-
Assurance chômage: en déficit en 2026, l'Unédic souligne que l'Etat doit cesser ses ponctions
-
Thales: encore une "très bonne année" en 2025 et des perspectives soutenues par la défense
-
Avec la guerre au Moyen-Orient, la peur de l'inflation est de retour sur les marchés
-
La veuve de l'ex-chah à l'AFP: "l'avenir de l'Iran ne doit pas être décidé à l'extérieur de ses frontières"
-
Conflit Afghanistan-Pakistan : des dizaines de milliers d'Afghans déplacés, selon l'ONU
-
Guerre au Moyen-Orient: Wall Street flanche à l'ouverture
-
Alerte sur les prix en zone euro, qui risquent de grimper après une remontée en février
-
Tempête dans la "relation spéciale" Washington-Londres, en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales creusent leurs pertes face à la flambée des prix de l'énergie
-
Conflit Afghanistan-Pakistan: plus de 8.000 déplacés Afghans, nouvelles explosions à Kaboul
-
Elisa Pilarski tuée par morsures canines: le procès de son conjoint s'est ouvert
-
L'Iran vise des cibles américaines au Moyen-Orient au quatrième jour de la guerre
-
Moyen-Orient: le ministre de l'Economie se veut rassurant sur l'impact du conflit en France
-
L'inflation en zone euro est remontée juste en dessous de 2% en février
-
F1: Hadjar, Gasly et Ocon attendus au tournant
-
La justice "partiellement favorable" à l'extradition d'un patron de presse sénégalais
-
Norvège: nouveaux chefs d'accusation contre le fils de la princesse Mette-Marit
-
Moyen-Orient: le gouvernement et la Banque de France "suivent de très près" la situation
-
Réchauffement: la biomasse de poissons amputée d'un quart d'ici 2100, selon l'Ifremer
-
A la frontière avec l'Iran, la fuite précipitée des Pakistanais
-
Dette de Casino: les propositions de restructuration dévoilées le 5 mars
-
Guerre au Moyen-Orient: le centre de données, infrastructure cruciale mais très vulnérable
-
Dans une mine de Potosi, les jeunes Boliviens victimes du boom des métaux
-
Le blocage du détroit d'Ormuz, un "gel sans précédent" du commerce maritime mondial
-
NBA: Murray apporte la victoire à Denver, Boston bat Milwaukee malgré le retour d'Antetokunmpo
-
"Le Passage", plongée d'un père dans les abysses de la dépression adolescente
-
En Alsace, des mini-séismes mettent à mal la géothermie
-
Argentine: huit ans après, le procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies
-
Coupe de France: faux-pas interdit pour Marseille contre Toulouse, choc Lyon-Lens
-
Elisa Pilarski tuée par morsures canines: le procès de son conjoint s'ouvre mardi
-
Guerre au Moyen-Orient: l'ambassade américaine à Ryad attaquée, le Liban à nouveau bombardé
-
Mode féminine: Dior et Saint Laurent ouvrent le bal des défilés à Paris
-
Pologne: l'heure du verdict pour des médecins accusés de la mort d'une femme suite au refus de l'avorter
-
Trump reçoit Merz, son premier invité depuis le début de la guerre en Iran
-
Espagne: le Real Madrid perd gros sans Mbappé
-
Argentine: première action en inconstitutionnalité contre la réforme du travail de Milei récemment adoptée
-
Au niveau moins quatre d'un parking de Tel-Aviv, la fête juive de Pourim en temps de guerre
-
"Merci madame la présidente": première à l'ONU, Melania Trump préside un Conseil de sécurité
-
Trump vu avec une grande plaque rougeâtre dans le cou
-
Wall Street ne cède pas à la panique face à la guerre au Moyen-Orient
-
Le très tranquille Koweït aspiré par la guerre au Moyen-Orient
-
Procès Paty en appel: entre six et 15 ans d'emprisonnement prononcés contre quatre hommes
-
IA: Anthropic peut-il survivre à sa répudiation par le gouvernement Trump?
-
Iran: les perturbations aériennes vont durer jusqu'à "plusieurs semaines", selon Aéroports de Paris
-
Salon du livre de Paris: opposé au partenariat avec Amazon, le Syndicat de la librairie se retire
-
Londres assure que ses bases à Chypre ne seront pas utilisées par les Etats-Unis
-
En entreprise, les femmes plus nombreuses à se dire en "mauvaise santé mentale", selon une étude
-
Un an après le cyclone Garance, toujours "la débrouille" pour des habitants sinistrés à La Réunion
-
Le port de Berbera, atout à risque du Somaliland après sa reconnaissance par Israël
-
Macron présente une évolution majeure de la dissuasion nucléaire, ouverte sur l'Europe
Les auteurs de la "fatwa numérique" contre Samuel Paty de nouveau condamnés
Les deux auteurs de la cabale en ligne contre Samuel Paty ont été condamnés lundi en appel à dix et quinze ans de réclusion criminelle, la famille du professeur d'histoire-géographie se félicitant que cette "fatwa numérique" ait été reconnue et sévèrement punie par la cour d'assises spéciale de Paris.
La peine la plus lourde, une confirmation de la première instance, a été prononcée contre le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, aujourd'hui âgé de 66 ans, coupable d'association de malfaiteurs terroriste, comme Brahim Chnina, 54 ans.
Ce père d'élève a en revanche vu la cour abaisser sa condamnation à dix ans de réclusion (13 en 2024), pour avoir été l'autre chef d'orchestre de cette campagne de haine qui ne s'était pas interrompue jusqu'à l'assassinat du professeur par un jihadiste tchétchène de 18 ans, le 16 octobre 2020, près du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).
Les avocats des proches de l'enseignant ont toutefois exprimé leur "incompréhension" devant le sort réservé à deux proches de l'assassin, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans.
"C'est donc une décision contrastée" mais "la sanction criminelle de la fatwa numérique est maintenue et c'est un pas historique pour la justice française", a commenté Thibault de Montbrial, l'avocat d'une des soeurs du professeur, Mickaëlle.
- "Justice discriminatoire" -
Ce verdict "marquera l'histoire judiciaire s'agissant des professeurs et de ce qu'on peut lancer sur les réseaux sociaux", a renchéri Virginie Le Roy, conseil des parents du professeur et de Gaëlle, son autre soeur. Samuel Paty a été décapité par Abdoullakh Anzorov pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet lors de son cours sur la liberté d'expression.
Si Brahim Chnina "accepte la peine prononcée", selon son conseil Frank Berton, Abdelhakim Sefrioui, à qui la présidente de la cour d'assises a refusé de donner la parole après le verdict, va se pourvoir en cassation.
Cette décision est "la condamnation de toute la communauté musulmane française par une justice discriminatoire", a tancé l'un de ses avocats, Me Francis Vuillemin.
Plus mesuré, son confrère Vincent Brengarth a estimé que la lourde condamnation de son client quand celle des trois autres co-accusés ont été abaissées, "permettait à la justice antiterroriste de ne pas perdre la face dans ce dossier".
Azim Epsirkhanov et Naïm Boudaoud, poursuivis pour avoir véhiculé Anzorov et l'avoir aidé à se procurer des armes avant son crime, ne présentent pas des profils d'islamistes radicaux. Ils ont cette fois convaincu la cour qu'ils n'avaient pas eu conscience de la dérive jihadiste ni du projet d'attentat d'Anzorov. Ce dernier avait été abattu par la police qu'il menaçait après son crime.
- Le témoignage de Nuñez en cassation ? -
Durant le procès, Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui ont adopté des postures divergentes, le premier exprimant sa "honte" quand le second restait droit dans ses bottes militantes au risque de sembler manquer d'empathie envers Samuel Paty et ses proches, affirmant qu'il avait été animé par sa lutte contre la discrimination des musulmans et en aucun cas par son rejet du blasphème et des caricatures.
L'assassinat de Samuel Paty avait jeté l'effroi alors que se tenait à Paris le procès des attentats de janvier 2015, notamment contre la rédaction de Charlie Hebdo qui venait de republier ses caricatures. Il avait traumatisé les enseignants.
Les débats devant la cour ont été marqués par des incidents procéduraux exceptionnels: deux magistrates écartées après la mise en cause de leur impartialité; un ministre, Laurent Nuñez, qui écrit directement à la présidente de la cour pour rectifier son témoignage. Ce dernier épisode sera à coup sûr un des moyens utilisés par Abdelhakim Sefrioui en cassation.
Nogueira--PC