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L'Espagne veut lutter contre les contenus illégaux sur les réseaux sociaux
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a annoncé mardi, lors d'un déplacement à Dubaï, une série de mesures visant à lutter contre "la manipulation et l'amplification des contenus illégaux" sur les réseaux sociaux, provoquant la réaction outrée du milliardaire Elon Musk.
Lors d'un discours à Dubaï, le responsable socialiste a annoncé une série de mesures, telles que l'interdiction de l'accès aux plateformes pour les moins de 16 ans, afin de les préserver d'un monde de "pornographie" et de "violence".
"Les plateformes devront mettre en place des systèmes efficaces de vérification de l'âge, pas seulement des cases à cocher, mais de véritables barrières qui fonctionnent", a ajouté le dirigeant espagnol lors d'un discours prononcé au Sommet mondial des gouvernements qui se tient aux Émirats arabes unis.
"Aujourd'hui, nos enfants sont exposés à un espace dans lequel ils n'ont jamais été censés naviguer seuls", un espace d'"addiction, d'abus, de pornographie, de manipulation, de violence", a-t-il énuméré.
Le dirigeant de gauche a en outre annoncé que les lois seront modifiées afin que "les dirigeants des plateformes soient légalement responsables de nombreuses infractions commises sur leurs sites web".
"Cela signifie que les PDG de ces plateformes technologiques s'exposeront à des responsabilités pénales pour ne pas avoir supprimé des contenus illégaux ou incitant à la haine", a-t-il affirmé.
Autre mesure envisagée par le Premier ministre espagnol, faire en sorte que "la manipulation et l'amplification algorithmique de contenus illégaux" deviennent une "infraction pénale".
Des propositions qui ont provoqué la fureur d'Elon Musk, qui a taxé "Sanchez le malhonnête" de "tyran et traître au peuple d'Espagne" dans un message posté sur son réseau social X.
M. Sánchez avait déjà indiqué en novembre qu'il envisageait "de porter à 16 ans l'âge minimum pour accéder aux réseaux sociaux".
Le président du gouvernement espagnol ne dispose pas de majorité parlementaire et rencontre, ces derniers temps, des difficultés à rassembler les soutiens nécessaires pour faire adopter des lois.
L'Australie a ouvert la voie à l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans en décembre, et d'autres pays ont depuis tenté de l'imiter, comme la France ou encore le Portugal mais la mise en oeuvre d'une telle mesure est compliquée.
G.Machado--PC