-
Mondial-2026: Mexico prêt à donner le coup d'envoi d'un tournoi inédit et sous tension
-
Mort d'Elisa Pilarski: sursis pour son compagnon, euthanasie pour le chien Curtis
-
Wall Street ouvre en hausse, profite d'un nouveau rebond de la tech
-
La Mongolie rapatrie des fossiles de dinosaures, au terme d'une bataille juridique de 13 ans
-
Radio France rappelée à l'ordre pour avoir sous-représenté le RN à l'antenne
-
"Faux départ" de la consigne du verre, déplore l'ONG Zero Waste
-
Guerre au Moyen-Orient: la BCE relève ses taux pour contrer le regain d'inflation
-
G7: un sommet sous haute sécurité en France... et en Suisse
-
L'Indonésie "peut gérer" les pressions économiques, objectif de croissance de 8% maintenu (vice-ministre des Finances à l'AFP)
-
Aux Canaries, le pape dénonce "l'indifférence" du monde face au sort des migrants
-
EDF combine batteries et barrages pour aider à équilibrer en temps réel le réseau électrique français
-
L'Arcom met en demeure Radio France pour "sous-représentation" du RN en journée
-
"Nette reprise" de l'installation de médecins généralistes en 2025, selon l'Assurance maladie
-
Athlétisme: Ja'Kobe Tharp pulvérise le vieux record du monde du 110 m haies
-
Nouvelle nuit de heurts à Belfast, Londres condamne des "violences racistes"
-
En Ukraine, les abus de la mobilisation, et leur instrumentalisation
-
Le propriétaire de British Steel, Jingye, réclame une compensation après la reprise du Royaume-Uni
-
Mort de Charlie Dalin, un héros du large au panthéon des marins
-
Comment miser sur SpaceX en Bourse revient à faire tapis sur Elon Musk
-
Musique par IA: Deezer lance un détecteur gratuit pour scanner des playlists
-
Payer pour s'asseoir à côté de ses enfants? Londres ouvre une enquête contre Ryanair
-
Submergée, l'industrie musicale tente de refouler la déferlante de l'IA
-
Recherche en vue sur les interactions entre éoliennes et météo locale
-
En Corée du Sud, des poupées IA tiennent compagnie aux seniors
-
Le cessez-le-feu presque "dénué de sens" selon l'Iran, après de nouvelles frappes américaines
-
Dans les quartiers informels de Guyane, l'eau de Javel pour rendre l'eau potable
-
Le premier sac en cuir provenant de cellules de T-Rex mis aux enchères à Paris
-
Finale NBA: OG Anunoby, le héros très discret des Knicks
-
En Russie, les conscrits sous pression pour aller combattre en Ukraine
-
Consigne du verre: un an après, le compte n'y est pas, pour l'ONG Zero Waste
-
En Inde, ces petites mains qui se filment pour entraîner l'IA
-
Le Mans: Trulli, Fittipaldi, Barrichello, Magnussen, Alesi... des noms connus sur la grille
-
Mondial-2026: contre la Bosnie, le Canada veut sa première victoire pour s'autoriser à rêver
-
Deux Chinois ouïghours condamnés à mort pour l'attentat le plus meurtrier de Thaïlande
-
Athlétisme: l'Américain Ja'Kobe Tharp bat le record du monde du 110 m haies en 12 sec 75
-
La BCE devrait relever ses taux malgré une zone euro fragile
-
Les lobbyistes au coeur du tournant pro-business de l'UE
-
Baisse du nombre de déplacés de force dans le monde, à près de 118 millions, selon l'ONU
-
Endiguer l'épidémie d'Ebola, une tâche difficile freinée par la désinformation
-
Réchauffement record et menaces sur l'observation de la Terre: l'alerte de scientifiques du climat
-
Mondial-2026: les fans mexicains compatissent avec les déboires de l'Iran
-
Finale NBA: Wembanyama et les Spurs subissent une remontée historique des Knicks, à un succès du titre
-
Avion de combat européen: le Scaf est mort et après?
-
E-commerce: amende record pour Coupang en Corée du Sud après une fuite de données
-
L'Iran, à nouveau bombardé par les Etats-Unis, promet de refermer Ormuz
-
Ingérences: Lecornu présente les risques et réponses avant la présidentielle
-
SpaceX vers une introduction en Bourse de tous les records
-
Depuis les Canaries, le pape interpelle le monde sur le sort des migrants
-
Mort d'Elisa Pilarski: décision jeudi pour son compagnon Christophe Ellul, jugé pour homicide involontaire
-
Mondial-2026: l'Angleterre boucle sa préparation par un récital contre le Costa Rica
Japon: des "groupes d'encouragement" masculins se battent pour sauver leur tradition
Ils sont trempés de sueur, les paumes ensanglantées à force d'applaudir et les voix enrouées: voici les "oendan", ou "groupes d'encouragement", des troupes majoritairement composées d'hommes et ouvertement machos du Japon, où leur tradition centenaire est menacée de disparition.
Habituellement vêtus d'uniformes scolaires noirs, ces "pom-pom boys" se démènent pour soutenir les équipes sportives de leur lycée ou université.
Leur danse martiale, ponctuée de cris d'encouragement et de battements de tambours et rythmée de mouvements rigides, offre un spectacle énergique aux côtés des fanfares et des pom-pom girls à l'américaine.
"Même si nous avons dix points de retard et qu'il n'y a quasiment aucune chance de remonter, nous parvenons à nous convaincre que nous pouvons encore gagner."
Mais aujourd'hui, certains craignent que cette tradition ne disparaisse, les étudiants intéressés par cette activité très physique se faisant rares. Une dizaine d'oendan ont ainsi disparu en 15 ans, souligne une enquête.
Le protocole sanitaire durant la pandémie, incluant interdiction de crier et restrictions du nombre de spectateurs, n'a fait que renforcer cette tendance.
Alarmées par la situation, des dizaines d'universités ont uni leurs forces l'an dernier dans une campagne pour que le ministère japonais de la Culture reconnaisse les oendan comme patrimoine culturel immatériel du pays, au même titre que la calligraphie ou le brassage du saké.
"Au cœur de ce que font les oendan, se trouve l'idée qu'ils s'entraînent et s'améliorent grâce à l'art d'encourager. C'est cet état d'esprit que nous espérons préserver", explique Jun Tochimoto, lanceur de la campagne.
- "Perceptions négatives" -
Le déclin des oendan est également dû à leur image machiste et à des rumeurs de bizutage.
Héritage de la contre-culture japonaise de l'ère Meiji (1868-1912), les oendan auraient été imprégnés d'esprit militaire par des étudiants démobilisés après la Seconde Guerre mondiale.
Une hiérarchie draconienne prédominait alors, les étudiants aînés vénérés comme "l'empereur" et les nouveaux considérés comme des "esclaves", se rappelle Hiroshi Imazu, 76 ans, ancien membre d'oendan à l'université Chuo de Tokyo.
Ce fonctionnement a favorisé des rixes par le passé, entre oendan d'universités rivales ou face aux étudiants militants de gauche qui bloquaient des campus.
Si la plupart des universités ne tolèrent plus de telles violences aujourd'hui, ces incidents ont nourri des "perceptions négatives", indique un rapport d'anciens étudiants en 2018.
Mais depuis quelques années, ces oendan en difficulté voient un changement majeur autrefois jugé impossible: des recrues féminines qui défilent aux côtés de leurs homologues masculins, parfois en tant que cheffes de section.
"Je ne veux pas accepter aveuglément que les diktats sociaux définissent comment les femmes doivent vivre et j'ai voulu voir jusqu'où je pourrais aller dans cet univers masculin", témoigne Kazuha Nagahara, 22 ans, étudiante à l'université Tokai, estimant que les femmes donnaient "un nouveau souffle" aux oendan.
- "Annihiler le moi" -
Mais les valeurs fondamentales des oendan comme l'ascétisme et l'endurance sont loin de disparaître.
A l'université Meiji, les jeunes "pom-pom boys" battent des mains à s'en ensanglanter les paumes pour parfaire leurs applaudissements.
L'entraînement est supervisé par des aînés au regard sévère qui n'hésitent pas à élever la voix pour réprimander les plus jeunes, une attitude qui cède toutefois la place à des sourires et des courbettes lorsqu'ils s'adressent aux spectateurs.
"Annihiler le moi et servir les autres", tel est l'esprit qui les motive, explique Yasunori Sugaya, 50 ans et ancien membre d'oendan à l'université Meiji, aujourd'hui devenu son entraîneur.
Cette valeur a bien été préservée, comme témoigne l'actuel capitaine Motomichi Tanaka.
Récemment, lors d'un match de baseball, l'étudiant de 21 ans s'est mis au garde-à-vous pendant une averse qui a interrompu le jeu, afin d'aider les supporters à garder le moral.
"Une partie de moi-même rêve d'une vie étudiante plus amusante et plus détendue", confie-t-il en riant.
Contrairement à d'autres disciplines, où le physique et le talent sont primordiaux, "quiconque veut faire de son mieux et être cool peut faire partie de la section", estime M. Tanaka.
"Tout le monde peut devenir une star. Je suis fier de ce que je fais."
H.Silva--PC