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Au menu du jour : soupe, taboulé, viande et compote. Comme chaque midi, Galyna Pelechko, 71 ans, vient déjeuner au sous-sol de la cantine d'un abri humanitaire à Orikhiv, à 60 km de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine.
Depuis plus d'un an, Orikhiv est sous le feu de l'artillerie des forces de Moscou. Mais depuis trois semaines, c'est l'aviation qui la frappe lourdement.
Figée depuis le début de l'invasion russe en février 2022, la ligne de front ici n'est qu'à sept kilomètres au sud de la petite ville, où résident encore un millier d'habitants, contre près de 15.000 avant la guerre.
"Je n'ai pas dormi cette nuit. La première explosion a eu lieu, j'ai sauté dans le couloir, et immédiatement après, il y a eu encore deux autres explosions", raconte Mme Pelechko en prenant son repas.
"Maintenant, ils lancent des bombes à partir d'avions. Dès que le vrombissement de l'avion se fait entendre, il y a une explosion. Si on réussit à se cacher, c'est bien, alors on est en vie, Dieu merci", ajoute-elle.
Dans l'abri situé au sous-sol d'une école, tout est bien organisé. Outre les repas, on peut aussi y prendre une douche, laver son linge, recharger son téléphone, profiter du wifi ou regarder la télévision au chaud.
Près de 80% des immeubles et maisons d'Orikhiv sont détruits ou endommagés, selon la mairie, dont le bâtiment a lui-même été touché.
- "Très effrayant" -
"C'est très triste. Je le vois tous les jours. Je vais au travail le matin, il y a une maison, j'y vais le soir après le travail, il n'y a plus la maison", se désole Svitlana Romachko, 54 ans, bénévole à l'abri humanitaire.
Dans la ville, les bombes russes larguées par avion ont creusé d'imposants cratères, ruinant tout autour.
En plus d'un an, 40 habitants ont été tués et plus de 200 blessés, selon la maire adjointe, Svitlana Mandrytch.
"Nous sommes en première ligne, il ne peut y avoir de défense anti-aérienne ici. Nous les voyons et les entendons, pas seulement les avions, mais aussi les hélicoptères. C'est très effrayant", relate l'élue.
"Nous espérons une contre-offensive (ukrainienne), afin qu'il n'y ait plus autant de bombardements sur notre ville", dit-elle.
Située sur un terrain plat, favorable à une avancée des blindés, la zone d'Orikhiv est stratégique pour Kiev qui dit préparer depuis des mois une contre-offensive d'ampleur pour libérer les territoires occupés.
Depuis plusieurs semaines, les spéculations vont bon train quant à une éventuelle percée en direction de Melitopol, une ville située à environ 80 km au sud d'Orikhiv, occupée par les Russes dès le début de l'invasion.
Une avancée dans sa direction et sa prise permettrait de couper le couloir terrestre conquis par la Russie pour relier son territoire à la Crimée, péninsule ukrainienne annexée par Moscou en 2014.
Depuis Orikhiv, la ligne de front court sur une trentaine de kilomètres vers l'Ouest, jusqu'au bout du réservoir du Dniepr, à Kamianské, d'où une route mène également directement à Melitopol.
- Évacuations et fortifications -
Ici les positions ukrainiennes sont près de Kamianské, traversé par un pont qui mène aux forces de Moscou.
Sur ce pont, des prisonniers ou des corps de soldats sont régulièrement échangés entre les deux camps. Dimanche, des dépouilles ont ainsi été remis de part et d'autre, selon une source militaire de la zone.
Encore plus à l'ouest, à 70 km sur la rive orientale du Dniepr, devenue une ligne de front naturelle, se trouve la centrale nucléaire de Zaporijjia à Energodar, occupée depuis mars 2022 par l'armée russe.
En pleine crainte de l'offensive ukrainienne, les autorités d'occupation installées par Moscou ont annoncé vendredi une évacuation partielle de 18 localités sous leur contrôle dans la région de Zaporijjia, notamment à Energodar.
Selon l'armée de Kiev, les forces russes continuent également à construire des fortifications, installer des barrières antichars et miner des positions dans la direction d'Orikhiv.
Près de Kamianské, le village de Stepnogirsk est aussi sous le feu de l'artillerie russe, et sa mairesse guette la contre-offensive ukrainienne.
"Nous attendons et espérons que les agresseurs seront repoussés au moins jusqu'à la frontière de la Crimée. Et ce sera certainement le cas", assure Iryna Kondratiouk.
Sait-elle quand pourrait débuter l'offensive ? "Dans peu de temps. Du moins, nous l'espérons", répond-elle.
L.Henrique--PC