-
Samsung: les salariés votent sur un accord prévoyant des primes record grâce à l'IA
-
SpaceX reporte le lancement très attendu de sa fusée Starship
-
F1/GP du Canada: Antonelli (Mercedes) sous la menace de son coéquipier Russell et des McLaren
-
Brésil : le cacique Raoni est sorti de l'hôpital où il avait été admis en soins intensifs
-
Hantavirus: la mission à Ushuaïa a capturé environ 150 rongeurs, analyses à venir
-
Une ingénieure chevronnée va diriger le canal de Panama
-
La Californie ordonne un plan de réponse sur l'impact de l'IA sur l'emploi
-
Le territoire du Comminges au chevet de l'usine Fibre Excellence menacée de liquidation
-
Etats-Unis: Meta, Snap, TikTok et YouTube s'entendent avec un district scolaire pour éviter un procès
-
Drones: en Haute-Marne, un concours militaire international pour progresser ensemble
-
Macron réunit mardi "l'Equipe de France de l'électricité" pour accompagner l'électrification
-
Turquie: la justice suspend la direction du principal parti d'opposition
-
Trump voit ses projets malmenés au Congrès par sa majorité
-
Tribune anti-Bolloré: Javier Bardem, Ken Loach et Mark Ruffalo parmi les nouveaux signataires
-
Spotify va mettre de côté des places de concert pour les super fans
-
Chine: le Congrès mondial des drones met en avant la domination chinoise
-
Atlantique: saison des ouragans moins intense que la normale en vue, selon les Etats-Unis
-
Les républicains au Congrès prêts à défier Trump sur sa salle de bal
-
Moyen-Orient: le gouvernement amplifie les aides sans détailler les économies à venir
-
La Bourse de Paris recule, emportée par les actualités de Stellantis et d'Airbus
-
Roland-Garros: un choc vintage pour Fils, une tête de série pour Boisson
-
Ligue des champions: Ousmane Dembélé "n'a pas de doute" sur sa présence en finale
-
Zones à faibles émissions: une mesure à sévérité variable
-
Carburants: ce qu'il faut retenir des annonces du gouvernement
-
Le marché pétrolier basculera en "zone rouge" cet été sans solution au Moyen-Orient, prévient l'AIE
-
Cinéma: Alain Chabat déplore le "coup de pression à deux balles" du patron de Canal+ (à l'AFP)
-
Marchés: prudence sur les marchés après la saison des résultats
-
Tour d'Italie: Segaert s'impose, journée parfaite pour la formation Bahrain
-
Groupe ADP confiant pour le trafic estival des aéroports parisiens
-
Le chef de l'armée pakistanaise attendu en Iran, situation "sur le fil" pour Trump
-
Les Bourses européennes prudentes après Nvidia
-
Prix en rayon: la commission d'enquête du Sénat étrille les distributeurs, qui dénoncent un "procès à charge"
-
Les plongeurs italiens morts aux Maldives ont pu se tromper de sortie
-
"Je me suis surprise moi-même": l'athlé, le pari nécessaire de Cassandre Beaugrand
-
Crash du Rio-Paris: Airbus et Air France condamnés en appel pour une "catastrophe annoncée"
-
L'emblématique 2CV "est de retour", en version électrique, annonce Stellantis
-
Moteur du Scaf: "excellente" coopération franco-allemande, selon Safran
-
Coupe de France: une finale comme un supplice pour Nice
-
L'épidémie d'Ebola se propage en RDC, des cas signalés au Sud-Kivu
-
Marchés: repli des Bourses en Europe et à Wall Street malgré Nvidia
-
La Cour internationale de Justice estime que le droit de grève est protégé par un traité de l'Organisation internationale du travail
-
Espagne: la justice interdit le registre national des logements touristiques du gouvernement
-
Le volley "a besoin que les Français reviennent", dit le néo-Tourangeau Earvin Ngapeth
-
Stellantis: 60 milliards d'euros d'investissements avec l'Amérique du Nord en tête
-
Wall Street dans le rouge, peu emballée par les résultats de Nvidia
-
Ben Gvir, ministre et impétueuse star de l'extrême droite israélienne
-
Mondial-2026: avec son "aura", Manuel Neuer de retour avec l'Allemagne
-
Santé au travail: le gouvernement attentif aux nouveaux arrivants, à la santé mentale et aux violences sexistes
-
Airbus et Air France condamnés en appel pour le crash du Rio-Paris en 2009
-
Samsung: les salariés de la division puces recevront une prime moyenne de 338.000 dollars
En Iran, la coupure générale d'internet dure, et empêche de travailler
Coupé du monde depuis deux semaines à cause du blocage d'internet en Iran, Amir, créateur de contenu, passe ses journées sur les rares sites d'information accessibles sur l'intranet local, à la recherche d'indices sur la date du rétablissement de la connexion.
Amir, qui n'a pas souhaité donné son nom de famille, a 32 ans. Il gagne sa vie en faisant sur internet des critiques de jeux vidéos et de films, mais depuis la coupure inédite imposée par les autorités le 8 janvier, il n'a rien pu produire et s'inquiète pour son avenir.
"Tout mon travail repose sur internet, je ne me vois pas survivre sans", décrit Amir, qui tient plusieurs comptes sur Instagram et YouTube.
Les manifestations ont débuté par des revendications économiques avant de se transformer, selon les autorités, en "émeutes dirigées depuis l'étranger" contre le pouvoir, et fait des milliers de morts.
Les autorités ont parlé de 3.117 morts, mais des organisations de défense des droits humains, qui estiment que ce chiffre pourrait être bien plus élevé, peinent à vérifier en raison de la coupure d'internet instaurée selon eux pour masquer la répression.
Une thèse balayée par le pouvoir: "Le gouvernement dialoguait avec les manifestants. L'internet n'a été coupé que lorsque nous avons été confrontés à des opérations terroristes et constaté que les ordres venaient de l'étranger", a assuré la semaine dernière le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi.
Le mouvement de contestation semble avoir faibli, mais la coupure est elle toujours en place.
Les précédentes interruptions avaient été instaurées sur des durées plus courtes ou étaient de portée moindre, notamment en 2009 à l'occasion de manifestations contre la réélection du président d'alors, Mahmoud Ahmadinejad, puis en 2019 contre le prix du carburant et en 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, ou encore pendant la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025.
- "Attendre des heures" -
A travers le pays, des millions d'Iraniens restent donc dépendants de l'intranet local, qui propose de nombreux services tout en isolant ses utilisateurs du reste de la planète.
Via l'intranet, les applications des transports publics et taxis, banques, paiements en ligne, sont disponibles, comme les sites d'information locales et des contenus vidéo, triés sur le volet.
Et plusieurs applications de messageries locales - Bale, Eitaa and Rubika - fonctionnent à nouveau depuis la semaine dernière, d'après les médias locaux.
Mais Amir, pour des raisons de confidentialité, "ne les avait jamais utilisées avant". "Et je ne vais pas commencer maintenant", dit-il à l'AFP.
La coupure affecte toute l'économie. Selon le ministre des Télécommunications Ehsan Chitsaz, cité dimanche dernier par les médias iraniens, elle a coûté entre 4.000 et 6.000 milliards de rials par jour (entre 2,5 et 3,3 millions d'euros).
L'estimation de l'ONG de surveillance de la cybersécurité NetBlocks est cependant bien plus élevée: plus de 31 millions d'euros quotidiennement.
Conducteur de camions dans l'ouest du pays, Iraj, 51 ans, décrit la lenteur des procédures administratives aux frontières pour décharger sa marchandise.
"On demande aux chauffeurs d'attendre des heures", souffle-t-il.
Même souci pour les transports aériens. Les réservations en ligne pour les vols internationaux sont "instables", témoigne une agente de voyages, qui a demandé à garder l'anonymat pour des raisons de sécurité.
"Cela affecte notre business, les appels de clients diminuent tous les jours", raconte-t-elle, notant que la situation est toutefois meilleure pour les vols internes.
Ces derniers jours, des internautes ont parfois pu accéder à leurs boîtes mail ou à certains sites étrangers comme Google, mais de façon très aléatoire.
"Ma seule raison de rester optimiste est que je ne les vois pas maintenir une coupure totale d'internet pendant longtemps", avance Amin, 29 ans, créateur de contenu dans la tech, également au chômage technique. "Sinon, cela va se retourner contre eux".
T.Batista--PC