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Accord commercial avec les Etats-Unis: en Inde, un vrai répit mais encore des questions
Un réel soulagement, mais le champagne attendra encore un peu... Les exportateurs indiens ont salué mardi l'accord commercial conclu entre leur pays et les Etats-Unis après de longs mois de tractations difficiles, mais les analystes exhortent à la prudence avant de crier victoire.
Fidèles à ses habitudes, Donald Trump a annoncé lundi ce "deal" avec emphase et une volée de chiffres spectaculaires.
Baisse des taxes de 25 à 18% sur les produits indiens entrant aux Etats-Unis, réduction à "zéro" des droits de douane imposés par l'Inde, qui s'est engagée à acheter pour "plus de 500 milliards de dollars" de produits américains...
En outre, le locataire de la Maison Blanche a assuré que New Delhi allait "arrêter d'acheter du pétrole russe" pour se fournir "potentiellement" au Venezuela, dont Washington a pris le contrôle du commerce de brut après avoir capturé le président Nicolas Maduro.
S'il a aussitôt remercié et flatté le président américain, le Premier ministre indien Narendra Modi s'est bien gardé, lui, de confirmer les éléments chiffrés de l'accord.
Même sans ces détails, la bourse de Bombay s'est réjouie mardi en ouvrant sa séance sur un bond de près de 5% de son principal indice, tant les tensions commerciales entre les deux pays ont récemment affecté les investissements étrangers en Inde et la santé de la roupie indienne.
- "Bonne nouvelle" -
Très enthousiaste, la Fédération des organisations exportatrices indiennes (FIEO) s'est félicitée d'une "extrêmement bonne nouvelle" qui devrait déboucher sur "un bond rapide des commandes".
"Les exportateurs indiens seront sur le même pied que leurs concurrents d'Asie du Sud-Est et du Sud", a détaillé à l'AFP son directeur général, Ajay Sahai.
"Certains secteurs vont connaître un répit immédiat, notamment le textile et les chaussures", a-t-il ajouté, "des commandes (américaines) étaient restées en suspens à cause des droits de douane, elles vont revenir en Inde".
Si la fabrication des téléphones et la pharmacie ont été épargnées par les représailles américaines, d'autres activités qui requièrent une forte main d'œuvre ont souffert, dont les fruits de mer et la joaillerie.
"Nous espérons qu'avec la conclusion de cet accord (...) les exportations de fruits de mer vont vite reprendre et revenir à leur niveau d'avant", a réagi G. Pawan Kumar, de l'Association des exportateurs indiens du secteur.
Selon ses estimations, la surtaxe américaine avait fait chuter de 15% leur volume entre avril et novembre 2025.
Echaudés par les multiples péripéties qui ont émaillé les négociations entre Washington et New Delhi, de nombreux analystes sont toutefois restés très prudents sur les annonces de Donald Trump.
- "Pas clair" -
A commencer par celle qui affirme que New Delhi a accepté la suppression de toutes ses barrières douanières, y compris sur le secteur stratégique de l'agriculture.
"L'accord de tous les accords" conclu la semaine dernière entre l'Inde et l'Union européenne (UE) a ainsi exclu de son champ de nombreux secteurs agricoles.
"Je crains qu'il n'y ait autre chose (derrière l'accord avec les Etats-Unis, NDLR), et cette autre chose n'est pas très claire", a relevé pour l'AFP l'économiste Biswajit Dhar. "Je parle là de ce que nous (l'Inde) avons offert en contrepartie..."
"Je dirais que même s'il est prévu un quota sur nos exportations de céréales, il pourrait nous coûter cher", a-t-il insisté, "et nous conduirait sur une pente dangereuse".
D'autres experts s'interrogent sur les promesses d'achats de produits américains claironnées par Donal Trump.
"Ce chiffre de 500 milliards de dollars (...) n'est pas clair", a relevé Ajay Srivastava, du centre d'analyse Global Trade Research Initiative de New Delhi, "l'Inde importe moins de 50 milliards de dollars des Etats-Unis chaque année, ce qui suggère un vœu pieu plus qu'un engagement ferme".
"Jusqu'à une déclaration conjointe en bonne et due forme (...) il faut prendre ça comme un signal politique plutôt qu'un accord", a-t-il insisté, et "rester prudent avant de célébrer".
E.Raimundo--PC