-
Après un répit, Espagne et Portugal se préparent pour de nouvelles intempéries
-
Danone rappelle de nouveaux lots de lait infantile au Royaume-Uni et en Espagne notamment
-
MaPrimeRénov': "rendez-vous personnalisé" obligatoire pour les rénovations d'ampleur
-
La Bourse de Paris finit en hausse une semaine dominée par la thématique de l'IA
-
Grève dans les transports maritimes: la direction de Corsica Linea appelle à la reprise de l'activité
-
Affaire Epstein: la police britannique perquisitionne à deux adresses liées à Mandelson
-
Clonage de voix: une société d'IA visée par des doubleurs français a retiré ses contenus litigieux
-
Affaire Epstein: Macron ciblé par une opération de désinformation liée à la Russie
-
Cambodge : les stigmates de récents combats constellent les murs millénaires du temple de Preah Vihear
-
Nouvelle plainte visant Jean-Marc Morandini pour "tentative de corruption de mineurs", mais prescrite
-
Rapt d'une magistrate et de sa mère pour une rançon en cryptomonnaies à son conjoint
-
Désarmement nucléaire: Washington réclame des négociations incluant la Chine, accusée de mener des essais
-
L'UE propose de nouvelles sanctions contre Moscou, ciblant énergie et secteur bancaire
-
JO-2026: comme son genou gauche, le rêve olympique de Lindsey Vonn tient bon
-
Wall Street tente un rebond après les déboires de la tech
-
Cyclisme: "Forcément quand on suit ces gars-là, cela donne beaucoup de confiance", confie Seixas à l'AFP
-
Intempéries en Espagne: Pedro Sánchez appelle à la prudence avant une nouvelle dépression
-
Pakistan : un attentat-suicide fait au moins 31 morts et plus de 130 blessés dans une mosquée chiite
-
Pour redémarrer, Stellantis passe des charges colossales et ralentit sur l'électrique
-
Elton John, en colère, accuse le Daily Mail d'atteintes "odieuses" à sa vie privée
-
Fin de campagne présidentielle au Portugal, frappé par des intempéries "dévastatrices"
-
En colère, Elton John accuse le tabloïd Daily Mail d'atteintes "odieuses" à sa vie privée
-
JO: la star américaine Lindsey Vonn a bouclé sa première descente d'entraînement
-
Désarmement nucléaire: Washington réclame des négociations incluant la Chine, Moscou pose ses conditions
-
Affaire Epstein: pressé de démissionner, Jack Lang convoqué dimanche au Quai d'Orsay
-
Russie: un haut responsable militaire blessé dans une attaque imputée à l'Ukraine
-
Pakistan: un attentat-suicide fait plus de 30 morts et 130 blessés dans une mosquée chiite
-
L'UE demande à TikTok de changer son interface "addictive"
-
L'Iran et les Etats-Unis ont entamé des pourparlers à Oman
-
Bangladesh: l'islamiste Shafiqur Rahman à l'assaut du pouvoir
-
Bad Bunny promet de mettre Porto Rico à l'honneur pour le concert du Super Bowl
-
Les feux de forêt, la "nouvelle norme" en Patagonie, selon un expert
-
Euro numérique: la BCE presse l'UE d'éviter tout retard législatif
-
A la frontière, Narva l'estonienne, sa minorité russophone et la menace russe
-
Stellantis passe des charges colossales après avoir pris du retard dans l'électrique
-
JO-2026/ski alpin: Odermatt rêve d'or en descente pour lancer ses Jeux
-
La fin de l'ISS, symbole d'une ère de coopération internationale
-
Eclairage public et insécurité, un lien plus complexe qu'il n'y paraît
-
Toyota change de PDG et relève ses prévisions, ventes solides malgré les droits de douane
-
Malgré les mises à l'épreuve par l'administration Trump, Ørsted dans le vert en 2025
-
A Islamabad, béton et infrastructures militaires grignotent le paysage urbain
-
Avec une barge électrique, le Rhône se prépare pour devenir une autoroute fluviale décarbonée
-
Dans un petit village du Groenland, "vivre normalement" et faire fi de la pression américaine
-
Coup d'envoi des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis
-
Dans la forêt finlandaise, l'armée réapprend à poser des mines
-
NBA: Wembanyama porte San Antonio contre Dallas, premiers pas de Yabusele avec Chicago
-
L'Arménie aux prises avec la désinformation russe avant les législatives
-
JO-2026/Patinage: Cizeron et Fournier Beaudry à l'assaut de l'or, Malinin seul au monde
-
Turquie: à la frontière iranienne, Fevzi rêve de changer de voisin
-
Amazon brille par ses résultats mais inquiète avec des dépenses records pour l'IA
"Wetware", ces mini-cerveaux humains utilisés dans des ordinateurs
Dans un laboratoire de Vevey, en Suisse, un scientifique injecte un liquide riche en nutriments dans des cellules de cerveau humain pour les maintenir en vie: il nourrit ainsi... une nouvelle forme de processeurs pour ordinateurs.
Pas de docteur Frankeinstein ou Folamour pour autant: ce nouveau domaine de recherche - dénommé "biocomputing" ou "Wetware" (logiciel biologique) - a pignon sur rue et vise à exploiter les capacités de calcul mystérieuses du cerveau humain.
Les puces actuelles, à base de silicone, recopient le cerveau et le réseau neuronal humain. "Au lieu de copier, essayons sur les vraies choses", résume simplement auprès de l'AFP Fred Jordan, le cofondateur de la start-up suisse FinalSpark.
L'ingénieur et entrepreneur est persuadé que ce nouveau type de processeur, avec des cellules cérébrales humaines, remplacera un jour les puces artificielles qui soutiennent le boom de l'intelligence artificielle.
Notamment parce que utiliser ces mini-cerveaux pourrait permettre de régler le problème des besoins démesurés en énergie qui accompagnent le développement de l'IA.
"Les neurones biologiques sont un million de fois plus efficaces énergétiquement que les neurones artificiels", estime M. Jordan. Ils peuvent par ailleurs être produits sans limite de quantité en laboratoire, pas comme les puces produites massivement par des compagnies comme Nvidia.
La puissance des mini-cerveaux produits par FinalSpark reste toutefois encore loin de celles des standards informatiques actuels.
- Cellules souches -
Pour fabriquer ces bioprocesseurs, FinalSpark commence par acheter des cellules souches, des cellules de base qui peuvent devenir n'importe quel type de cellule du corps humains en se développant.
Puis les chercheurs transforment ces cellules souches en neurones, qu'ils relient entre eux pour former des amas d'un millimètre de largeur appelés organoïdes cérébraux.
A ce stade, ils correspondent à peu près au cerveau d'une larve de mouche à fruits, selon M. Jordan.
Des électrodes sont ensuite attachées aux neurones, ce qui permet aux scientifiques "d'espionner leurs discussions".
Les chercheurs peuvent alors stimuler les organoïdes cérébraux avec un petit courant électrique. Selon qu'ils répondent ou non à ce stimuli, voici recréés le 1 et le 0 des bits de l'informatique traditionnelle.
Via internet, dix universités sont en train de mener des expérimentations avec les organoïdes de FinalSpark. La petite société diffuse en direct sur son site des images de ses neurones en action.
Benjamin Ward-Cherrier, chercheur à l'Université de Bristol en Angleterre, utilise ainsi des organoïdes dans un robot, dont le but est de distinguer les différentes lettres écrites en braille.
Il y a de nombreux défis, en particulier celui d'encoder les données de manière à ce que l'organoïde puisse les comprendre, puis essayer d'interpréter ce que les cellules "en recrachent", explique-t-il à l'AFP. "Travailler avec des robots est très facile en comparaison."
"Il faut aussi avoir en tête que ce sont des cellules vivantes, ce qui veut dire qu'elles peuvent mourir", ajoute-t-il.
M. Ward-Cherrier en a déjà fait l'amère expérience, contraint avec son équipe de tout reprendre depuis le début lorsqu'un organoïde est mort en plein milieu d'une expérience.
Selon FinalSpark, leurs organoïdes peuvent vivre jusqu'à six mois.
- Question éthique -
Aux Etats-Unis, au sein de l'université Johns Hopkins, la chercheuse Lena Smirnova les utilise pour travailler sur les troubles cérébraux tels que l'autisme et la maladie d'Alzheimer, en espérant découvrir de nouveaux traitements.
Bien que très prometteur, le biocomputing n'est encore qu'"un doux rêve" mais cela pourrait changer drastiquement dans les vingt prochaines années, estime-t-elle auprès de l'AFP.
Une question éthique se pose par ailleurs: jusqu'à quel point le bien-être de ces organoïdes doit-il être pris en compte?
Tous les chercheurs interrogés par l'AFP ont rejeté l'idée que ces cellules - qui ne disposent pas de récepteurs de douleur - puissent s'approcher d'une quelconque forme de conscience.
La façon dont le cerveau en arrive à créer la conscience est par ailleurs inconnue.
FinalSpark collabore néanmoins avec des éthiciens, et rappelle en outre que leurs organoïdes comptabilisent 10.000 neurones, contre 100 milliards pour une personne.
De retour dans le laboratoire, M. Jordan ouvre la porte d'un grand frigo renfermant seize mini-cerveaux connectés par des tubes. Et des lignes apparaissent soudain sur un écran dans la pièce, indiquant une activité neuronale importante.
Les chercheurs ont passé des années à percer ce mystère, mais celui-ci reste entier: "Nous ne comprenons toujours pas comment ils détectent l'ouverture de la porte", avoue M. Jordan.
G.Machado--PC