-
Un typhon tue quatre personnes au Japon, des milliers de foyers sans électricité
-
Un journal d'info tout IA, du contenu aux visages, fait frémir les médias argentins
-
Le G7, inquiet pour le commerce, apporte son soutien aux autorités du Yémen et à Ryad
-
Macron propose plusieurs initiatives à Trump face à l'envolée des prix du pétrole
-
Levée des sanctions UE contre deux oligarques russes : les discussions continuent
-
Colombie: l'incendie menaçant un haut lieu touristique en grande partie maîtrisé
-
Akkodis et l’association des transports publics de Hambourg présentent hvv mia à InnoTrans 2026 et montrent comment l’IA transforme la mobilité.
-
Présidentielle au Brésil: Flavio Bolsonaro surfe sur le scandale
-
Enlisé dans sa guerre en Iran, Trump attendu à l'ONU
-
Charles "jovial" après la mort de Diana? Les principales accusations du livre choc du frère de Lady Di
-
Loi "intégrale": le jugement des viols réservé aux assises, la réponse pénale durcie
-
Wall Street clôture en hausse, nouveau record du Nasdaq
-
La vente aux enchères d'objets personnels de Bardot rapporte près de 954.000 euros
-
Foot: Infantino propose des consultations pour réformer la gouvernance de la Fifa
-
Equipe de France: sous le soleil, l'ère Zidane a débuté avec légèreté
-
Habillement : Shein, Temu et AliExpress représentent près d'un tiers des achats en ligne (étude)
-
Des autruches sud-africaines plumées vivantes pour la haute couture, selon un rapport d'ONG
-
À son procès pour corruption, Rachida Dati plaide le dilettantisme parlementaire
-
Presse : Tugdual Denis quitte Valeurs actuelles
-
Pour faire des économies, la Cour des comptes suggère de limiter la masse salariale de la fonction publique
-
Equipe de France: premier entraînement sous les ordres de Zidane
-
Basket: Batum "Batman" remise sa cape au placard
-
Carburants : de nouvelles aides annoncées mardi pour les Français les plus touchés
-
Les médias américains organisent la riposte face à Trump
-
La ministre Catherine Chabaud veut construire "avec les pêcheurs" un "plan de sauvegarde"
-
Loi "intégrale": création d'une justice spécialisée et jugement du viol réservé aux assises
-
Italie: "Je suis revenu pour gagner", assure Mancini
-
Inaction climatique: une ONG espère l'ouverture d'un procès historique en Suède en 2027
-
Colombie: un haut lieu touristique menacé par un incendie, partiellement contrôlé
-
Pékin confirme la visite de Xi aux Etats-Unis, en quête de "stabilité stratégique"
-
"L'avenir plutôt que les coupes sombres": les salariés de l'auto allemande refusent le déclin
-
Carburants, gaz pour l'hiver: l'exécutif sur tous les fronts
-
Wall Street ouvre en hausse, veut croire à la diplomatie
-
Ligue 1: au PSG, encore des imperfections
-
Trois civils tués en Afghanistan dans des frappes pakistanaises
-
Exclus de la Maison Blanche par Trump, trois médias américains saisissent la justice
-
Real Madrid: les mêmes maux, et toujours pas de remède
-
Les radios s'unissent pour pouvoir continuer à être écoutées dans les voitures
-
La ministre Catherine Chabaud dans le Sud pour rencontrer à nouveau des pêcheurs
-
Loi intégrale contre les violences sexuelles: les députés ouvrent les débats
-
Afghanistan: trois morts dans des frappes pakistanaises, selon les autorités talibanes
-
Crise automobile: des milliers de salariés mobilisés en Allemagne
-
Etats-Unis: un blessé par balle au Texas dans un nouvel incident impliquant la police de l'immigration
-
Législatives en Russie: le parti de Poutine remporte un nombre record de sièges
-
Assurances: face aux sinistres plus fréquents et plus coûteux, les tarifs grimpent
-
Allemagne: après un "désastre" électoral pour Merz, l'extrême droite évoque son "crépuscule"
-
Samlingen Haupt: Vad pengar avslöjar om oss människor
-
Haupt Koleksiyonu: Paranın Biz İnsanlar Hakkında Anlattıkları
-
हॉप्त् कलेक्शन: पैसा हमारे बारे में एक इंसान के रूप में क्या प्रकट करता है
-
Συλλογή Haupt: Τι αποκαλύπτει το χρήμα για εμάς τους ανθρώπους
Craignant des frappes russes, Kiev met à l'abri le musée sur la Grande famine
A Kiev, dans une salle du musée sur la Grande famine des années 1930, quatre hommes soulèvent avec précaution les vitrines présentant robes, icônes et outils agricoles. Objectif : les mettre à l'abri d'une frappe russe qui anéantirait ce lieu symbolique.
Ces objets constituent une partie de la mémoire des millions de personnes qui ont péri au cours de cette famine, l'Holodomor, provoquée en 1932-1933 par la politique de Staline et considérée en Ukraine, ainsi que par beaucoup dans le monde, comme un génocide.
Mais, à un moment où la Russie intensifie ses attaques contre les sites culturels et historiques ukrainiens, le musée fait partie des nombreuses institutions qui craignent d'être prises pour cible — et qui emballent désormais leurs collections pour les déplacer.
"Comme les dernières semaines l'ont montré, la Russie frappe délibérément des sites liés au patrimoine culturel et aux institutions culturelles", dit à l'AFP la directrice générale adjointe du musée, Olga Melnyk.
La plupart des pièces transférées vers des "sites plus sûrs" sont des objets qui appartenaient à des victimes de la famine, transmis de génération en génération — souvent au péril de leur vie pendant l'ère soviétique, explique Mme Melnyk.
L'Ukraine estime que près de 2.000 sites du patrimoine culturel et 2.500 institutions culturelles ont été endommagés depuis le début de l'invasion russe de février 2022.
En mai à Kiev, le musée sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl a été touché. En juin, ont subi des dégâts la cathédrale de la Dormition et le célèbre monastère orthodoxe de la Laure des Grottes l'entourant, un ensemble architectural inscrit au patrimoine mondial par l'Unesco
Dans l'est, le musée des Beaux-Arts de Kharkiv — qui abrite l'une des plus anciennes collections d'Ukraine — et une grande galerie à Dnipro ont été endommagés.
Et en mars, le centre historique de la ville occidentale de Lviv a été frappé par une attaque de drones en plein après-midi.
- "Détruire notre patrimoine" -
Dès le début de l'assaut russe, toute l'Ukraine s'est engagée dans une course contre la montre pour protéger les musées, les œuvres d'art célèbres, les monuments et les statues.
À mesure que les troupes russes avançaient dans l'est et le sud, les pièces les plus volumineuses étaient démontées et déplacées à travers le territoire ukrainien.
Cette année, l'œuvre centrale du pavillon ukrainien à la Biennale de Venise a été une statue en béton baptisée "Origami Deer", sauvée de Pokrovsk, une ville de l'est désormais occupée.
Les récentes attaques ont déclenché une nouvelle vague d'évacuation d'oeuvres.
"De nombreux musées ne présentent actuellement plus leurs expositions permanentes et proposent à la place des expositions temporaires", dit à l'AFP le vice-ministre de la Culture, Ivan Verbytsky.
Ses équipes travaillent à un recensement des potentiels lieux de stockage à travers l'Ukraine.
La Russie nie quant à elle spécifiquement viser des sites culturels.
Elle a soutenu que la cathédrale de Kiev avait été endommagée par un missile de défense antiaérienne de conception américaine mal tiré par l'armée ukrainienne.
Mais pour M. Verbytsky, les déclarations répétées au fil des ans de responsables russes niant ou remettant en question le droit de l'Ukraine à exister en tant qu'Etat indépendant prouvent que ces attaques sont "délibérées".
"Leur objectif est de détruire notre patrimoine et d'effacer les preuves matérielles de l'histoire millénaire de l'Ukraine et de notre culture distincte, authentique."
S'exprimant auprès de l'AFP de l'esplanade du musée de l'Holodomor, située sur une colline surplombant le Dniepr - le long fleuve qui traverse l'Ukraine - et une grande partie de la capitale, Olga Melnyk pense en outre que le positionnement de la Russie sur la famine des années 1930 impose de prendre des précautions supplémentaires.
Le président russe Vladimir Poutine rejette avec véhémence l'idée que la famine, qui avait aussi touché des régions du sud de la Russie et le Kazakhstan, ait été un génocide organisé contre le peuple ukrainien.
"Etant donné que l'Holodomor est une question particulièrement sensible pour la Russie et que la Russie a bâti une grande partie de son récit autour du déni de l'Holodomor en tant que génocide, nous ne pouvons pas exclure que notre musée puisse devenir la cible d'une attaque russe dans un avenir proche", juge Mme Melnyk.
Derrière elle se dresse une statue emblématique de cette période dramatique — une petite fille aux cheveux tressés serrant des épis de blé, le visage marqué par la douleur.
Pour l'instant, elle reste en place.
X.M.Francisco--PC