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En Corse, les agents de l'Etat formés pour mener le combat contre "la mafia"
Un combat contre "des adversaires rudes, coriaces, riches": face à "la mafia" les services de l'Etat en Corse ont lancé une campagne de formation de 1.000 agents publics pour qu'ils signalent toute tentative de pression et "les signaux faibles" d'une présence criminelle dans leur activité.
Il s'agit d'expliquer "comment les agents de l'Etat peuvent être confrontés et doivent réagir à la criminalité organisée", résume Arnaud Vieules, coordonnateur pour la sécurité en Corse, lors de la troisième séance de sensibilisation réalisée devant 80 agents de la Direction départementale des territoires (DDT) et à laquelle l'AFP a pu assister en exclusivité.
La séance de deux heures débute par une présentation de la criminalité insulaire, composée d'"une vingtaine de bandes criminelles" avec "3, 4, 5 bandes criminelles qui cohabitent à Ajaccio" et "à peu près aucune règle outre l'appât du gain, l'amitié ou la rancoeur", explique ce sous-préfet détaché de la police.
Cette criminalité peut être qualifiée de "mafia" parce que "les groupes criminels ont le souci d'un ancrage social et économique qui les amène à investir sur ce territoire en captant (..) notamment la commande publique" avec "des acteurs politiques plus ou moins contraints", ajoute-t-il.
Concernant leurs revenus illicites, "le dénominateur commun initial est le trafic de stupéfiants", qui est "à un niveau élevé sur ce territoire", sans "points de deal" mais avec "une ubérisation de la distribution de la drogue via les réseaux sociaux ou WhatsApp", souligne-t-il. Il évoque également "les jeux clandestins, dans certains cafés, qui rapportent beaucoup de cash".
Ensuite, ils "investissent dans l'économie réelle", notamment "l'immobilier, le foncier, le tourisme, la restauration, la batellerie, le commerce, la distribution, les déchets" et dans "le secteur agricole, avec des mécanismes de fraudes", développe-t-il.
- Collectif puissant -
Dans ces secteurs, "vous, agents de l'Etat" pouvez être confrontés aux "pressions, à l'oppression, à la corruption", à des "conflits d'intérêts", à des "services parfois poreux" ou à une "ambiguïté hiérarchique" quand "la personne en qui vous avez le moins confiance est votre responsable immédiat".
Mais "vous pouvez être des capteurs de situations inappropriées", des "contributeurs de cette lutte contre la mafia", a-t-il avancé en rappelant que "tous les agents de l'État ont l'obligation de signaler les infractions détectées".
Signalement qui peut se faire "par voie hiérarchique", directement au procureur ou en contactant la coordination pour la sécurité forte de 14 agents, via notamment un mail dédié ([email protected]).
"Y compris les signaux faibles que vous pourrez détecter", dit-il, assurant qu'"il n'y a pas de mauvais signalement" et que "les sources sont sacrées" et protégées "par une confidentialité absolue".
Interrogé par un agent sur ces "signaux faibles", il précise que "voir apparaître dans votre environnement professionnel un acteur de la criminalité organisée", même dans des "démarches normales", doit être signalé. Et puis, "à chaque fois que vous êtes capables de dire +ça ne va pas, il n'y a peut-être pas d'infraction, mais ce n'est pas logique, pas rationnel+".
"Si on appliquait au niveau des services de l'État systématiquement la même réglementation pour tous et de la même manière, je pense que déjà, on résoudrait un certain nombre de sujets", a lancé un agent sous les applaudissements de ses collègues.
Interrogé par l'AFP, un autre agent, sous couvert d'anonymat comme tous ceux présents, s'est dit "agréablement surpris de cette formation", "intéressante et nécessaire", jugeant parfois "compliqué de passer par sa hiérarchie, surtout quand on sait que c'est l'État qui est en faute".
Quand "il y a une infraction et qu'il n'y a pas de suite, c'est souvent par manque de moyens mais parfois, par pression politique", a-t-il précisé. "Dans ces cas-là, ça serait bien de nous dire +tu as bien fait ton travail mais on ne peut rien faire+. Ca nous permettrait d'être moins frustrés".
"On a en face de nous des adversaires rudes, coriaces, riches, pas faciles à neutraliser, c'est une réalité, un combat. La mafia, c'est cet ancrage-là très puissant" mais "ce qu'on vous offre aujourd'hui, c'est la capacité de renforcer la cuirasse. Si le collectif est mobilisé, on est bien plus puissant que la criminalité organisée", conclut le coordonnateur.
G.Machado--PC