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Tanzanie: Samia Suluhu Hassan, présidente à l'élection tâchée de sang
Déjà accusée de diriger un régime répressif avant la présidentielle, Samia Suluhu Hassan, investie lundi, voit sa réputation se teinter de sang, après que des manifestations contre son régime ont été violemment réprimées, l'opposition dénonçant des centaines de morts.
Lundi, le quotidien kényan "The Standard" titrait : "Massacre en Tanzanie", avec des photos de corps en Une, derrière celle de Mme Hassan. Bien peu subsiste de la réputation positive de la cheffe de l'Etat, perçue comme une politicienne chevronnée à l'apparence discrète à son arrivée au pouvoir en 2021.
Des centaines de personnes ont, selon l'opposition, été tuées lors de manifestations contre le pouvoir la semaine dernière. Une source diplomatique interrogée par l'AFP évoque même 2.000 morts.
Seuls quelques pays voisins et de la région semblent se réjouir de la victoire électorale de Samia Suluhu Hassan, 65 ans, qui avait été promue à la tête de la Tanzanie au décès de son prédécesseur John Magufuli en 2021.
Les violences dans le pays ont eu un impact jusqu'au Vatican, où le pape a annoncé dimanche prier pour les "nombreuses victimes".
La présidente semblait pourtant n'avoir pris aucun risque pour les élections présidentielle et législatives dans un pays où les soulèvements populaires sont rares.
Outre la mise en place d'un important dispositif sécuritaire, les deux principaux candidats de l'opposition avaient été soit emprisonné, soit disqualifié, des défenseurs des droits humains décrivant ironiquement la présidentielle comme une bataille entre "Suluhu et Samia".
L'ONG Amnesty international avait dénoncé une "vague de terreur" en amont du scrutin, marquée par "des disparitions forcées, des arrestations arbitraires, des actes de torture et (...) des exécutions extrajudiciaires".
Mais tant de répression a fini par pousser la jeunesse dans la rue.
Au final, Samia Suluhu Hassan a été officiellement élue avec près de 98% des voix, selon la commission électorale. Le principal parti d'opposition Chadema, exclu du scrutin, dénonce une "parodie de démocratie", ponctuée de tricheries massives.
- Première présidente -
Un situation qui contraste avec les espoirs qu'avait suscités en 2021 l'arrivée au pouvoir de "Mama", comme la surnomment affectueusement ses partisans. Après la mort soudaine de son autoritaire prédécesseur John Magufuli, Mme Hassan avait assoupli les restrictions instaurées par ce dernier. Certains opposants rentrent d'exil.
"Elle savait que le gouvernement dont elle avait hérité était profondément contre elle, profondément misogyne... donc elle ne pouvait faire confiance à personne. Il y avait beaucoup de paranoïa", estimait récemment un ancien conseiller interrogé par l'AFP.
Née le 27 janvier 1960 à Zanzibar, au sein d'une famille modeste - père instituteur et mère au foyer -, Mme Hassan est diplômée d'un master en "développement économique communautaire" dans le New Hampshire (Etats-Unis).
Elle débute sa carrière au sein du gouvernement de l'île semi-autonome de Zanzibar, où elle travaille d'abord à des fonctions administratives, puis à un poste de responsable du développement.
Toujours à Zanzibar, elle rejoint de le Programme alimentaire mondial de l'ONU en tant que cheffe de projet, puis dirige l'association des ONG de l'archipel, Angoza.
Sa carrière politique démarre en 2000, lorsqu'elle est nommée membre du Parlement de Zanzibar par le parti présidentiel tanzanien Chama Cha Mapinduzi (CCM), au pouvoir depuis l'indépendance. Elle est plus tard élue à l'Assemblée nationale tanzanienne.
Mme Hassan est plusieurs fois ministre: à Zanzibar (Femmes et Jeunesse, puis Tourisme et Commerce) entre 2000 et 2010, et au niveau national à partir de 2014 comme ministre des Affaires de l'Union, auprès de l'ancien président Jakaya Kikwete.
En 2015, elle forme un ticket gagnant - une première pour une femme - avec John Magufuli, qui dirige le pays d'une main de fer. Cinq ans plus tard, le duo est réélu, dans un scrutin marqué par des irrégularités majeures, selon des observateurs indépendants.
"J'ai peut-être l'air polie et je ne crie pas quand je parle", se décrivait en 2020 celle qui n'était encore que vice-présidente, "mais la chose la plus importante c'est que tout le monde comprenne ce que je dis et que les choses soient faites comme je le dis."
Lundi, durant son investiture, Samia Suluha Hassan a appelé à "l'unité et la solidarité", dans un pays profondément morcelé.
P.Cavaco--PC