-
Les librairies indépendantes de grande couronne à la peine face à Amazon et Paris
-
Canicules, orages, incendies : l'été bousculé des festivals de musique, qui redoutent la suite
-
Les vautours, nouvelle crainte des éleveurs basques et béarnais
-
Comment la fumée des incendies en Indonésie étouffe l'Asie du Sud-Est
-
Bolivie: deux morts et 81 blessés dans des explosions dans une installation militaire
-
Guerre en Ukraine: Trump envoie ses émissaires à Moscou et à Kiev
-
L1: en quête d'un premier succès mais trop friable, le PSG chute contre Monaco, seul leader
-
Espagne: le Real Madrid douché par le Betis Séville, Mbappé rate un pénalty
-
US Open: Alcaraz et Pegula gagnent sans convaincre, Sabalenka et Medvedev filent en huitièmes
-
Angleterre: première victoire pour Liverpool, Barcola fait ses débuts
-
Ligue 1: en quête d'un premier succès, le PSG chute déjà contre Monaco, seul leader
-
Mondial féminin de basket: les Bleues débutent en fanfare
-
Wall Street recule, refroidie par les robustes chiffres de l'emploi américain
-
Athlétisme: en l'absence de Duplantis, Karalis s'impose à 6,12 m à la perche à Bruxelles
-
Le CICR transfère au Liban quatre civils libérés par Israël
-
Le PNF fait saisir 65 M EUR dans l'enquête pour fraude fiscale contre McKinsey
-
Ligue de diamant: Wanyonyi remporte le 800 m à Bruxelles, Meziane 3e
-
US Open: Medvedev sort Rinderknech et va en huitième
-
Ligue 1: vainqueur d'Auxerre, Lyon déjà aux avant-postes
-
Lecornu inaugure l'usine de fusées réutilisables de MaiaSpace où l'Etat "joue gros"
-
Yémen: plus de 120 morts dans l'offensive des rebelles houthis vers un détroit clé en mer Rouge
-
Sous la pression des élus, le gouvernement renonce à imposer la consigne des bouteilles plastiques
-
La justice place en détention l'un des pirates présumés du fisc
-
La Bourse de Paris termine en légère baisse après les chiffres de l'emploi américain
-
Après un été brûlant, von der Leyen veut reparler du climat
-
Ukraine: un drone russe frappe les services de sécurité, son chef visé selon Kiev
-
Malaisie: état d'urgence dans un Etat de Bornéo face aux fumées venant d'Indonésie
-
Le parti Reform UK secoué par une nouvelle affaire de dons, Bardella apporte son soutien
-
Dès son démarrage commercial, le Cybercab de Tesla sous la loupe du régulateur américain
-
Agriculture: un plan d'aide "pas à la hauteur", selon les syndicats
-
Le diesel atteint de nouveaux records aux Etats-Unis, renforçant l'inquiétude sur le coût de la vie
-
George Lucas dévoile une galaxie d'oeuvres d'art dans son nouveau musée de Los Angeles
-
Après l'accord chez Volkswagen, les salariés dans le flou sur l'avenir des usines allemandes
-
Macron trace une feuille de route pour le handicap, les associations déçues
-
Wall Street en baisse, s'inquiète d'un rapport sur l'emploi jugé trop bon
-
US Open: Arthur Gea, un "lucky loser" qui n'en finit plus de gagner
-
Carburant: l'essence SP95-E10 à un record depuis le début du conflit au Moyen-Orient
-
Assurance, aides directes, cotisations: que contient le plan d'urgence pour l'agriculture
-
La réalisatrice Maggie Gyllenhaal dit avoir renoncé à utiliser l'IA pour son film sur Marilyn Monroe
-
Tony Gatlif, le chantre de la culture tzigane, s'est éteint
-
La sécheresse et les guerres font bondir les prix alimentaires en août, selon la FAO
-
Londres réaffirme que les Malouines sont britanniques après la nouvelle offensive de Milei
-
Eté européen : plus de 500.000 hectares brûlés par des feux hors normes
-
Tennis: Alcaraz veut faire des pauses à l'avenir pour éviter les blessures, juge le calendrier "impossible"
-
Charles Leclerc, le prince monégasque de la F1 rêve d'être couronné en 2027
-
Trump dit vouloir que les Européens remboursent les aides américaines à l'Ukraine
-
Italie: Naples espère le réveil du volcan Kevin De Bruyne
-
Allemagne: le difficile sevrage du pétrole russe de la raffinerie de Schwedt
-
Royaume-Uni: le parti Reform UK dans la tourmente après une nouvelle affaire de dons
-
Périscolaire : la Ville de Paris, Grégoire et Hidalgo visés par une plainte de familles
Foot: Bordeaux, une chute inéluctable
Plus dure sera la chute: après la relégation sportive, la rétrogradation administrative pour Bordeaux, sanctionné mardi par la DNCG. L'avenir des Girondins, club-phare du foot français destabilisé par des changements incessants de propriétaires aux ambitions et finances souvent indéchiffrables, est incertain.
Le président du club Gerard Lopez a aussitôt fait appel de "cette décision brutale" prise par le gendarme financier du football français, pas du tout convaincu par les finances et les montages envisagés avec ses créanciers King Street et Fortress.
Lopez, dirigeant à l'image brouillée dans le sport (après ses expériences chez Lotus en Formule 1 et à Lille), arrivé l'été dernier au Haillan, s'est ainsi offert un sursis de deux semaines.
Mais pour quoi faire, tant la cause du patient bordelais, relégué administrativement en National (3e div.), semble entendue depuis bientôt quatre ans ? A l'époque, M6, propriétaire depuis 1999, qui a dû se contenter d'un titre de champion de France (2009), d'une Coupe de France (2013) et de trois éditions de la défunte Coupe de la Ligue, ne souhaite plus remettre au pot tous les ans pour combler le déficit structurel, qui explose après la dernière campagne de Ligue des champions (quart de finaliste en 2010).
A vendre, Bordeaux, adossé à l'image de son vin mondialement connu, attire quelques convoitises plus ou moins sérieuses, jusqu'à celle émise par un fonds d'investissement, GACP, qui rafle la mise pour 100 millions d'euros.
- Le choix raté de M6 -
"Ils sont motivés, nous ont présenté un business plan qui nous a paru sérieux", explique alors Nicolas de Tavernost, dirigeant de M6.
Le début des problèmes selon Alain Anziani, président de Bordeaux-Métropole, propriétaire du stade Matmut Atlantique : la décision de la DNCG "résulte d'un péché originel lors de la vente du club par M6 et surtout de l'absence de gestion sérieuse par les fonds d'investissement anglo-saxons, sans expérience dans le football professionnel européen, qui ont creusé sans compter le déficit du club".
Durant l'année où GACP a eu les pleins pouvoirs (2018-2019), on a embauché à des salaires mirobolants, la masse salariale a explosé avec des notes de frais extravagantes qui ont alerté les fonds prêteurs, King Street notamment, qui met fin à cette gabegie en prenant à son tour les rênes.
Trop tard cependant pour inverser la spirale, notamment sportive. Les entraîneurs (Eric Bedouet, Ricardo, Paulo Sousa) ont beau se succéder, les résultats ne suivent pas. Si la pandémie de Covid-19 a gelé les classements au printemps 2020 (Bordeaux 12e), elle a aussi privé les clubs d'entrées d'argent que la crise des droits TV avec Mediapro a accentué.
Financièrement, Bordeaux est alors au bord du gouffre et sur le terrain le maintien des hommes de Jean-Louis Gasset n'est assuré qu'à une journée de la fin.
C'en est trop pour King Street et Fortress qui souhaitent arrêter les frais mais se laissent convaincre par Gerard Lopez.
- Les créanciers ont beaucoup à perdre -
Les supporteurs, d'abord, voient en lui un sauveur.
Le projet Lopez démarre par un pied de nez au foot français avec l'embauche du sélectionneur suisse Vladimir Petkovic, tombeur des Bleus à l'Euro.
En revanche, l'assemblage de l'équipe confiée au Portugais Admar Lopes s'avère complexe, avec très peu de moyens à disposition. Du coup, on pioche au Boavista, club détenu par Lopez, on se fait prêter des joueurs de droite et de gauche et la mayonnaise ne prend pas.
Toujours scotché en bas de tableau cet hiver, Petkovic, congédié en février, est remplacé par David Guion qui ne parviendra pas à redonner vie à une équipe risée de l'Europe au niveau défensif (91 buts encaissés) qui finira dernière.
Désormais, l'avenir à court terme des Girondins (65 millions d'euros de dette, 40 M EUR de déficit hors transfert, 41 M EUR pour repartir en L2) passe par un nouvel accord à trouver entre Lopez et ses créanciers pour éviter le dépôt de bilan devant le tribunal de commerce et une procédure de redressement judiciaire, pouvant aller jusqu'à la liquidation.
Pour le maire EELV de Bordeaux Pierre Hurmic qui a, en marge d'un déplacement mercredi, "déploré la sévérité de la sanction", un plan de financement accepté par la DNCG "est un scénario qui me parait tout à fait possible". "Je ne crois pas qu’il y aura de liquidation, j’ai les oreilles qui traînent un peu, je sais que certains sont intéressés par la reprise du club", a-t-il ajouté sans plus de détails.
rap/ff/bde
E.Borba--PC