-
L'UE prête à approuver la création de centres pour migrants à l'étranger
-
L'Australie recrute son prochain chien sauveteur de koalas
-
Play-offs NBA: les Knicks renversants, les Cavaliers s'effondrent pour débuter la finale à l'Est
-
Pékin annonce des pourparlers avec Washington pour réduire leurs droits de douane
-
Le président de Taïwan affirme que des "forces étrangères" ne peuvent pas choisir l'avenir de l'île
-
Ligue Europa: le quintuplé dans le viseur d'Unai Emery
-
Indonésie: Prabowo annonce un encadrement des exportations de charbon et d'huile de palme
-
Corée du Sud: grève à Samsung à partir de jeudi, au risque de bousculer l'économie
-
Xi et Poutine affirment le caractère "inébranlable" des relations malgré les crises
-
Corée du Sud: grève à Samsung Electronics à partir de jeudi, au risque de bousculer l'économie
-
Moment de vérité pour Emmanuel Moulin, auditionné par le Parlement pour la Banque de France
-
Elections en Nouvelle-Calédonie: le texte poursuit sa course à l'Assemblée
-
Pressée par Trump, l'UE parvient à un accord sur les droits de douane
-
Angleterre: Mikel Arteta, le rebâtisseur des Gunners
-
Moyen-Orient: nouveau coup de chaud sur les marchés obligataires
-
Foot: Arsenal roi d'Angleterre après 22 ans d'attente
-
Le ministre américain de la Justice défend le fonds destiné aux alliés de Trump poursuivis en justice
-
Hantavirus : autour d'Ushuaïa indifférente, la chasse au rat et à l'insaisissable virus
-
Google promet un moteur de recherche qui agit pour vous
-
Soupçon de détournement de fonds publics: Edouard Philippe sous la loupe d'un juge
-
Capture de rongeurs en Terre de Feu pour trouver un éventuel porteur d'hantavirus
-
Laits infantiles: un rapport parlementaire pointe les "lacunes" de l'Etat et des industriels
-
Pour le gouvernement américain, Anthropic risquait de "mettre en danger la vie de soldats"
-
Laits infantiles: un rapport parlementaire français pointe les "lacunes" de l'Etat et des industriels
-
Jugé pour le meurtre de Jonathan en 2004, un criminel allemand redit son innocence
-
Tour d'Italie: Ganna écrase le chrono, Vingegaard se rapproche du rose
-
Moyen-Orient: nouveau coup de chaud sur le marché de la dette publique
-
Tennis: déjà forfait à Roland-Garros, Alcaraz sera aussi absent à Wimbledon
-
Financement du terrorisme: les ex-dirigeants de Lafarge demandent à sortir de prison
-
Ebola: les questions posées par une épidémie singulière
-
Tribune anti-Bolloré: le gouvernement cherche à calmer le jeu et juge la réaction de Canal+ "dispropotionnée"
-
Ukraine : la douleur d'une veuve qui enterre ses filles tuées par un missile russe
-
Au G7 Finances, plaidoyer pour le multilatéralisme malgré les divergences
-
L'Iran met en garde contre toute nouvelle attaque américaine après les propos de Trump
-
Le jeu vidéo "Fortnite" de nouveau disponible sur l'App store d'Apple
-
Trump vs. Massie: le Kentucky vote pour des primaires très suivies
-
Marchés financiers: les taux repartent à la hausse, les Bourses dispersées
-
Foot: Cristiano Ronaldo convoqué avec le Portugal pour son sixième et ultime Mondial
-
Wall Street recule, minée par les taux obligataires
-
Sanctions américaines: CMA CGM et Hapag-Lloyd suspendent leurs livraisons à Cuba
-
Peter Magyar en Pologne pour marquer le retour de la Hongrie dans l'UE
-
Force de Sibérie 2: un gazoduc qui se fait attendre pour unir Chine et Russie
-
Le G7 Finances "réaffirme son engagement envers une coopération multilatérale" face aux risques sur l'économie mondiale
-
Marchés financiers: Wall Street attend Nvidia, l'Europe s'accroche aux espoirs de paix en Iran
-
Consigne sur les bouteilles en plastique: Macron demande au gouvernement d'engager une concertation
-
Macron déplore que l'écologie soit devenue la "cible facile des extrêmes"
-
Hong Kong: une militante défend les commémorations de Tiananmen lors de son procès
-
Stellantis se lance dans la course aux petites voitures électriques à bas prix en l'Europe
-
Angleterre: Pep Guardiola, le génie s'échappe
-
Espagne: l'ex-Premier ministre socialiste Zapatero visé par une enquête pour trafic d'influence
En Zambie, promesses et périls de la ruée vers l'"or rouge"
Du défaut de paiement à la ruée vers son cuivre, la Zambie connaît un retournement spectaculaire, cinq ans après son incapacité à rembourser sa dette au moment du Covid. Aujourd'hui, les puissances mondiales se disputent l'accès à ses vastes réserves d'"or rouge".
La course à l'intelligence artificielle, aux énergies renouvelables et à la défense ont dopé la demande pour ce métal indispensable aux réseaux électriques, centres de données et véhicules électriques.
La Chine, les États-Unis, le Canada, l'Europe, l'Inde et les États du Golfe luttant pour sécuriser leurs approvisionnements, leurs rivalités géopolitiques se manifestent dans la convoitise du cuivre zambien.
"Les investisseurs sont de retour", a lancé le président Hakainde Hichilema à l'assistance de la principale conférence minière du continent, le Mining Indaba, lundi au Cap, en Afrique du Sud.
Plus de 12 milliards de dollars (environ 10 milliards d'euros) ont afflué vers le secteur depuis 2022, d'après lui.
Politiquement stable, à l'image de sa transition politique en douceur en 2021, la Zambie est le deuxième producteur de cuivre d'Afrique, derrière la République démocratique du Congo en proie aux conflits, et le huitième au monde, selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS).
Ce métal, utilisé pour les panneaux solaires et éoliennes, génère environ 15% du PIB de la Zambie et plus de 70% des recettes d'exportation. La production a augmenté de 8% l'an dernier et le gouvernement veut la tripler pour atteindre 890.000 tonnes annuelles d'ici une décennie.
Le secteur minier tire une croissance que le Fonds monétaire international prévoit à 5,8% cette année, faisant de la Zambie une des économies croissant le plus vite du continent.
"Les graines germent et la récolte arrive", a assuré le président Hichilema.
Mais l'expansion rapide de cette industrie très polluante suscite des mises en garde sur les risques pour les populations locales. La crainte est aussi celle d'un modèle exclusivement extractif, sans valeur ajoutée sur place.
- "Nouveau chapitre spectaculaire" -
"Il faut avoir en tête que l'histoire peut se répéter", avertit Daniel Litvin, du groupe Resource Resolutions. Le fondateur de ce think-tank britannique spécialisé dans la résolution des conflits fait référence à la ruée des Européens sur les ressources africaines à l'époque coloniale.
Il existe un risque que les élites s'enrichissent au détriment de la population, d'après lui. Quant aux "récits de partenariat" mis en avant par les grandes puissances, ils peuvent masquer des intérêts sous-jacents, prévient-il.
Les entreprises chinoises dominent depuis longtemps le secteur en Zambie, avec des participations majeures dans des mines et des fonderies clés.
Un autre acteur majeur est le canadien First Quantum Minerals, premier contribuable de Lusaka.
Des investisseurs indiens et du Golfe étendent leur présence, et les États-Unis reviennent après un retrait opéré il y a des décennies.
Washington, qui a constitué des stocks de cuivre, a lancé ce mois-ci le projet "Vault" ("Chambre forte"), une initiative public-privé de 12 milliards de dollars (10 milliards d'euros) pour sécuriser les matières premières stratégiques et réduire sa dépendance envers la Chine.
"On est au début d'un nouveau chapitre spectaculaire à venir dans la manière dont le +monde libre+ s'approvisionne et échange les matières premières stratégiques", a déclaré Mike Kopp, conseiller du secrétaire à l'énergie des États-Unis, au Mining Indaba.
Les droits de douane américains l'an dernier ont contribué à propulser les prix du cuivre à des niveaux record, les entreprises se ruant pour acheter des stocks.
- Le coût de la ruée -
"Le risque, c'est que cette compétition entre grandes puissances se transforme en une course pour sécuriser l'approvisionnement à des conditions servant les marchés et non les populations des pays producteurs", analyse Deprose Muchena, directeur de programme à l'Open Society Foundation, l'organisation philanthropique du milliardaire américain George Soros.
Malgré la richesse de son sous-sol, plus de 70% des 21 millions d'habitants de la Zambie vivent dans la pauvreté, selon la Banque mondiale.
"Le monde découvre le cuivre de la Zambie. Mais le pays vit avec le cuivre et ses conséquences depuis un siècle", souligne Deprose Muchena.
Les dommages environnementaux de l'extraction minière gangrènent de longue date la ceinture de cuivre zambienne.
En février 2025, des dizaines de millions de litres de déchets acides ont été déversés dans la nature par la rupture d'un bassin de résidus d'une mine détenue par une entreprise chinoise près de Kitwe, à environ 285 kilomètres au nord de Lusaka.
Des polluants ont atteint un affluent alimentant le fleuve Kafue, le plus long de Zambie et une source majeure d'eau potable. Des agriculteurs zambiens ont intenté une action en justice, demandant 80 milliards de dollars d'indemnisation et de réhabilitation.
"Est-ce que ce nouveau boom sera différent ? Il faudrait que la gouvernance et la place accordée aux droits des populations locales soient centrales", juge Deprose Muchena. "Qu'il ne soit pas seulement question de sécurité des chaînes d'approvisionnement."
V.F.Barreira--PC