-
IA: le nouveau modèle de création de vidéo de Bytedance envahit les réseaux
-
Japon: nouvel essai de redémarrage de la plus grande centrale nucléaire du monde
-
Décès d'une patiente aux urgences: l'AP-HP fixée lundi sur son sort, la relaxe requise
-
Détection des PFAS, une nouvelle ligne dans la facture d'eau
-
SpaceX donne la priorité à la Lune pour y établir une base, devant Mars
-
Australie: heurts entre police et manifestants propalestiniens lors de la visite d’Isaac Herzog
-
Ghislaine Maxwell, la complice d'Epstein, témoigne à huis clos au Congrès
-
Trompés, traumatisés: le calvaire des Kényans enrôlés de force par l'armée russe
-
La Bourse de Paris prudente avant des indicateurs américains attendus dans la semaine
-
Thaïlande: Le Premier ministre victorieux grâce au nationalisme
-
Le président israélien en visite en Australie pour un hommage aux victimes de l'attentat de Bondi
-
"Nazi sans prépuce": jugement attendu sur le licenciement de Guillaume Meurice, ex-France Inter
-
Le haut-commissaire au Plan Clément Beaune propose 30% de droits de douane pour la Chine
-
Jimmy Lai condamné à 20 ans: décryptage de sa peine
-
"Je veux rentrer": abandonnés au Cap-Vert, les marins indonésiens veulent leur salaire
-
NBA: les Knicks s'imposent largement chez les Celtics, Leonard grandiose avec 41 points
-
Au Bangladesh, dernier jour de campagne avant les législatives de jeudi
-
Venezuela: l'opposition dénonce l'enlèvement d'un de ses chefs tout juste sorti de prison
-
Venezuela: trois opposants libérés à l'avant-veille du vote d'une loi d'amnistie générale
-
Ghislaine Maxwell, la complice de Jeffrey Epstein, témoigne à huis clos devant le Congrès
-
Instagram et YouTube rendent-ils les jeunes accros? Début des débats devant des jurés californiens
-
A Wine Paris, trois jours de salon pour contrer les multiples crises du vin
-
Japon: la Première ministre Takaichi a les coudées franches après son pari électoral réussi
-
Super Bowl: les Seahawks triomphent des Patriots, Bad Bunny festif avec un message d'unité
-
JO: Cizeron et Fournier Beaudry entrent en scène
-
Super Bowl: Bad Bunny festif sans attaquer Trump, qui l'insulte publiquement
-
Hong Kong: le magnat de la presse prodémocratie Jimmy Lai condamné à 20 ans de prison
-
Coup d'envoi donné au Super Bowl, entre Patriots, Seahawks et Bad Bunny
-
Hong Kong: la peine du magnat de la presse prodémocratie Jimmy Lai annoncée lundi
-
Les Portoricains fiers de voir l'un des leurs, Bad Bunny, tenir la vedette au Super Bowl
-
JO: Malinin et les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipes
-
L1: le PSG retrouve des couleurs et assomme l'OM
-
Athlétisme: Un 3.000 record pour Yann Schrub, Femke Bol déjà solide pour sa première sur 800 m
-
Angleterre: Manchester City terrasse Anfield et ne lâche pas Arsenal
-
JO-2026: les hockeyeuses françaises pratiquement éliminées après leur défaite face à la Suède
-
JO: le rêve envolé de Vonn, premier titre pour les Bleus en biathlon
-
JO: "Une grosse responsabilité, une preuve de confiance" pour Julia Simon
-
ATP 250 de Montpellier: Auger-Aliassime conserve son titre
-
Environ 180 Palestiniens ont quitté Gaza vers l'Egypte en une semaine
-
Le Premier ministre thaïlandais revendique sa victoire aux législatives
-
JO: le biathlon français placé sur orbite grâce à son relais mixte en or
-
Pakistan : le festival des cerfs-volants fait son grand retour à Lahore
-
JO: le relais mixte en biathlon en or, premier titre de la France à Milan Cortina
-
Japon: Sanae Takaichi, une "dame de fer" à la barre du pays
-
Législatives au Japon: majorité écrasante pour le parti de la Première ministre, débâcle de l'opposition
-
L'Ethiopie somme l'Erythrée de "retirer immédiatement ses troupes" de son territoire
-
Ski: Vonn chute, sa compatriote Breezy Johnson championne olympique de descente
-
JO: lourde chute pour Vonn, première médaille pour les Bleus
-
JO-2026: lourde chute pour Vonn, première médaille pour les Bleus
-
JO: le fondeur Desloges offre la première médaille à la France, en argent, Klaebo en or
Bronchiolite: avantage au Beyfortus face à son concurrent Abrysvo, selon une étude
Mauvaise nouvelle pour Pfizer: son vaccin anti-bronchiolite, Abrysvo, fait moins bien chez les bébés que son principal concurrent, le Beyfortus d'AstraZeneca et Sanofi, selon une étude, alors que nombre de pays hésitent sur le meilleur traitement à déployer.
Les deux traitements sont efficaces. Mais les bébés immunisés par Beyfortus ont 25% de risque en moins d'être hospitalisés par rapport à ceux ayant bénéficié d'Abrysvo, selon des travaux menés à partir de données sur des dizaines de milliers de nourrissons français et publiés dans le Jama, l'une des principales revues médicales.
L'enjeu est de taille, sur le plan sanitaire comme économique.
La bronchiolite touche chaque année de nombreux bébés dans le monde, le plus souvent causée par le virus respiratoire syncytial (VRS). Si elle est généralement sans gravité, elle en envoie certains à l'hôpital.
Or, des traitements efficaces sont récemment apparus pour protéger contre les infections aux VRS, marquant l'une des grandes innovations médicales des dernières années. Chez les bébés, deux sont en concurrence directe: l'Abrysvo, de l'américain Pfizer, et le Beyfortus, développé par le britannique AstraZeneca et le français Sanofi.
Leur objectif est identique - empêcher les infections au VRS chez les tout petits ou limiter son ampleur - mais leur principe diffère.
Abrysvo est un vaccin donné vers la fin de la grossesse pour que l'immunité de la mère soit transmise au bébé dès la naissance. Beyfortus s'administre, lui, au bébé à qui il fournit directement les anticorps nécessaires: il ne s'agit donc pas d'un vaccin, qui conduit l'organisme à fabriquer lui-même son immunité.
Ces deux traitements ont déjà bien démontré leur efficacité et leur sécurité, chacun de leur côté, que ce soit à la suite d'essais cliniques ou de données en vie réelle. Mais ils n'avaient jamais été comparés.
- Beyfortus reste coûteux -
Selon les pays, les autorités sanitaires ont fait différents choix. Certains, comme l'Argentine ou le Royaume-Uni, ont organisé leurs campagnes d'immunisation autour de l'Abrysvo, d'autres, comme l'Allemagne et l'Espagne, ont privilégié le Beyfortus.
Un troisième groupe n'a pas choisi. C'est le cas de la France où, l'hiver dernier comme cette saison, Abrysvo et Beyfortus ont largement été proposés, dans les maternités puis, pour le second, aux jeunes bébés. Cela a offert aux chercheurs la possibilité de comparer frontalement les deux médicaments.
L'étude, menée par le groupement Epi-Phare associant l'agence française du médicament (ANSM) et l'Assurance maladie, conclut donc à une efficacité supérieure du Beyfortus.
Non seulement celui-ci fait mieux pour éviter les hospitalisations mais la différence est encore plus marquée pour les issues les plus sévères, mesurées par le nombre de passages en soins intensifs.
Les chercheurs prennent pour autant soin de rappeler qu'Abrysvo fonctionne déjà très bien et qu'une mère l'ayant reçu ne doit pas s'affoler devant un supposé manque d'efficacité.
"Si une mère a déjà reçu le vaccin Abrysvo pendant sa grossesse, il n'y a aucune raison de donner Beyfortus à son bébé: le vaccin le protège bien", souligne auprès de l'AFP l'épidémiologiste Mahmoud Zureik, qui a supervisé l'étude.
Mais ces données pourraient fournir un argument solide aux autorités sanitaires pour privilégier Beyfortus dont, à l'échelle collective, le déploiement réduirait significativement le nombre d'hospitalisations.
L'Abrysvo dispose toutefois encore d'arguments en sa faveur, à commencer par son prix. A plus de 400 euros, Beyfortus est deux fois plus cher. En France, il n'est pas intégralement remboursé, une situation regrettée par nombre de pédiatres, qui affirment que beaucoup de familles y renoncent pour cette raison.
Les deux traitements pourraient garder un rôle complémentaire, d'autant que l'efficacité n'est pas la seule considération: ainsi, la réticence de certains parents à multiplier les vaccinations chez leur bébés pour qui les premiers mois ont déjà un calendrier chargé en la matière.
"Abrysvo offre une alternative aux mères qui préfèrent se faire vacciner plutôt que leurs enfants soient piqués", avance M. Zureik. Il note aussi que sans le vaccin de Pfizer, il faudrait donner du Beyfortus à un plus grand nombre de bébés, ce qui alourdirait la charge des maternités.
P.L.Madureira--PC