-
Le travailliste Andy Burnham facilement élu député, en position de défier Starmer
-
Khamenei approuve l'accord avec Washington, incertitude sur le début des pourparlers
-
"Dernier voyage": les Etats-Unis disent au revoir à Air Force One, en attendant un modèle qatari
-
La justice se prononce sur le renvoi en procès pour viol du footballeur Achraf Hakimi
-
Colombie: accord de paix avec le gouvernement Petro, une centaine de guérilleros déposent les armes
-
Face à la déferlante chinoise, les Européens cherchent la parade
-
Mondial-2026: la Suisse cartonne et se relance, le deuxième round est lancé
-
Cuba annonce un virage économique historique
-
A la gare de l'Est à Paris, des centaines de voyageurs dans l'attente et la chaleur à cause d'une panne électrique
-
Mondial-2026: la Suisse se réveille sur la fin et écrase la Bosnie 4-1
-
Scandale financier au Brésil : un sénateur proche de Lula perquisitionné
-
La quarantaine levée pour presque tous les passagers du navire touché par l'hantavirus
-
Marchés mondiaux: les Bourses saluent l'accord Iran-USA, le pétrole hésite
-
Wall Street clôture en hausse, soulagée par la signature de l'accord Iran-USA
-
TF1 se déploie sur Netflix et met l'accent sur les fictions
-
Khamenei dit avoir approuvé l'accord avec Washington malgré des réserves, levée du blocus naval américain
-
La SNCF annonce une reprise progressive du trafic ferroviaire gare de l'Est après une panne d'électricité
-
Une "montagne de lumière", emblème choisi pour incarner les Alpes 2030
-
Mondial-2026: après une incertitude pour son visa, l'Ivoirien Wahi pourra jouer contre l'Allemagne
-
Les Etats-Unis lèvent leur blocus naval contre l'Iran
-
Paris: Panne d'électricité sur le réseau au départ de la gare de l'Est, le trafic interrompu jusqu'à 22H00, annonce SNCF Gares et Connexions
-
Tour de Suisse: Romain Grégoire redonne "des couleurs" à Groupama-FDJ
-
La Bourse de Paris termine en hausse, après une nouvelle baisse du pétrole
-
Les plus riches ont un poids "considérable" sur la destruction de la nature, montre une étude
-
Drones, robots, IA: l'Ukraine impose ses leçons de guerre à Eurosatory
-
A VivaTech, la "start-up nation" fait le bilan des années Macron
-
Nigeria: la star de l'afrobeats Davido au cœur d'une polémique en ligne après l'enlèvement d'élèves
-
Antibiorésistance: le CHU de Lyon, premier Français autorisé à produire des bactériophages
-
Protection des dauphins: nouvelle période sans pêche dans le golfe de Gascogne en 2027
-
Wall Street ouvre en hausse, se reprend après la Fed
-
Un mois après le début de l'épidémie d'Ebola en RDC, le bilan dépasse les 200 morts
-
Pologne: interpellation de l'assassin présumé d'un caricaturiste russe
-
Le Niger repousse une nouvelle attaque contre l'aéroport de Niamey
-
Aux discussions pré-COP31 à Bonn, plusieurs États dénoncent des "attaques" sur la science climatique
-
Mondial-2026: une nouvelle affaire de refus de visa prive l'Ivoirien Wahi du choc contre l'Allemagne
-
Souveraineté numérique: la France et l'Europe à l'heure de la bataille des fonds
-
Angleterre: chute des décès du cancer du col de l'utérus grâce à la vaccination
-
Un ex-kiné réputé mis en examen pour viols lors d'examens gynécologiques
-
Mondial-2026: Cristiano Ronaldo, un problème pour le Portugal?
-
Afrique du Sud: le cerveau d'un vaste trafic de cornes de rhinocéros finalement condamné à une amende
-
Plastique: le Parlement européen vote une obligation de recyclage dans les voitures neuves
-
Sophie Binet (CGT) appelle l'Etat à être "au rendez-vous" pour sauver Fibre Excellence
-
La Banque d'Angleterre maintient comme attendu son taux directeur à 3,75%
-
A Gaza, un Mondial de foot doux-amer
-
Trump balaie les critiques après la signature de l'accord avec l'Iran
-
Fête de la musique: LFI accuse de "mensonge" le gouvernement après l'interdiction de son concert
-
Concurrence accrue, tension sur la ressource: les pêcheurs à Cherbourg pour leurs assises
-
En pleine crise existentielle, les métiers de la presse manifestent à Paris
-
Classés sans suite: la plateforme supprime la possibilité aux victimes de nommer leurs agresseurs
-
Maisons France Santé: un soutien pour l'accès aux soins qui fait débat
En Asie centrale, les langues nationales gagnent du terrain face au russe
Le ton est hésitant, mais aidée par sa professeure, Lioudmila Propichtchan enchaîne quelques phrases basiques en kazakh. Pour cette musicienne, maîtriser la langue du Kazakhstan n'a rien d’évident dans cette ex-république soviétique d'Asie centrale où le russe, tout en restant incontournable, décline.
Plus de trois décennies après l'indépendance à la chute de l'URSS, le vent tourne en faveur des langues nationales dans cette région, que Moscou considère encore comme son pré carré mais où les populations se tournent de plus en plus vers leur héritage ancestral.
"Au Kazakhstan, tout le monde ne maîtrise pas le kazakh. J'ai commencé à l'apprendre il y a un mois et demi et mon objectif est de tenir des conversations", explique à l'AFP la quadragénaire.
Dans ce pays de vingt millions d'habitants dont trois millions sont ethniquement russes, seule la moitié de la population utilise le kazakh au quotidien, selon les autorités, conséquence de l'ère soviétique où tout avait été russisé.
Avec Mme Propichtchan, une vingtaine d'autres adultes - dont certains chuchotent pour approfondir des points de grammaire - sont réunis dans une salle de classe à Karaganda, la capitale de la région industrielle éponyme dans le centre du pays.
"A Karaganda, le russe était partout, on n'utilisait pas le kazakh. Maintenant, la langue revit", se félicite Lidia Khan, une étudiante de 68 ans d'une autre classe.
"Les gens s'étonnent que j'apprenne le kazakh à mon âge, je leur réponds que c'est mon pays et que je veux que le kazakh se développe", poursuit-elle.
Yakoub Djamalov, un jeune élu municipal, dit avoir "grandi dans un environnement russophone" mais considère désormais la maîtrise du kazakh comme un "devoir".
- Poutine surpris -
Le recul du russe au profit des langues centrasiatiques est principalement le résultat d'une recomposition ethnique.
La tendance démographique est limpide ces trente dernières années : au Kazakhstan, la part de la population que constituent les citoyens ethniquement russes est passée d'environ 38% à 15%. Elle ne dépasse pas 5% dans les autres républiques centrasiatiques.
Et l'invasion de l'Ukraine, les discours impérialistes de nombreux responsables russes et les appels incessants à la défense des minorités russophones dans les ex-républiques soviétiques ont donné à réfléchir en Asie centrale, accélérant le renforcement des langues nationales, qui n'ont rien en commun avec le russe.
Coïncidence ou non, depuis 2023, il est obligatoire pour les fonctionnaires au Kazakhstan et au Kirghizstan de maîtriser la langue nationale, dont la diffusion dans les médias a été renforcée.
Le parti présidentiel kazakh propose également des cours gratuits, avec des incitations parfois mercantiles.
A Karaganda, les autorités locales organisent des jeux concours comme "Déclare ta flamme en kazakh et gagne un voyage en amoureux" ou "Lis un livre en kazakh et remporte un iPhone".
Sur les réseaux sociaux fleurissent pléthore de chaînes d'apprentissage du kazakh.
Symbole fort, le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a entamé en kazakh à l'automne 2023 sa conférence de presse avec Vladimir Poutine.
Ce bref épisode a semblé surprendre son homologue russe, habitué à ce que ses voisins russophones s'adressent à lui en russe, et provoqué une scène cocasse, la délégation de pontes du Kremlin s'étant précipitée sur les oreillettes.
- Le russe toujours omniprésent -
Mais quand on partage quelque 7.500 km de frontières avec la Russie, difficile de se passer du russe, langue officielle aux côtés du kazakh. Il est toujours omniprésent dans la sphère publique, la culture, l'éducation ou les affaires.
Dans les autres Etats d'Asie centrale issus de l'ex-URSS, la situation est similaire au Kirghizstan: au Tadjikistan, le russe est "langue de communication interethnique", tandis qu'en Ouzbékistan et au Turkménistan, le russe n'a pas de statut officiel mais reste utilisé.
La langue de Pouchkine reste associée à une certaine réussite sociale, donnant accès à des postes plus prestigieux ou permettant aux migrants centrasiatiques d'aller gagner leur vie en Russie.
Pour les jeunes générations, il est compliqué de se passer du russe si l'on veut avoir la meilleure éducation.
Au Kazakhstan, le ministre de l'Education a jugé que l'apprentissage du kazakh à l'école "laissait à désirer", tandis que son homologue kirghiz a regretté le "plus faible niveau d'enseignement en kirghiz", en raison de la piètre qualité des manuels notamment.
La politique linguistique est aussi une question sensible car ces régimes restent proches, voire dépendants, de Moscou.
Chaque proposition en vue de renforcer les langues nationales ou de rebaptiser des rues à consonance russe provoque une levée de boucliers des partisans du Kremlin, qui brandissent le spectre de l'"oppression" des Russes. Rengaine utilisée aussi contre l'Ukraine pour expliquer l'invasion.
Mais le russe devrait garder son statut de lingua franca en Asie centrale : les pays de la région prévoient en effet de signer un traité pour le promouvoir.
T.Vitorino--PC