-
Le pape appelle à "résoudre les conflits en tant qu’êtres humains et non comme des bêtes"
-
La Nouvelle-Zélande prédit une présence militaire chinoise "persistante" dans le Pacifique
-
Corée du Sud: l'ex-Première dame Kim Keon Hee condamnée à 7 ans de prison pour corruption
-
La Bourse de Paris prudente face à la défiance sur la tech
-
Privées d'alpages français à cause de la dermatose, les vaches suisses étouffent en plaine
-
L'UE veut renouveler le statut des réfugiés ukrainiens, mais le refusera aux hommes en âge de combattre
-
Les Bourses mondiales reculent face au regain de doutes sur la tech
-
"Le feu ne s'est jamais éteint pour nous": la douleur des victimes d'incendies en Grèce
-
Athlétisme: "profiter" et "aller le plus vite possible", l'été sans pression de Noah Lyles
-
Dans les zoos, les animaux "équipés" pour supporter la canicule
-
Dans les serres de tomates, ouvriers et bourdons à l'épreuve de la canicule
-
Canicules extrêmes, sécheresses intenses: une pépinière expérimentale prépare la forêt de demain
-
努莎·奧貝爾與迪特馬爾·沃伊德克:波茨坦如何辜負一名重度殘障幼兒
-
Contre la Russie et pour leur droits, le double front des soldats LGBT+ ukrainiens
-
Нуша Аубель и Дитмар Войдке: как Потсдам бросает на произвол судьбы малыша с тяжелой формой инвалидности
-
Noosha Aubel et Dietmar Woidke : comment Potsdam laisse tomber un enfant en bas âge gravement handicapé
-
Plus de 850.000 collégiens passent le brevet en pleine canicule
-
F1: en Autriche, Hamilton veut rattraper Antonelli
-
Charles III révèle avoir payé plus de 30 millions de livres d'impôts depuis 2022, une première
-
Mondial-2026: les Bleus en mission face à la Norvège
-
Mondial-2026: Maroc-Pays-Bas et Brésil-Japon, des affiches dès les 16es
-
Le changement climatique, coupable "sans équivoque" de l'intense canicule en Europe
-
Venezuela: le monde offre son aide face au plus fort séisme en plus d'un siècle
-
Deux tiers de la France en alerte canicule maximale, décrue des températures à l'horizon
-
L'insupportable canicule de New Delhi, surtout à l'intérieur des maisons
-
Sony arrête la vente de son chien robot "aibo" au Japon
-
Kim Jong Un supervise de nouveaux essais militaires
-
La présidente du Mexique et le roi d'Espagne scellent la réconciliation
-
Deux tiers de la France encore en alerte canicule maximale, décrue des températures à l'horizon
-
Séisme au Venezuela: au moins 235 morts, recherche effrénée des disparus
-
La Nouvelle-Zélande met en garde contre des incursions militaires chinoises "persistantes" dans le Pacifique
-
Le plan d'évacuation du détroit d'Ormuz suspendu après l'attaque d'un navire
-
Affaire "Escobar du Sahara": deux personnalités marocaines condamnées à 10 et 12 ans de prison
-
Mondial-2026: l'Equateur surprend l'Allemagne pour accéder aux 16es de finale
-
Mondial: la Côte d'Ivoire se défait de Curaçao et file enfin en 16es
-
Wall Street termine sans direction claire, la tech toujours à la peine
-
Canicule: 11 départements quittent la vigilance rouge, des hôpitaux "saturés"
-
Glyphosate: la Cour suprême américaine déleste potentiellement Bayer de milliers de plaintes
-
Le centre de rétention "Alcatraz des alligators" de Trump a fermé
-
Mise en demeure de CNews: l'Arcom "joue son rôle", "à l'écart de toute considération politique"
-
Canicule: la SNCF pourrait supprimer d'autres trains malgré les grands départs en vacances
-
L'hypothèse d'un mariage de Taylor Swift à New York se précise
-
Métro Grand Paris Express: la ligne 18 sur les rails début décembre, report de six mois pour la 15-Sud
-
Marylise Léon, le réformisme radical conforté à la tête de la CFDT
-
Chantre du made in France, Le Slip français prépare son entrée en Bourse
-
Marylise Léon reconduite à la tête de la CFDT pour un mandat de quatre ans
-
Moissons nocturnes, risque de feu: coup de chaud dans les champs
-
La France a-t-elle tiré toutes les leçons de la canicule historique de 2003?
-
Mondial-2026: la Norvège d'Haaland, un gros test pour la défense des Bleus
-
La vigilance rouge canicule à son pic jeudi, l'impact sanitaire redouté
Dans l'intestin, des cellules jouent un rôle durable contre les infections
Tapissant les parois de l'intestin, des cellules aident l'organisme à lutter contre certaines infections. On le savait déjà, mais certaines s'avèrent encore plus efficaces qu'imaginé: elles sont capables de reconnaître des bactéries déjà rencontrées et de mieux les affronter.
Les "cellules lymphoïdes innées 3" (ILC3), largement présentes dans l'intestin, gardent une forme de mémoire des infections passées, ce qui les rend plus efficaces en cas de réinfection, selon une étude menée sur des souris et qui doit être publiée vendredi dans la revue Science.
"Des ILC3 +entraînées+ émergent et restent présentes après une première rencontre avec un pathogène", résument les auteurs de ce travail, rattachés à l'Institut Pasteur et à l'Inserm.
Cette découverte permet de mieux comprendre le fonctionnement du système immunitaire, même s'il faut garder à l'esprit qu'elle a été réalisée sur des animaux et ne peut donc être mécaniquement appliquée à l'Homme.
Elle s'inscrit dans une série de travaux récents qui ont précisé la manière dont s'articulent les deux grandes formes d'immunité: l'innée et l'adaptative.
La seconde est la plus connue. C'est par celle-ci, notamment via la création d'anticorps, que l'organisme "apprend" à reconnaître les bactéries et virus qui l'infectent au fil du temps, afin de les cibler spécifiquement. Elle sert notamment de base au fonctionnement des vaccins.
L'immunité "innée", elle, agit de manière moins ciblée. Elle permet à l'organisme de repérer sans discrimination des agents infectieux et de former immédiatement une première barrière, le temps que la réponse adaptative s'organise.
Mais, depuis plusieurs années, une série de recherches remet en partie en cause cette idée d'une réponse en bloc et indiscriminée. Elles montrent que certains acteurs de la réponse innée, comme les "cellules tueuses naturelles", sont aussi susceptibles de reconnaître un microbe déjà rencontré.
- Une immunité vite réactivée -
C'est aussi le cas des cellules "ILC3", selon l'étude publiée vendredi. Leur rôle dans la défense innée était connu depuis plus de dix ans, mais pas leur don de "mémoire".
Pour mettre celui-ci en évidence, les chercheurs ont infecté des souris avec une bactérie qui agit chez ces animaux d'une manière semblable à Escherichia Coli, l'une des principales causes d'infection chez l'Homme.
Chez les animaux infectés, les cellules ILC3 se sont, pour certaines, transformées en versions "entraînées". Réinfectées quatre mois plus tard avec la même bactérie ou avec des cousines au fonctionnement proche, ces souris ont bénéficié d'une meilleure réponse immunitaire.
Cette mémoire des cellules ILC3 permet "de les rendre efficaces très rapidement pour tout de suite renforcer la barrière lors d'une seconde infection", a résumé à l'AFP Nicolas Serafini, principal auteur de l'étude.
A supposer que ces résultats puissent être confirmés chez l'Homme, ils contribuent à nuancer une vision simpliste de l'immunité innée et adaptative, dans laquelle la première ne ferait que préparer le terrain à la seconde.
"On a l'impression (fausse) que la réponse innée, c'est quelque chose de très simple comme des soldats, et qu'on va avoir le +cerveau+ de la réponse adaptative qui va être vraiment important pour guérir l'infection", a expliqué à l'AFP James Di Santo, qui a supervisé cette étude.
"Ce qu'on montre, nous, c'est que ces cellules +simples+ ne sont pas si simples que ça: elles ont cette capacité, comme le système adaptatif, de changer leur comportement", poursuit-il.
Ce travail a comme intérêt principal d'aider à mieux décrire le fonctionnement complexe du système immunitaire. Il est en revanche bien trop tôt pour dire à quel point, avec d'autres études allant dans le même sens, il annonce des avancées thérapeutiques concrètes.
Mais cela n'interdit pas d'y réfléchir théoriquement et les chercheurs envisagent que l'on puisse un jour employer ces cellules immunitaires "entraînées" comme traitement contre certaines maladies, comme des cancers du côlon.
"Un futur assez lointain, ce serait d'utiliser ces cellules en thérapie cellulaire, si on est capable de les garder très longtemps en vie et de les réinjecter", avance ainsi M. Serafini.
A.Aguiar--PC