-
Mondial-2026: le Canada débute par un nul contre la Bosnie
-
Les Bourses mondiales terminent en hausse, saluent les débuts de SpaceX à Wall Street
-
SpaceX, l'entreprise qui promet Mars, en cinq moments forts
-
Wall Street en hausse, table sur un accord USA-Iran et salue l'entrée en Bourse de SpaceX
-
Mondial-2026: la Roja est "favorite", affirme Grimaldo à l'AFP
-
Mondial-2026: en pleine ferveur autour du ballon rond, le Canada lance la compétition sur son sol
-
L'Iran juge un accord avec les Etats-Unis proche malgré les divergences avec Trump
-
"L'Albanie n'est pas à vendre" scandent à Tirana, les manifestants... et le Premier ministre
-
Victoire partielle pour Blake Lively dans sa bataille judiciaire avec Justin Baldoni
-
Patinage: Cizeron et Fournier Beaudry rempilent, cap sur les JO-2030
-
Adopter l'IA: à Lille, entreprises et chercheurs échangent sur ses usages concrets
-
Foot: la médaille de Pelé au Mondial-1958, mise aux enchères, devrait atteindre les 500.000 livres
-
Finale NBA: rebond obligatoire pour Wembanyama et les Spurs après l'humiliation
-
SpaceX décolle au Nasdaq après la clôture en hausse des Bourses en Europe
-
Aux Etats-Unis, le Mondial s'ouvre dans une ambiance en demi-teinte
-
La fortune d'Elon Musk franchit le seuil symbolique de mille milliards de dollars
-
Le monde politique et du spectacle aux obsèques de Bernadette Chirac à Paris
-
Fleurance accompagne Lyhanna jusqu'à sa dernière demeure
-
Foot: de retour en Ligue 1, Will Still arrive à Auxerre dans un climat tendu
-
Les Bourses européennes tirées par la baisse du pétrole sur fond des promesses de SpaceX
-
Tour Aura: Van Gils remporte la 6e étape, Seixas à l'attaque
-
A Tel-Aviv, la Marche des fiertés retrouve la rue, mais pas encore l'insouciance
-
Venezuela: mines et villages fantômes après l'opération militaire contre des sites contrôlés par les gangs
-
SpaceX prêt à un décollage historique à Wall Street, Elon Musk promet Mars
-
Wall Street en petite hausse, entre SpaceX et espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: après le Mexique, le Canada et les Etats-Unis entrent en scène
-
Inde: un an après la catastrophe d'Air India, les familles endeuillées cherchent toujours à comprendre
-
À Paris, l'œil d'Elton John en collectionneur de photographies
-
Commerzbank : plainte pour soupçons de manipulation de marché dans l'offre hostile d'UniCredit
-
Mort de Nahel Merzouk: la Cour de cassation annule la requalification des faits pour le policier
-
Les marchés mondiaux portés par l'espoir d'un accord imminent entre Washington et Téhéran
-
Fibre Excellence: syndicats et régions déplorent un "début de renoncement" de l'Etat
-
L'OIT adopte un traité inédit pour les travailleurs des plateformes numériques
-
Un fonds américain pourrait entrer au capital du groupe français Eramet, selon le FT
-
Aux Canaries, le pape réitère son soutien aux migrants et les appelle à s'intégrer
-
En France, l'arrivée d'énormes centres de données bouscule les territoires
-
Au Liban, des combattants du Hezbollah enterrés dans des tombes provisoires
-
La Chine confirme retenir un citoyen américain soupçonné d'espionnage
-
Ebola: l'épidémie continue de s'étendre en RDC, dit l'OMS
-
"Nous sommes tous des migrants", dit le pape au dernier jour de son voyage en Espagne
-
Séisme aux Philippines: le bilan révisé à 46 morts et 38 disparus
-
David Hockney, un hymne à la vie en couleurs
-
Décès de Frank Michael, chanteur de charme italo-belge
-
Au large de Mayotte, des amas de "glace de CO2" découverts au fond de l'océan
-
"Pas de Suisse à 10 millions": les Helvètes partagés
-
Bac: les élèves de 1ère planchent sur la nouvelle épreuve de mathématiques
-
La lutte contre le VIH est "mise en danger" par la chute de l'aide internationale, prévient l'ONU
-
La Bourse de Paris prend 2,25%, galvanisée par les espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: avec Montella, la renaissance de la Turquie s'écrit en italien
-
Les Bourses mondiales grimpent, saluent les avancées vers un accord au Moyen-Orient
Sécheresse et crues subites jettent des Afghans désemparés sur les routes
Dans le nord de l'Afghanistan, Marouf attend, ses maigres affaires près de lui, qu'une voiture l'amène vers un autre village, le sien étant frappé d'une telle sécheresse qu'il n'a plus d'autre choix que d'aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs.
La plupart des maisons en terre de son village, à 35 km de Mazar-e-Sharif, sont déjà désertées. Les habitants ont fui "la soif, la faim et une vie sans avenir", explique à l'AFP ce père de famille de 50 ans.
"Nos champs nous ont lâchés. Dans ces conditions, les gens sont forcés de partir", dit-il. "Quand on a des enfants dont on est responsable, comment rester dans un tel néant?"
Plusieurs décennies de guerres ont poussé des millions d'Afghans sur les routes, mais depuis que les talibans ont repris le pouvoir en 2021, la principale cause de déplacement n'est plus politique ou sécuritaire.
En Afghanistan, l'un des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique, presque cinq millions d'habitants ont été affectés et 400.000 déplacés par des événements météorologiques début 2025, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
La majorité des 48 millions d'Afghans, déjà confrontés à l'une des pires crises humanitaires au monde, vivent dans des maisons en terre et dépendent de l'agriculture, directement affectée par la hausse des températures et des phénomènes climatiques extrêmes.
Sur les cinq dernières années, quatre ont été marquées par une sécheresse accrue, tandis que certaines régions ont souffert de crues subites dévastatrices, emportant avec elles maisons, récoltes et bétail.
- "Au bord d'un précipice" -
"Mauvaises récoltes, pâturages secs et sources d'eau qui disparaissent poussent des communautés rurales au bord d'un précipice", alerte l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). "Il devient de plus en plus difficile pour les familles de produire de la nourriture, de gagner un revenu et de rester où elles vivent."
Le nord du pays est le plus touché.
Dans la province de Jawzjan, Abdul Jalil Rassouli a vu son village de Bakawal changer. Là où les melons poussaient comme par magie, il faut désormais en acheter en ville car la terre n'en donne plus.
"Tout revient toujours à l'eau", philosophe M. Rassouli, 64 ans, à l'ombre d'un des rares arbres qui en procure encore. "La pénurie d'eau ravage tout: l'agriculture est dévastée, les arbres dépérissent et on ne plante plus."
Des habitants ont gagné l'Iran et le Pakistan voisins il y a déjà une décennie, dans l'espoir d'un avenir meilleur. Mais beaucoup sont depuis rentrés, chassés de ces pays comme plus de 4 millions d'Afghans depuis fin 2023, selon l'Office international des migrations, quand le Pakistan a débuté des expulsions massives.
De retour, ils ne travaillent pas la terre mais ont des petits boulots.
Abdul Jalil Rassouli espère que le canal de Qosh Tepa, dans les tuyaux depuis des années, permettra d'irriguer les champs à partir de la rivière Amu Darya. Mais celui-ci pourrait encore mettre plus d'un an avant de voir le jour, d'après des responsables talibans.
- "Jamais vu ça" -
Enumérant des projets de barrages et de canaux, Abdul Latif Mansour, ministre de l'Energie et de l'Eau, a reconnu en juillet que "les mesures prises n'ont pas été suffisantes".
"Il y a de nombreux épisodes de sécheresse. Nous devons nous tourner vers Dieu", a-t-il plaidé, alors que les autorités talibanes organisent régulièrement des prières pour la pluie.
Mais celle-ci n'est pas toujours une bonne nouvelle.
En cas de crues subites, la terre asséchée ne parvient pas à retenir l'eau.
Or d'après l'ONU, les précipitations sont arrivées plus tôt que prévu cette année dans le pays, sur fond de températures plus élevées que d'ordinaire, augmentant le risque d'inondations.
En juin, elles ont tout emporté sur leur passage dans la province de Maidan Wardak (centre).
"J'ai 54 ans et nous n'avons jamais vu ça", témoigne Mohammed Qassim, dans le lit craquelé d'une rivière, plein de cailloux.
Wahidullah, 18 ans, a vu son bétail noyé et sa maison endommagée au point de ne plus être habitable.
Sa famille de 11 personnes dort sous une tente sur une parcelle légèrement surélevée avec quelques affaires sauvées des eaux.
Wahidullah ne peut s'empêcher d'imaginer le scénario catastrophe: "en cas de nouvelle inondation, nous n'aurons plus rien du tout et nulle part où aller".
J.Oliveira--PC