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En France, l'engouement "démesuré" pour le running dépasse les acteurs traditionnels
Pour participer au marathon de Paris qui se court dimanche dans les rues de la capitale, il fallait s'y prendre très tôt. Complet dès le mois d'octobre, la célèbre course parisienne illustre bien l'engouement "démesuré" pour le running observé en France depuis la fin de la pandémie.
Avec plus de 55.000 coureurs au départ, dont la moitié participeront dimanche à leur premier marathon, le marathon de Paris est l'un des plus prisés du monde, moins pour la performance - le parcours n'incite pas aux gros chronos - que pour l'ambiance de fête au pied des grands monuments.
Et au-delà du célèbre rendez-vous parisien, c'est tout un secteur du running qui explose en France depuis la fin de la pandémie. En 2024, la Fédération française d'athlétisme (FFA) a ainsi recensé 2,95 millions de résultats sur route, trail et cross, une hausse de 27% par rapport à 2023.
"Nous vivons un phénomène absolument démesuré d'accroissement du running en France", résumait jeudi Emmanuelle Jaeger, présidente déléguée au sein de la FFA, depuis le Parc des expositions porte de Versailles à Paris, où déambulaient des milliers de coureurs venus retirer leur dossard.
Tous les weekends, des courses affichent complets aux quatre coins du pays. Le marathon de Paris était ainsi complet dès le 7 octobre, plus de six mois avant la compétition malgré un dossard à 160 euros. Pour le semi de Paris, il fallait s'y prendre avant fin septembre pour une course début mars. Même son de cloche à Lille, Lyon ou Nantes, où les courses font le plein des mois à l'avance.
- Pandémie, JO et "PPS" -
Pour expliquer cet engouement, Adrien Tarenne, responsable du développement running à la FFA, propose plusieurs hypothèses.
"D'abord, le besoin de participer à des évènements, notamment dehors, après le Covid", explique-t-il à l'AFP. "Ensuite, l'effet Jeux olympiques. On a parlé du sport tous les jours et ça a donné envie aux gens de s'y mettre".
Enfin, M. Tarenne souligne l'effet du "Parcours Prévention Santé" (PPS), mis en place en 2024 et qui remplace le certificat médical pour s'inscrire à une course.
"Avant il fallait trouver un médecin, prendre un rendez-vous, avoir le certificat...", énumère-t-il. "Avec le PPS, on regarde des vidéos de prévention en ligne qui durent trois ou quatre minutes et on a une attestation".
Imaginé pour rendre plus accessible la course à pied tout en sensibilisant davantage aux risques liés à la pratique, "le PPS a très certainement eu un impact majeur sur l'évolution du nombre de participants", estime Adrien Tarenne. En un an, trois millions d'attestations ont été générées.
- "Convivialité" plus que performance -
Si le nombre de coureurs est en hausse, avec un public de plus en plus jeune (40% de moins de 35 ans en 2024) et féminin (35% de femmes), leurs motivations sont elles aussi en pleine transformation.
Selon une étude réalisée par la FFA, les pratiquants privilégient davantage le "dépassement de soi", la "santé" et le "partage d'une expérience", bien plus que la volonté de "battre un record".
"Run club is the new night club" ("le groupe de running est la nouvelle boîte de nuit", NDLR), titrait aussi la célèbre plateforme Strava dans son rapport d'activité pour 2024.
"Nos résultats montrent une hausse significative des sorties en groupe et la possibilité de +tisser des liens sociaux+ est une motivation majeure pour faire du sport", notait Strava, alors que des groupes de running -souvent créés sur les réseaux sociaux hors du cadre traditionnel des clubs d'athlétisme- se multiplient dans les grandes villes.
"Il y a un très fort développement de ces groupes de coureurs", reconnait Emmanuelle Jaeger. "C'est important pour nous à la FFA de comprendre les motivations de ces gens qui ne veulent pas forcément de la performance, mais qui veulent de la convivialité".
Si le nombre de résultats "running" a bondi de 27% entre 2023 et 2024, celui du nombre de licenciés FFA n'est en hausse que de 8% avec quelque 330.000 adhérents.
"On réfléchit à des formes de licences différentes pour intégrer ces coureurs dans une pratique fédérée, porteuse de valeurs et de fiabilité", affirme Mme Jaeger. "A nous de former nos clubs pour accueillir ce public".
V.Dantas--PC