-
Flavio Bolsonaro est arrivé en Floride, après avoir fui le Brésil
-
Présidentielle: Mélenchon veut remplacer le directeur de Bpifrance
-
Lancement du meeting d'hiver jeudi à Vincennes avec l'élite du trot mondial
-
Wall Street ouvre en petite hausse, attend la décision de la Fed
-
La Russie réunit des dirigeants africains pour renforcer les liens
-
Au Sri Lanka, le combat pour la terre après la guerre civile
-
Israël : Isaac Herzog, le discret président qui détient les clés du prochain gouvernement
-
Des migrants s'enracinent au Mexique après le blocage du "rêve américain" par Trump
-
Espagne : au moins 31 morts dans une collision ferroviaire
-
BFMTV ne fait "pas de politique" et souhaite "refroidir les esprits", dit Fabien Namias
-
Inde: Jio s'envole pour ses débuts en Bourse après une introduction record
-
En Grèce, un musée d'histoire contemporaine se fait toujours attendre
-
Moins de petits colis en France, des "résultats tangibles" de la lutte contre les plateformes asiatiques
-
Attal veut une économie "libérale" mais "planifiée" pour financer un "capitalisme de l'innovation"
-
Espagne : au moins 30 morts dans une collision de trains
-
Commerces vandalisés et pillés: un fonds d'urgence de 13 millions d'euros de la région et de Paris
-
Amiante : 30 ans après son interdiction, indemniser les victimes reste un défi
-
A Singapour, jogging au centre commercial pour échapper au smog
-
IA et littérature: les Français veulent de la transparence, selon un sondage
-
Le Real Madrid s'excuse auprès de la Chine pour les propos de Mbappé
-
"Pas d'air pur sous un gouvernement corrompu" : manifestations en Indonésie
-
"Un sentiment de désespoir": de jeunes Canadiens témoignent dans un procès climatique inédit
-
Un assaillant abattu par la police devant l'ambassade d'Israël à Belgrade
-
Après le froid du Brexit, le réchauffement franco-britannique dans l’aéronautique et la défense
-
Avec le retour de millions d'Afghans, rude lutte pour un emploi ou un logement
-
Pour la présidentielle, LFI mise sur les jeux vidéo
-
Eiji Aonuma insuffle "le plaisir de l'exploration" de la saga Zelda depuis 25 ans
-
Damas rouvre sa frontière avec la Jordanie après les frappes de lundi
-
Cambodge : 200 résidents d'une croisière au long cours abandonnés en escale
-
Pour le RN comme LFI, des conflits à la chaîne contre les médias
-
La Chine affirme prendre "au sérieux" les excuses de Mbappé
-
Gaz lacrymogènes : des femmes témoignent de troubles menstruels après les manifestations
-
Canicule: le champagne issu de la récolte 2026 pourra dépasser les 13 % d'alcool, selon le Journal officiel
-
Route du Rhum : une course aux sponsors plus disputée que jamais
-
Santé : le changement climatique doit être déclaré "urgence sanitaire mondiale", dit un rapport de référence
-
Bolsonaro vole vers l'Equateur depuis l'Argentine après avoir quitté le Brésil
-
Mbappé toujours critiqué sur les réseaux sociaux chinois malgré ses excuses
-
En faillite, le BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire
-
NBA : Wembanyama balaie Sacramento, les Knicks gagnent enfin
-
Les côtes du sud-est de l'Inde balayées par les vents et les pluies du cyclone Arnab
-
Réseaux sociaux et santé mentale : Snapchat face à un jury pour la première fois avec Instagram
-
Élections en Israël: pas de majorité, et maintenant?
-
Israël : Eisenkot et Netanyahu tous deux prêts à former un gouvernement, pas de majorité
-
Flavio Bolsonaro a fui le Brésil pour les États-Unis, selon des médias américains
-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
Anthony Edwards, Kawhi Leonard, Jaren Jackson Jr... Pluie de blessés en NBA
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Israël : Eisenkot prêt à former un gouvernement, les deux camps désormais donnés à égalité
-
Le projet de loi "casseurs-payeurs" adopté et élargi au Sénat, en plein coeur de la contestation
-
Elections en Israël: Eisenkot se dit prêt à former un gouvernement
BFMTV ne fait "pas de politique" et souhaite "refroidir les esprits", dit Fabien Namias
Des journalistes malmenés dans les manifestations, les chaînes info critiquées et BFMTV accusée de relayer des propos "racistes" : son directeur général Fabien Namias s'en défend vivement auprès de l'AFP et s'inquiète d'un "climat" qui n'a jamais été "aussi inflammable".
QUESTION : Que répondez-vous aux lycéens ou manifestants des 17 et 24 octobre qui ont parfois taxé BFMTV de "média raciste" ?
REPONSE : "Les accusations ne sont pas nouvelles au regard de la tradition de s'en prendre à la presse. Aujourd'hui, ce sont les chaînes d'information qui sont visées. Or la chaîne d'information la plus puissante en audience, en notoriété et de par son histoire, c'est BFMTV. Mais des accusations de racisme à l'égard d'un corps social dans son ensemble - une chaîne de télévision, ses centaines de collaborateurs, représentatifs de toute la société française -, c'est gravissime, infamant et totalement inexact.
"Rien dans ce que produit BFMTV, dans les valeurs qui sont défendues par la chaîne, par ses équipes, ne peut s'apparenter de près ou de loin à une quelconque discrimination. On nous reproche de donner la parole à tout le monde? Nous le faisons dans le cadre du champ de la démocratie. C'est ce que nous impose la loi, et c'est naturel."
Q: Jean-Luc Mélenchon s'en est pris à un journaliste de BFMTV samedi dans le défilé parisien, invitant la chaîne à se "calmer sur les remarques racistes". Quel message lui adressez-vous en retour ?
R: "C'est une très grande violence. Le reporter est là pour des questions sur le sens de la mobilisation. Balayer ces questions légitimes d'un +Allez faire du racisme à la télé+ est insultant et dangereux. Nous ne faisons pas de politique, nous ne faisons la campagne de personne. Nous ne sommes candidats à rien, si ce n'est à faire la meilleure information possible, à réunir le plus grand nombre de téléspectateurs. Samedi, 17 millions de téléspectateurs (en cumulé) ont choisi de faire confiance à BFMTV, ce n'est pas anodin."
Q: Comment couvrir cette campagne présidentielle dans ces conditions ?
R: "Il faut absolument refroidir les esprits et nous souhaitons en arriver à un apaisement du débat. On reproche suffisamment aux chaînes d'information de l'attiser. Peut-être qu'il y a des choses à améliorer, mais ça n'est pas à ceux qui nous en accusent de jeter de l'huile sur le feu en permanence, de créer des tensions, de faire huer le nom des journalistes, le nom des chaînes de télévision, de créer un climat de violence inacceptable.
"Cela fait 27 ans que je suis la politique. Je n'ai jamais vu un climat d'une nature aussi inflammable, aussi violente, aussi brutale et aussi clivée à six mois d'une élection présidentielle. Est-ce que cela veut dire qu'il faut renoncer au débat ? Il n'y aurait rien de plus triste, et même de plus antidémocratique.
"Nous souhaitons donner davantage de place à des gens qui ne sont pas directement engagés dans le combat électoral, et qui réfléchissent sur la société - sociologues, historiens, juristes - qui peuvent être davantage présents sur nos plateaux, au même titre que les responsables politiques."
Q: Des critiques sur la ligne de BFMTV sont aussi exprimées en interne, notamment par les syndicats qui reprochent un "racisme décomplexé" sur les plateaux de Sonia Mabrouk, ancienne de CNews arrivée à la rentrée sur la chaîne.
R: "Sonia Mabrouk est une excellente journaliste, je travaillais avec elle à Europe 1 au début des années 2010, donc je connais son professionnalisme. J'ai l'impression par moments que le seul tort qu'on lui prête, c'est d'avoir travaillé pour une chaîne concurrente, CNews, qu'elle a choisi de quitter. Je suis en soutien total de Sonia Mabrouk, comme l'est l'ensemble de la direction de BFMTV. Par exemple face à Eric Zemmour il y a une quinzaine de jours, elle a été pugnace et offensive."
Q: Son recrutement n'a-t-il pas nourri les accusations extérieures ?
R: "Il ne faut pas de procès a priori. Nous faisons le pari de l'intelligence collective, qui est qu'on écoute et qu'on regarde avant de juger. Je suis très frappé que la plupart de ceux qui critiquent aujourd'hui BFMTV en parlent sans savoir. Est-ce qu'on sait par exemple que nous sommes la chaîne qui sans doute de loin donne le plus de temps d'antenne aux représentants lycéens ?"
H.Portela--PC