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Le Nigeria répond à Trump qu'il ne tolère aucune persécution religieuse
Le Nigeria ne tolère aucune persécution religieuse, a assuré mardi le ministre des Affaires étrangères Yusuf Tuggar, en réponse à l'intervention militaire envisagée publiquement par le président américain Donald Trump pour défendre les chrétiens dans ce pays d'Afrique de l'ouest.
Le Nigeria, partagé à peu près également entre un nord majoritairement musulman et un sud à prédominance chrétienne, est en proie à de multiples conflits qui, selon les experts, ont fait des victimes parmi les chrétiens comme parmi les musulmans.
"Nous sommes guidés par ce que dit notre Constitution en matière de la liberté religieuse", a souligné M. Tuggar, lors d'un point presse durant un déplacement à Berlin pour la coopération avec l'Allemagne, active depuis 2011, de l'économie à la culture.
"Et cela montre qu'aucune persécution religieuse ne peut être soutenue d'une quelconque manière par les autorités fédérales, régionales ou locales, c'est impossible", a souligné M. Tuggar, brandissant la constitution d'une main.
"Ce que nous essayons de faire comprendre au monde, c'est qu'il ne faut pas créer un autre Soudan. Le Nigeria compte 230 millions d'habitants (...) c'est le plus grand pays d'Afrique", a-t-il mis en garde.
Selon lui, au Soudan, l'incitation à la partition du pays sur une base religieuse ou tribale n'a rien résolu puisqu'"on cherche aujourd'hui comment résoudre la crise non seulement au Soudan, dans le nord du Soudan, mais aussi dans le sud".
Amputé du Soudan du Sud en 2011, le Soudan est déchiré depuis 2023 par une guerre meurtrière qui a généré une tragédie humanitaire. Le conflit de pouvoir entre l'armée et les paramilitaires, menace de provoquer une nouvelle partition du pays.
"Le Nigeria est probablement la seule ancienne colonie britannique importante qui n'ait pas été divisée de manière significative depuis son indépendance. Toutes les autres grandes colonies du Sud, l'Inde, le Soudan... ont connu des partitions et des sécessions violentes", a exposé à l'AFP Ikemesit Effiong, directeur de recherche au cabinet de conseil nigérian SBM Intelligence.
"Le Nigeria est donc très sensible au fait que si notre diversité peut être une force, elle peut aussi être un ferment de division, de violence et, à terme, de partition", poursuit cet expert.
- Défis sécuritaires -
Le week-end dernier, Donald Trump a agité la menace d’une intervention armée au Nigeria, invoquant une persécution des chrétiens.
Invité à préciser par un journaliste de l’AFP, le président américain a seulement indiqué dimanche "envisager beaucoup de choses" et ajoutant : "Ils tuent les chrétiens et ils les tuent en très grand nombre. Nous n'allons pas laisser ça se produire".
Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu lui a ensuite proposé une prochaine rencontre.
"Aucun chrétien n'est persécuté au Nigeria", a objecté devant la presse lundi le chef d'état-major nigérian Olufemi Oluyede. "Le terrorisme est un problème mondial" et "si certains pays sont prêts à soutenir le Nigeria, nous sommes prêts à les accueillir pour qu'ils nous aident (...). ", a-t-il ajouté, en marge d’une réunion avec le conseiller à la sécurité nationale (NSA).
Dimanche sur X Daniel Bwala, conseiller en communication de la présidence nigériane avait salué l'aide apportée par le président Trump en autorisant la vente d’armes au Nigeria et qui donne des résultats, selon lui, contre le terrorisme.
Pays pétrolier, le Nigeria est confronté à plusieurs défis sécuritaires.
Dans le nord-est du pays, l’insurrection jihadiste de Boko Haram, active depuis 2009, a fait plus de 40.000 morts et forcé plus de deux millions de personnes à fuir leurs foyers, selon les chiffres des Nations unies.
Elle s'est étendue ces dernières années dans les zones limitrophes au Niger, au Cameroun et au Tchad voisins, entraînant la création d'une coalition militaire régionale afin de combattre les islamistes armés.
Dans le nord-ouest et le centre du Nigeria, des gangs criminels, appelés "bandits" par la population, sèment la terreur, attaquant des villages, enlevant des habitants et incendiant des maisons après les avoir pillées.
Des affrontements sanglants entre agriculteurs majoritairement chrétiens et éleveurs peuls musulmans ont aussi ensanglanté l'Etat du Plateau et d'autres Etats du "Middle Belt" nigérian. Même si le conflit semble s'articuler autour de questions ethniques et religieuses, ses causes profondes résident dans la mauvaise gestion foncière et l'absence d'autorité dans les zones rurales, selon des experts.
Des groupes séparatistes résident aussi dans le sud-est du pays depuis des années.
burs-sn/ks/clr
E.Ramalho--PC