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Des jeunes Chinois partent en "retraite" à la campagne
Wang Dong n'a pas travaillé depuis plusieurs mois et n'a aucune intention de le faire dans un futur proche.
En attendant, le jeune homme passe ses journées dans une ville du sud-ouest de la Chine en bord de lac, réflechissant à la prochaine étape de sa carrière.
À 29 ans, il fait partie de ces jeunes Chinois qui ont décidé de descendre du "tapis roulant" pour une retraite au vert, et remettre ainsi leur vie à plat.
Les longues pauses professionnelles ne sont pas inédites en Europe ou aux Etats-Unis, mais elles restent marginales en Chine, où le pouvoir critique les modes de vie oisifs pour glorifier les sacrifices servant l'essor économique du pays.
Face aux difficultés économiques du pays et à un taux de chômage élevé, certains jeunes ripostent: ils disent vouloir se donner de l'espace mental pour se rétablir après un épuisement professionnel ou envisager d'autres manières de contribuer à la société.
"Il faut savoir porter attention au présent", déclare à l'AFP Wang Dong depuis une auberge de Dali, dans la province du Yunnan, au sud-ouest de la Chine.
M. Wang a posé ses valises dans cette auberge autoproclamée "maison de retraite pour jeunes", après s'être lassé de son travail dans l'hôtellerie.
Depuis, il passe son temps entre un temple voisin, la pratique de la préparation traditionnelle du thé, des excursions avec de nouveaux amis, et du repos.
Il prévoit de rester au moins un mois de plus et dit n'avoir "aucun plan précis pour la suite de (sa) vie".
- "Se détendre" -
Depuis l'an dernier, les publications sur les "maisons de retraite pour jeunes" se sont multipliées sur les réseaux sociaux chinois, promettant un répit face à la fatigue de la vie urbaine.
Installés loins des grands centres urbains, ces établissements louent des chambres pour plusieurs semaines, voire plusieurs mois, offrant souvent des activités collectives bienveillantes.
Plusieurs de ces lieux ont fleuri autour de Dali, une petite ville paisible qui fait depuis longtemps office de refuge pour les esprits bohèmes.
"Je n'accepte que ceux avec qui il est agréable de discuter, pour que la conversation ne s'épuise pas… et qu'il y ait une étincelle ou une résonance entre eux", explique Yan Bingyi, le fondateur de la "maison de retraite pour jeunes" où loge Wang Dong.
Lors de la visite de l'AFP, les résidents se prélassaient dans la cour baignée de soleil, scrollant leur téléphone du doigt, échangeant des plaisanteries ou jouant avec le chien.
M. Yan, 37 ans, raconte qu'il apprécie préparer des repas pour tout le monde ou organiser des activités collectives comme du camping ou des excursions.
"Nous devons tous faire face à une pression sociale invisible dans la vie, et cela devient difficile quand elle atteint un certain seuil", dit-il.
"Que faire alors ? Il faut sortir, élargir ses horizons et se détendre."
- Marasme économique -
Du phénomène "Tangping" ("s'allonger") au "Bailan ("laisser pourrir"), de nombreux jeunes Chinois adoptent désormais des modes de vie qui tournent le dos à une culture du travail éreintante, et valorisent la tranquillité et le bien-être mental.
Cette tendance coïncide avec un marasme économique persistant depuis la fin de la pandémie, marqué par un taux de chômage urbain des 16-24 ans qui dépasse les 15% depuis des mois.
Ces comportements semblent inquiéter le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir, soucieux de préserver l'élan énergique qui a propulsé le pays au rang de superpuissance économique mondiale.
En 2023, le dirigeant Xi Jinping a ainsi déclaré que les jeunes devaient être prêts à "manger de l'amertume", une expression courante pour désigner le fait de travailler dur.
Depuis, il a adopté un ton plus conciliant, appelant à la création d'emplois de meilleure qualité.
Plusieurs gérants d'auberges regrettent que la société chinoise associe à tort les "maisons de retraite pour jeunes" à une forme de paresse.
"Après un court séjour ici, j'espère que les gens pourront se réadapter à leur vie, sans en arriver à un point où le stress de la ville les écrase complètement", explique à l'AFP le gérant M. Yan.
- "Revitaliser" les zones rurales -
D'autres rejettent le concept de "maisons de retraite pour jeunes", considérant le terme comme un simple coup marketing et préfèrant canaliser leur énergie vers des objectifs approuvés par les autorités.
C'est le cas de Chen Qiankun, 21 ans, qui a quitté la province méridionale de Canton pour participer au développement du vieux village de Dongwang, près de Pékin.
Depuis longtemps, le gouvernement chinois cherche à "revitaliser" les zones rurales dépeuplées, laissées à l'écart du boom économique du pays.
Lorsque l'AFP s'est rendue à Dongwang en novembre, le jeune homme animait un atelier destiné à une douzaine de propriétaires de chambres d'hôtes et de vidéastes, pour leur apprendre à filmer et monter du contenu destiné aux plateformes en ligne.
"Il n'y a aucun mal à ce que les jeunes veuillent 's'allonger' ou 'laisser pourrir' temporairement", estime M. Chen, mais il faut résister à "l'engourdissement sur le long terme".
Sinon, prévient-il, toute une vague de jeunes pourrait vouloir "vraiment prendre sa retraite".
R.Veloso--PC