-
Euro d'athlétisme: la Française Alice Finot médaillée d'argent du 3.000 m steeple
-
Wall Street termine en hausse, à nouveau portée par l'inflation américaine
-
Florent Manaudou, légende de la natation française, met fin à sa carrière
-
Pas-de-Calais: les incendies toujours pas fixés, trois pompiers légèrement blessés
-
Colombie : trois jours après le séisme, le sentiment d'"impuissance" grandit
-
Grèce: incendie près de Thessalonique, des centaines de touristes évacués
-
Présidentielle en Zambie: le sortant "HH" attend le verdict des urnes sur son bilan économique
-
Cuba: Raul Castro réapparaît en public lors d'un hommage à son frère Fidel
-
Euro de natation: la Française Moluh en argent sur 50 m dos, record du monde pour l'Italienne Curtis
-
La Bourse de Paris sur la voie du repli après les records
-
Euro de natation: Maxime Grousset médaillé d'argent sur 100 m papillon
-
Face à l'assèchement de ses cours d'eau, l'Allemagne divisée entre ingénierie et respect de la nature
-
L'ex-Premier ministre Deuba, soupçonné de corruption, de retour au Népal
-
Grèce: nouvel incendie près de Thessalonique, des touristes évacués
-
Canicule : 80 départements en vigilance orange, les pompiers déçus par Beauvau
-
À Lyon, la vieillesse à l'épreuve des canicules
-
Rémunération de la presse française: Meta conteste une décision, appel le 17 septembre
-
Porsche prévoit d'arrêter d'ici 2030 la production du Taycan, son seul modèle 100% électrique
-
L'est du Japon sous des pluies torrentielles "sans précédent"
-
Berlin dénonce la nostalgie de la RDA à l'approche d'élections à l'est
-
Porsche prévoit d'arrêter d'ici 2030 la production du Taycan, son seul modèle 100% électrique (média)
-
Wall Street en hausse après la publication de chiffres d'inflation encourageants
-
En Corée du Sud, des voyants aveugles mais pas à leur propre chute
-
"Déçus" et "à bout", les pompiers appellent à la mobilisation pour obtenir des moyens
-
Twitch va utiliser le contenu diffusé par les streameurs pour entrainer l'IA générative d'Amazon
-
Taïwan ralentit l'internet mobile lors d'une simulation d'attaque de l'île
-
Royaume-Uni: loin de la remise à outils, des abris de jardin convertis en "petits paradis"
-
Air India impose un dépistage antidrogue à tous ses pilotes après un grave incident de vol
-
Guillaume Pley, figure du média Legend, dans la tourmente
-
Fifa: le sort d'Infantino doit être scellé par les urnes, insiste le patron de la CAF
-
Les étudiants afghans divisés sur l'interdiction des smartphones à l'université
-
Euro d'athlétisme: Thibaut et Mathieu Collet, frères d'armes
-
Canicule : 80 départements en vigilance orange, les pompiers reçus à Beauvau
-
En optant pour Bourgas, l'Eurovision penche côté plage en Bulgarie
-
Royaume-Uni: Nigel Farage affronte Tête-de-Poubelle lors d'une législative atypique
-
En Roumanie, la sécheresse met l'unique centrale nucléaire à l'arrêt
-
Maisons palestiniennes assiégées par des colons en Cisjordanie: un "acte de terreur" pour l'ambassadeur américain en Israël
-
Maladie, poison? Dans le sud du Kenya, un mal mystérieux continue de tuer des éléphants
-
Euro d'athlétisme: à Birmingham, une fête du sport olympique qui sonne creux
-
Présidentielle en Zambie: les électeurs tranchent sur le bilan économique du sortant "HH"
-
La Bundesbank lance la recherche d'un nouveau siège "clé en main" à Francfort
-
Roumanie : arrêt complet de l'unique centrale nucléaire du pays à cause du faible débit du Danube
-
Masters 1000 de Montréal: le tenant du titre Shelton retrouvera Nakashima en finale
-
WTA 1000 de Toronto: Swiatek affrontera Rybakina pour un premier titre en 2026
-
Présidentielle en Zambie: le bilan économique du sortant "HH" à l'épreuve des urnes
-
Poutine en visite pour la première fois aux îles Kouriles, disputées avec le Japon
-
Royaume-Uni: Nigel Farage face à Tête-de-poubelle dans une législative hors du commun
-
Dans les rivières à sec du Finistère, la bataille pour sauver les poissons
-
Nouvelle journée de canicule en France, 80 départements en vigilance orange
-
En annulant un rapport sur l'Arctique, l'administration Trump s'attaque encore à la science du climat
Dans l'Atlantique, des scientifiques au chevet des baleines noires
Après des heures en mer et quelques faux espoirs, les voici: trois baleines noires de l'Atlantique nord, en danger critique d'extinction, apparaissent devant le navire scientifique dans une baie près de Boston, dans le nord-est des Etats-Unis.
Le capitaine du Shearwater coupe le moteur et trois biologistes marins s'activent pour prendre notes et photos afin d'identifier et suivre les baleines et leurs blessures. Un travail essentiel à la protection de cette espèce dont il ne reste que 336 individus d'après les experts.
Décimée par les baleiniers désormais interdits, la baleine noire, ou baleine franche, de l'Atlantique nord reste aujourd'hui sous la menace des collisions avec des bateaux et des filets de pêcheurs.
Cette espèce de grands mammifères marins -- d'une vingtaine de mètres de long pour 70 tonnes -- est encore plus en danger d'extinction que les tigres ou les rhinocéros noirs.
"Malheureusement, leur population est en baisse depuis 2010", explique Christy Hudak, à la tête du centre de recherche sur le littoral installé à Provincetown, un port de pêcheurs du Massachusetts, d'où est parti le bateau des chercheurs.
A l'aide d'un petit avion et de drones équipés de caméras lancés depuis un second bateau, ces scientifiques tentent de suivre la reproduction des Eubalaena glacialis, leur nom latin. Car les nouvelles règles sur la vitesse des navires dans les zones protégées ou encore sur les filets de pêche ne les ont pas rassurés.
Le changement climatique, en réchauffant les eaux de l'Atlantique nord, raréfie les stocks d'un petit crustacé, le Calanus finmarchicus, l'un des éléments constituant le plancton et essentiel à l'alimentation des baleines noires.
C'est autour de Cape Cod, la péninsule à la pointe de laquelle se trouve la très touristique Provincetown, que l'espèce est souvent observée, les eaux se réchauffant moins vite qu'ailleurs.
Ici, les biologistes étudient notamment le plancton en prélevant de l'eau à différentes profondeurs, ce qui leur permet d'estimer les dates d'arrivée et de départ des baleines.
- Décimées -
Elles étaient pendant des centaines d'années la proie favorite des pêcheurs -- vikings, basques, anglais, néerlandais puis américains -- pour leur graisse, utilisée dans les lampes, et leur fanons, bien pratiques avant l'arrivée du plastique.
L'espèce a compté jusqu'à 20.000 individus, avant l'arrivée de la pêche à grande échelle, selon David Laist, auteur d'un livre sur le sujet. Elle a ensuite été décimée au début du 20e siècle.
Une hausse des naissances au début des années 2000 a permis d'atteindre un pic de 483 animaux en 2010, mais le chiffre, en baisse depuis, a plongé en 2017, la faute à une accumulation de décès.
"Quatorze baleines noires sont mortes en très peu de temps, car elles se sont déplacées vers le golfe du Saint-Laurent", où elles vont rarement et où la pêche au crabe les a durement touchées, explique Charles Mayo, fondateur du centre de recherche sur le littoral.
Le changement climatique semble être à l'origine de ce déplacement de leur zone d'alimentation, faute de proies suffisantes.
Et les baleines noires étant déjà si rares, même une poignée de décès pourraient suffire à enclencher un déclin dangereux pour l'espèce.
"C'est très inquiétant, car leur taux de reproduction est très faible, tandis que le taux de mortalité est très élevé", s'émeut Charles Mayo, qui a fait partie de la première équipe à avoir libéré une baleine d'un filet dans lequel elle s'était emmêlée.
Ces géants marins se reproduisent au printemps et à l'été, avant de voyager jusqu'à 1.600 kilomètres vers le sud pour donner naissance. Ce cycle, dont la durée normale est de trois ans, s'étend actuellement sur trois à six ans en moyenne, selon l'Agence nationale océanique et atmosphérique américaine.
Les spécialistes pensent que derrière ce taux de natalité en baisse se cache le stress subi par les femelles, notamment à cause des enchevêtrements dans des cordages ou encore du bruit océanique causé par les activités humaines.
- Baleineau joueur -
Ces baleines, les troisièmes plus grandes du règne marin, vivent aussi longtemps que les humains, parfois jusqu'à un siècle.
Trapues -- et noires, donc --, elles présentent la particularité de ne pas avoir de nageoire dorsale et d'être ornées, sur la tête, de callosités recouvertes de minuscules crustacés surnommés "poux des baleines", vivant en apparente symbiose avec leurs hôtes.
Prévenus par leurs collègues survolant la zone, les chercheurs trouvent de nouvelles baleines, dont un baleineau qui joue à imiter sa mère, puis un groupe de cétacés rapprochés les uns des autres à la surface pour socialiser.
Au cours de ce type de rassemblement, explique Christy Hudak, les baleines "roulent sur elles-mêmes en touchant les autres. Le principal objectif est de se reproduire mais il s'agit aussi d'interagir avec d'autres baleines noires. Ce n'est pas que pour le sexe."
La sortie en mer aura permis d'observer dix baleines, dont deux mères avec leur baleineau, et un groupe de socialisation. La survie de l'espèce est loin d'être assurée mais les chercheurs se laissent aller à espérer.
De nouvelles technologies visent à réduire l'enchevêtrement dans les filets de pêche, que ce soit en rendant les cordages plus fragiles ou en concevant des pièges pouvant, sans filin, remonter à la surface de façon télécommandée.
Une meilleure détection accoustique des baleines pourrait aussi permettre de vite réagir à leur présence en instaurant des zones de vitesse limitée pour les bateaux.
Mais il est vital, souligne Christy Hudak, de mieux sensibiliser le public et d'obtenir son adhésion à la protection de "ces incroyables créatures".
P.L.Madureira--PC