-
Économies, neutralité, retour du politique : ce que propose Charles Alloncle dans son rapport
-
Ukraine: nouvelles frappes russes meurtrières, Zelensky dénonce "le cynisme" de Moscou
-
Alloncle pointe un audiovisuel public en "crise", les critiques pleuvent sur son rapport
-
Voiture-bélier en Allemagne: la presse évoque le passé psychiatrique du suspect
-
Au Canada, le camp séparatiste en Alberta se rapproche d'un référendum
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris repasse la barre des 8.000 points
-
Alloncle pointe un audiovisuel public en "crise", son rapport sous le feu des critiques
-
L'UE en sommet avec l'Arménie, pour l'éloigner de la Russie
-
De retour d'Eswatini, le président taïwanais défend son "droit d'établir des liens avec le monde"
-
Des lycéens préparent un bac option drones, une première qui intéresse l'armée
-
Décès de Doris Fisher, fondatrice de la marque Gap
-
MMA: "Ce n'est pas mon âge qui combat", assure Ngannou, 39 ans (à l'AFP)
-
En Centrafrique, le défi de la réintégration des enfants soldats
-
Autriche: plainte contre LinkedIn pour la vente de données d'utilisateurs
-
Les hôtels à l'offensive pour être référencés par l'IA
-
La République dominicaine suspend un projet minier canadien
-
Play-offs NBA: LeBron James au défi du Thunder
-
Suisse: Sherlock Holmes retrouve les chutes du Reichenbach, 135 ans après
-
Virginie Grimaldi, numéro un avec des romans "au plus près de la vie"
-
Colombie: la terreur des populations locales dans l'arrière-cour d'un joyau touristique
-
Aux Fidji, une épidémie de VIH qui se propage "comme une traînée de poudre"
-
Le phénomène "Super El Niño" ravive les craintes pour une Asie déjà éprouvée par la guerre en Iran
-
Zack Polanski, l'"éco-populiste" qui galvanise les Verts britanniques
-
Le suspect d'un des incendies de Los Angeles en voulait aux riches, selon l'accusation
-
NBA: les Spurs surpris par les Wolves, malgré le record de contres de Wembanyama
-
Nuit des Molières: le combat de Gisèle Halimi et Muriel Robin à l'honneur
-
Ligue des champions: Luis Enrique et Vincent Kompany, au sommet de leur art
-
Tennis: à Rome, Sinner sur la voie impériale
-
Ligue des champions: Arsenal-Atlético Madrid, l'art de défendre
-
L'Ukraine décrète une trêve dès mercredi, avant celle voulue par Moscou
-
Un gouverneur républicain en Californie ? Le scénario fou né des divisions démocrates
-
Le Premier ministre roumain confronté à une motion de censure
-
La Russie décrète une trêve les 8-9 mai, l'Ukraine annonce sa propre trêve dès mercredi
-
Au Met Gala, la mode s'érige en art, sans faire de folie
-
Blake Lively et Justin Baldoni mettent fin à leur bataille juridique (avocats)
-
Dolly Parton annule encore des concerts à Las Vegas, pour raisons de santé
-
Angleterre: Manchester City fait une passe décisive à Arsenal
-
Elections locales en Inde: Modi salue une victoire "record" au Bengale occidental
-
Théâtre: palmarès de la 37e cérémonie des Molières
-
Bond du pétrole avec les tensions à Ormuz, la nervosité gagne les Bourses
-
Netflix accorde une large diffusion en salles au "Narnia" de Greta Gerwig
-
A New York, le Met Gala et ses stars veulent élever la mode au rang d'art
-
Wall Street en baisse, le conflit au Moyen-Orient pèse
-
La Russie décrète une trêve les 8-9 mai, l'Ukraine annonce sa propre trêve les 5-6 mai
-
Recherche des origines des enfants nés sous X: Rist et El Haïry souhaitent un "débat apaisé"
-
Argentine: une partie des recettes des privatisations ira à la modernisation de l'armée
-
Foyer d'hantavirus présumé sur un bateau de croisière: les passagers coincés à bord dans l'incertitude
-
Les Emirats visés à nouveau par l'Iran au lancement d'une opération américaine à Ormuz
-
Festival de Cannes: Demi Moore et Chloé Zhao pour un jury au grand complet
-
Allemagne: une voiture fauche des piétons faisant deux morts, le chauffeur arrêté
Bad Bunny le Portoricain rend hommage à ses racines et fait briller son île natale
Star mondiale du rap latino et enfant du pays, Bad Bunny fait danser tout l'été les Portoricains, lors d'une résidence aux accents politiques pour son île natale, territoire relégué des Etats-Unis.
Dès le premier concert de la série vendredi soir au Coliseo de San Juan, capitale de l'île caribéenne, il a délivré un spectacle bouillant où les tambours et danses folkloriques se mêlent aux rythmes reggaeton et aux sons électro.
A l'image de son dernier album, "Debi Tirar Mas Fotos" ("J'aurais dû prendre plus de photos"), véritable lettre d'amour à l'île où il est né, le show réconcilie le passé et le présent, ainsi que la joie, la fierté et la résistance.
Star planétaire, chanteur le plus écouté sur Spotify de 2020 à 2022, Bad Bunny a opéré dans cet opus un vibrant retour aux sources pour célébrer l'histoire tumultueuse et l'identité ignorée de cet archipel qui appartient aux Etats-Unis, mais qui n'a pas le statut d'Etat et dont les habitants n'ont pas le droit de vote pour l'élection présidentielle.
Avant une tournée mondiale, il a donné la priorité à Porto Rico, avec une résidence de 30 concerts tout l'été baptisée "No Me Quiero Ir De Aqui" ("Je ne veux pas partir d'ici"), dont les neuf premiers sont réservés aux résidents locaux.
A l'exception vendredi soir d'invités de marque, comme la légende américaine du basket-ball LeBron James, dont l'apparition sur scène, dansant, chapeau jaune enfoncé sur la tête, a fait le régal des réseaux sociaux.
- "Colonie" -
Devant des milliers de fans qui portent chemises ou maillots bikini aux couleurs bleu, blanc, rouge du drapeau porto-ricain, Bad Bunny, 31 ans, entre sur scène dans un décor de forêt tropicale verdoyante, où l'attendent percussionnistes et danseurs.
La suite ressemble à une rétrospective de sa carrière et à une leçon d'histoire sur la musique et les sons portoricains, où le latin trap de ses premiers hits ("La Romana", "Yo Perreo Sola"), côtoie des styles locaux comme la plena et la bomba.
"Son reggaeton ne faiblit jamais", savoure John Hernandez Ramirez, un étudiant de 21 ans. Le jeune homme raconte qu'il a d'abord aimé Bad Bunny pour ses rythmes déchaînés, mais plus récemment, il a été inspiré par l'évolution de ses textes.
Originaire d'une région rurale de Porto Rico, il a trouvé une résonance particulière avec le titre "Lo Que Paso a Hawaii", où l'artiste dénonce les effets à ses yeux néfastes de la gentrification et du tourisme de masse sur l'île de 3 millions d'habitants.
Bad Bunny a mis l'accent sur ces questions avant le concert, en projetant sur un grand écran des messages à tonalité politique qui ont provoqué des applaudissements nourris.
"Porto Rico est une colonie depuis que Christophe Colomb a +découvert+ l'île lors de son deuxième voyage vers le Nouveau Monde en 1493", pouvait-on lire, avec une parenthèse expliquant que "la tribu des Tainos habitait déjà l'île" à l'époque.
Colonie espagnole pendant trois siècles rachetée par les Etats-Unis en 1898, aujourd'hui territoire américain qui ne jouit que d'une autonomie partielle, Porto Rico a été frappée par des inondations meurtrières ces dernières années et sa population vit au rythme de coupures de courant récurrentes.
- Pina coladas -
Pendant un spectacle de trois heures, l'arène de 18.000 places a semblé trembler quand Bad Bunny a entonné ses succès "Nuevayol" ou "Titi me pregunto".
Sans billet pour le concert, Michelle Munoz, 55 ans, new-yorkaise d'origine portoricaine, est quand même venue pour profiter de l'ambiance.
La popularité de Bad Bunny vient de sa volonté de dire la "vérité" tout en "montrant et rendant honneur à l'histoire de la musique -- la musique qui l'a précédé, avec laquelle il a grandi et qui l'a façonné", dit-elle. "C'est un artiste mondial qui chante en espagnol", ajoute Michelle Munoz. "Tout le monde ne peut pas faire ça".
Les fans étaient nombreux à porter les emblématiques chapeaux de paille portoricains "pava", tandis que des vendeurs proposaient des pina coladas, le cocktail populaire né sur l'île.
La résidence de Bad Bunny se poursuit jusqu'en septembre.
E.Borba--PC