambée des prix des engrais provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
"Tout est devenu plus cher", assure l'homme de 45 ans à l'AFP, dans son village de Nazlet al-Shobak, à environ 50 kilomètres au sud du Caire. "Engrais, semences, produits chimiques. Les récoltes ne couvrent plus leurs coûts."
Depuis le début de la guerre déclenchée fin février par une offensive israélo-américaine contre l'Iran, la plupart de ses dépenses ont presque doublé. Dans ces conditions, assure M. Abou Ragab, l'agriculture "ne rapporte plus". Une réalité qui l'a poussé à prendre des décisions douloureuses.
Avant le conflit, il cultivait un acre entier (environ un demi-hectare) avec l'aide d'une petite équipe.
Désormais, il n'exploite plus que la moitié de cette superficie, seul, après avoir licencié ses trois ouvriers. Il a également renoncé au blé, une culture particulièrement gourmande en engrais.
Dans cette contrée agricole, les effets de la crise sont visibles partout. Les pompes d'irrigation restent à l'arrêt pendant des heures pour économiser le carburant et certaines parcelles ont été laissées en friche.
En observant le résultat de la récolte, Mohamed Ragab, un métayer de 40 ans, se montre inquiet. "Je vais à peine m'en sortir", confie-t-il.
- "Choix difficiles" -
Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, artère vitale du commerce mondial, ont restreint l'offre d'énergie et d'engrais. Environ un tiers des engrais commercialisés transitent par cette voie navigable, ainsi qu'un cinquième du gaz naturel liquéfié et du pétrole brut mondial.
Cette tension se répercute directement sur toute la chaîne agricole, de la production d'engrais à l'irrigation, en passant par le transport des récoltes.
"Les agriculteurs devront faire des choix difficiles: utiliser moins d'intrants, changer de culture ou réduire l'irrigation, autant de mesures qui font baisser les rendements", explique à l'AFP Maximo Torero, chef économiste à l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Bien que l'Egypte produise entre sept et huit millions de tonnes d'engrais azotés par an et en exporte plus de la moitié, l'accès au marché intérieur demeure inégal. Le pays reste en outre fortement dépendant des importations de carburant, ce qui l'expose particulièrement aux chocs énergétiques mondiaux.
Les prix des carburants ont bondi de près de 30% en mars et, selon Sherif El-Gebaly, président de la Chambre des industries chimiques, et le prix de l'urée granulée (un engrais azoté) a quasiment doublé.
- Bénéfices des producteurs d'engrais -
Dans une petite boutique de fertilisants et de produits chimiques, un commerçant dit tenter d'alléger la pression en achetant des produits subventionnés pour les revendre à des prix inférieurs à ceux du marché.
"J'essaie de vendre moins cher pour qu'ils (les agriculteurs, NDLR) puissent continuer", dit-il à l'AFP, en préférant rester anonyme.
La pression qui pèse sur les exploitants contraste avec la situation des producteurs d'engrais, qui profitent de la hausse des cours mondiaux et d'une forte demande à l'exportation.
"Abu Qir Fertilizers", l'un des plus grands producteurs d'azote d'Egypte, a déclaré que ses bénéfices non audités du premier trimestre avaient plus que doublé.
"La saison à venir sera très difficile (...) Si les prix restent à ce niveau, de nombreux agriculteurs ne pourront pas continuer", prévient Hussein Abou Saddam, président du Syndicat des agriculteurs.
Le blé représente environ un tiers des terres cultivées en Egypte, un enjeu crucial pour l'approvisionnement d'un pays qui importe également entre 12 et 14 millions de tonnes par an pour soutenir son système de subventionnement du pain.
Maximo Torero de la FAO avertit de son côté que même si le détroit d'Ormuz rouvrait demain, les marchés "mettraient six à huit mois à se redresser".
Si les perturbations persistent, ajoute-t-il, "nous pourrions être confrontés à une situation similaire à celle du Covid-19 d'ici la fin de l'année ou l'année prochaine".
V.Fontes--PC