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Tous les éléments "ramènent" à Cédric Jubillar, estime le directeur d'enquête à son procès
Plus de deux heures d'un exposé détaillé et à son terme, une conclusion: "Tous les éléments recueillis ramènent notre attention à M. Jubillar", a déclaré mercredi après-midi devant les assises du Tarn le gendarme qui a dirigé les investigations dans ce dossier.
"Nous avons mis tout en œuvre, utilisé tous les moyens mis à notre disposition, recherché toutes les causes possibles et/ou plausibles", a souligné le major Bernard Lorvellec à la barre.
Silhouette massive et barbe bien taillée, le militaire s'est appliqué, d'un ton posé et sobre, à aborder tous les actes d'investigation conduits à partir de la disparition de Delphine Jubillar, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn), l'accusé, pull gris sur polo noir, écoutant attentivement dans son box.
- "Ampleur" -
M. Lorvellec a notamment rappelé les trois cadres juridiques qui ont successivement défini le périmètre du travail des gendarmes et donc leurs possibilités d'enquête, une "disparition inquiétante" d'abord, puis une enquête préliminaire pour "enlèvement et séquestration" et enfin une instruction pour "meurtre par conjoint".
Au fil de ces étapes procédurales, les enquêteurs se sont focalisés sur trois options, a-t-il rappelé alors que la défense a souvent critiqué l'instruction, y voyant une focalisation sur l'accusé: un potentiel suicide, un départ volontaire de Delphine Jubillar ou l'intervention d'un tiers. Et dans ce dernier cas de figure, ont été étudiées les pistes d'un rôdeur, d'un amant ou du mari.
"Chacune de ces hypothèses sera refermée (...) pendant que celle de M. Jubillar prend de l'ampleur", a résumé M. Lorvellec.
S'appuyant souvent sur des photos présentées à la cour, il s'est minutieusement attardé sur plusieurs éléments matériels: la paire de lunettes retrouvée brisée de Delphine, le stationnement inhabituel de son véhicule suggérant qu'il a été déplacé la nuit de la disparition ou encore l'utilisation par M. Jubillar de son téléphone, "mis de façon exceptionnelle hors tension" dans la soirée du 15 et jusqu'à environ 04H00 le 16.
Il a également rappelé les menaces proférées devant témoins par le mari, le récit du jeune fils du couple parlant d'une dispute entre ses parents ce soir-là ou encore le comportement de Cédric Jubillar qui "va très vite se désintéresser de la disparition de son épouse et dès la mi-janvier va fréquenter d'autres femmes".
"Objectivement, l'ensemble de ces éléments tend à démontrer la participation de M. Jubillar" à la disparition de son épouse, a-t-il souligné.
- "On ne s'est rien interdit" -
Des collègues du major ont été entendus dans la matinée sur l'ampleur des moyens engagés. "La mobilisation a été immédiate et massive", a décrit celle qui commandait à l'époque la compagnie de gendarmerie d'Albi, Sophie Lambert, assurant avoir engagé "la moitié des effectifs de (sa) compagnie", reçu d'importants renforts et quadrillé un secteur de cinq kilomètres sur sept, soit 35 km², autour du domicile Jubillar, mettant en œuvre d'importants moyens "humains, terrestres, aériens et nautiques".
"On ne s'est rien interdit, on a mobilisé tous les moyens à notre disposition, mais nous avons été confrontés à des difficultés", a de son côté reconnu le commandant Jérôme Guillen, directeur opérationnel de l'enquête, une fois transférée dans les mains de la section de recherches de Toulouse.
Parmi ces difficultés: des points particuliers du terrain qui ne sont pas répertoriés, des endroits dangereux liés à l'ancienne activité minière et enfin la situation géographique, avec des lieux "permettant la dissimulation d'un corps".
L'accusé n'a pas été interrogé sur les témoignages des gendarmes mais il a néanmoins été invité par la présidente à prendre la parole, en particulier après l'intervention de l'administratrice en charge de ses enfants, exhortant M. Jubillar à leur fournir des réponses.
"Moi, je ne comprends pas la position qu'elle (l'administratrice) peut avoir me concernant, sachant que je n'ai pas tué Delphine. Le fait qu'elle me regarde droit dans les yeux en me disant que mon fils veut des réponses sur la mort de sa mère, je me sens concerné et discriminé", a-t-il déclaré.
Cédric Jubillar, 38 ans, est détenu depuis juin 2021. Il dément avoir tué celle qui était sa compagne depuis leurs 18 ans et qui lui avait annoncé sa volonté de divorcer. Le verdict est attendu le 17 octobre.
C.Amaral--PC