-
TikTok, X, Kick ou Telegram: ces plateformes visées par la justice française
-
Le rappeur Doums condamné à huit mois de prison avec sursis pour violences conjugales
-
"Concentrons-nous" sur le sport, cap fixé par Coventry au CIO
-
Procès RN: l'accusation dénonce la "stratégie de délégitimation" et va requérir des peines d'inéligibilité
-
Emus aux larmes, de premiers Palestiniens de Gaza rentrent d'Egypte
-
La Russie condamnée pour "traitements inhumains" de l'opposant Alexeï Navalny par la CEDH
-
Dans les campagnes indiennes, les premières révolutions de l'IA
-
Affaire Epstein: l'UE va examiner si Peter Mandelson a enfreint ses règles
-
Ryanair condamnée en Belgique pour des pratiques commerciales "illicites"
-
L'Iran se prépare à des pourparlers avec Washington, Trump maintient la menace d'une intervention
-
Soldes d'hiver: encore un mauvais cru pour les grandes enseignes de mode
-
La justice française met la pression sur X, avec perquisition et convocation d'Elon Musk
-
Affaire Epstein: les époux Clinton acceptent leur audition au Congrès
-
"C'est trop violent": à Minneapolis, les regrets des Latinos qui ont voté Trump
-
Des victimes d'Epstein dénoncent la révélation de leurs noms sur les listes publiées
-
Le Kremlin dit que l'Inde n'a donné aucune indication sur un éventuel arrêt des achats de pétrole russe
-
Des victimes d'Esptein dénoncent la révélation de leurs noms sur les listes publiées
-
Accord commercial avec les Etats-Unis: en Inde, un vrai répit mais encore des questions
-
Des victimes d'Esptein veulent voir leurs noms retirés des listes publiées, selon le New York Times
-
Norvège: jugé pour viols, le fils de la princesse Mette-Marit plaide non coupable
-
La Bourse de Paris dans le vert, entre soulagement sur le budget et rebond des métaux précieux
-
Mistral fournit un chatbot d'IA pour les chercheurs du CNRS
-
Elevages bovins: les seuils de déclaration environnementale relevés
-
Sécurité auto: la Chine va interdire les poignées affleurantes
-
Nintendo: la Switch 2 fait s'envoler le bénéfice, pénurie de puces à l'horizon
-
Le navire de SOS Méditerranée reprend les sauvetages en mer
-
Nintendo: le bénéfice net s'envole entre avril et décembre 2025, dopé par la Switch 2
-
Leïla Chaouachi, la défense des droits des femmes en héritage
-
A Biscarrosse, une partie de la promenade s'est effondrée avec la tempête
-
Netflix va diffuser en direct le concert de retour de BTS
-
Affaire Epstein: Bill et Hillary Clinton acceptent finalement d'être auditionnés devant le Congrès
-
NBA: les Sixers battent les Clippers, Sengun porte les Rockets contre les Pacers
-
Prêt à porter enfant: Okaïdi en difficulté, demande son placement en redressement judiciaire
-
Kiev à nouveau visée par des frappes russes après quelques jours de pause
-
Clonage de voix: deux sociétés d'IA dans le viseur de huit doubleurs français
-
Japon: des chutes de neige exceptionnelles font 30 morts
-
Après les invectives, le dialogue? Trump reçoit le président colombien
-
Procès RN: l'heure des réquisitions pour Marine Le Pen, qui joue une quatrième candidature à l'Elysée
-
Norvège: le fils de la princesse Mette-Marit jugé pour viols
-
Le Congrès américain va voter pour lever la paralysie budgétaire
-
Les Etats-Unis évoquent une "transition" post-Maduro au Venezuela
-
Wall Street en territoire positif pour débuter février
-
L'affaire Epstein éclabousse Jack Lang et sa fille
-
Trump exhorte le Congrès à lever "sans délai" la paralysie budgétaire
-
Cuba: forte chute du tourisme en 2025 sur fond d'aggravation de la crise économique
-
Des Golden Globes aux Grammys, sobriété sur les tapis rouges, dans un monde sous tension
-
Costa Rica: la présidente élue compte sur Bukele pour lutter contre le narcotrafic
-
Merz insiste sur l'autonomie européenne vis-à-vis des Etats-Unis
-
Affaire Epstein : après Andrew, la chute de Peter Mandelson
-
Impôts, dépenses, déficit: qu'y a-t-il dans le budget de l'Etat pour 2026 ?
Chômage, précarité : le legs de la pandémie pour les femmes latino-américaines
Yolanda a dû fermer sa boutique de costumes traditionnels sur le lac Titicaca, tandis que Silvia a dû accepter une baisse de salaire pour retrouver du travail à Lima : au Pérou, comme ailleurs en Amérique latine, la pandémie a exacerbé les inégalités dont souffrent les femmes.
A l'arrivée de la pandémie en mars 2020, "on n'a plus eu aucune rentrée d'argent", explique Yolanda Chambi, une commerçante de 45 ans qui vendait et louait des costumes traditionnels andins dans la ville de Puno (sud), sur les rives du lac Titicaca.
Comme elle ne pouvait plus payer le loyer de sa maison-atelier, Yolanda n'a eu d'autre choix, face à la chute du tourisme, que de baisser le rideau et de déménager chez des parents à la campagne, avec ses quatre enfants.
Si des allocations chômage ont été versées dans plusieurs pays d'Amérique latine en 2020 et 2021, au Pérou la grande majorité du secteur salarié est informel (70%). Cela a réduit le nombre de bénéficiaires, d'autant que les catégories les plus pauvres ne disposent pas de comptes bancaires.
Cette année encore, le 2 février, Yolanda Chambi a vu la Fête de la Vierge, célébration catholique où elle vend ou loue de nombreux costumes, suspendue une nouvelle fois en raison de la pandémie.
"Mon activité est encore arrêté, je n'ai aucun revenu", se lamente-t-elle. Avec l'aide de ses enfants, elle vend désormais des petits déjeuners sur un carrefour, à 30 km des rives du lac Titicaca.
- Recul d'une décennie -
Après deux ans de pandémie, la situation de l'emploi des femmes en Amérique latine et dans les Caraïbes est "par rapport aux hommes proportionnellement plus défavorable qu'en 2019", a souligné l'Organisation internationale du travail (OIT) dans un rapport publié en février.
Depuis 2020, le chômage des femmes dans la région évolue toujours au-dessus de 12%, contre un taux général de 9,7%.
"L'Amérique latine avait fait des progrès (...) dans la réduction des écarts" entre hommes et femmes mais "la pandémie a ramené les indicateurs à des niveaux d'il y a 10 ans", a déclaré à l'AFP le responsable de l'OIT pour les pays andins, Italo Cardona.
Selon lui, la pandémie a touché de nombreux secteurs qui emploient traditionnellement des femmes : la prestation de services, l'hôtellerie, le tourisme et le commerce informel.
Des millions de femmes latino-américaines n'ont eu d'autre choix que de se consacrer aux "soins non rémunérés" de leur famille, notamment au Pérou, qui détient le taux de mortalité dû au Covid-19 le plus élevé au monde.
Et aujourd'hui, "leur retour sur le marché du travail est beaucoup plus lent que celui des hommes", souligne M. Cardona.
C'est le cas de Daysi Falcon, 34 ans, qui travaillait comme assistante administrative dans une usine à Lima. Après la fermeture de l'entreprise en raison de la pandémie, les membres de sa famille sont "un à un tombés malades du Covid-19".
"J'ai dû m'occuper de mars à août (2021) de chaque membre de ma famille", raconte la trentenaire, toujours au chômage.
Selon l'OIT, 24 millions de femmes ont perdu leur emploi à cause de la pandémie en Amérique latine et un peu plus de quatre millions restent sans travail. Un nombre similaire d'hommes ont perdu leur emploi dans la région, mais un demi-million seulement restent aujourd'hui au chômage.
- Résignation -
Pour Silvia Muñoz, 65 ans, la pandémie est devenus synonyme de baisse de salaire, raconte-t-elle dans sa modeste maison de Villa Maria del Triunfo, une banlieue ouvrière de Lima.
La sexagénaire qui doit soutenir son mari malade, a pu reprendre il y a peu son travail d'employée de maison quatre jours par semaine.
Mais son salaire est passé de 25 dollars à 17,5 dollars par jour, soit une baisse de 30%.
"Je dois l'accepter, car il y a peut-être quelqu'un d'autre en dessous de moi qui gagne moins", dit-elle avec résignation, se disant "impuissante".
F.Santana--PC