-
Brésil : le cacique Raoni est sorti de l'hôpital où il avait été admis en soins intensifs
-
Hantavirus: la mission à Ushuaïa a capturé environ 150 rongeurs, analyses à venir
-
Une ingénieure chevronnée va diriger le canal de Panama
-
La Californie ordonne un plan de réponse sur l'impact de l'IA sur l'emploi
-
Le territoire du Comminges au chevet de l'usine Fibre Excellence menacée de liquidation
-
Etats-Unis: Meta, Snap, TikTok et YouTube s'entendent avec un district scolaire pour éviter un procès
-
Drones: en Haute-Marne, un concours militaire international pour progresser ensemble
-
Macron réunit mardi "l'Equipe de France de l'électricité" pour accompagner l'électrification
-
Turquie: la justice suspend la direction du principal parti d'opposition
-
Trump voit ses projets malmenés au Congrès par sa majorité
-
Tribune anti-Bolloré: Javier Bardem, Ken Loach et Mark Ruffalo parmi les nouveaux signataires
-
Spotify va mettre de côté des places de concert pour les super fans
-
Chine: le Congrès mondial des drones met en avant la domination chinoise
-
Atlantique: saison des ouragans moins intense que la normale en vue, selon les Etats-Unis
-
Les républicains au Congrès prêts à défier Trump sur sa salle de bal
-
Moyen-Orient: le gouvernement amplifie les aides sans détailler les économies à venir
-
La Bourse de Paris recule, emportée par les actualités de Stellantis et d'Airbus
-
Roland-Garros: un choc vintage pour Fils, une tête de série pour Boisson
-
Ligue des champions: Ousmane Dembélé "n'a pas de doute" sur sa présence en finale
-
Zones à faibles émissions: une mesure à sévérité variable
-
Carburants: ce qu'il faut retenir des annonces du gouvernement
-
Le marché pétrolier basculera en "zone rouge" cet été sans solution au Moyen-Orient, prévient l'AIE
-
Cinéma: Alain Chabat déplore le "coup de pression à deux balles" du patron de Canal+ (à l'AFP)
-
Marchés: prudence sur les marchés après la saison des résultats
-
Tour d'Italie: Segaert s'impose, journée parfaite pour la formation Bahrain
-
Groupe ADP confiant pour le trafic estival des aéroports parisiens
-
Le chef de l'armée pakistanaise attendu en Iran, situation "sur le fil" pour Trump
-
Les Bourses européennes prudentes après Nvidia
-
Prix en rayon: la commission d'enquête du Sénat étrille les distributeurs, qui dénoncent un "procès à charge"
-
Les plongeurs italiens morts aux Maldives ont pu se tromper de sortie
-
"Je me suis surprise moi-même": l'athlé, le pari nécessaire de Cassandre Beaugrand
-
Crash du Rio-Paris: Airbus et Air France condamnés en appel pour une "catastrophe annoncée"
-
L'emblématique 2CV "est de retour", en version électrique, annonce Stellantis
-
Moteur du Scaf: "excellente" coopération franco-allemande, selon Safran
-
Coupe de France: une finale comme un supplice pour Nice
-
L'épidémie d'Ebola se propage en RDC, des cas signalés au Sud-Kivu
-
Marchés: repli des Bourses en Europe et à Wall Street malgré Nvidia
-
La Cour internationale de Justice estime que le droit de grève est protégé par un traité de l'Organisation internationale du travail
-
Espagne: la justice interdit le registre national des logements touristiques du gouvernement
-
Le volley "a besoin que les Français reviennent", dit le néo-Tourangeau Earvin Ngapeth
-
Stellantis: 60 milliards d'euros d'investissements avec l'Amérique du Nord en tête
-
Wall Street dans le rouge, peu emballée par les résultats de Nvidia
-
Ben Gvir, ministre et impétueuse star de l'extrême droite israélienne
-
Mondial-2026: avec son "aura", Manuel Neuer de retour avec l'Allemagne
-
Santé au travail: le gouvernement attentif aux nouveaux arrivants, à la santé mentale et aux violences sexistes
-
Airbus et Air France condamnés en appel pour le crash du Rio-Paris en 2009
-
Samsung: les salariés de la division puces recevront une prime moyenne de 338.000 dollars
-
Stellantis annonce un plan d'investissements de 60 milliards d'euros sur 5 ans
-
Ebola en RDC: un premier cas signalé au Sud-Kivu où l’épidémie se propage
-
Trois associations saisissent la justice contre les "carences" de l'Etat dans la lutte contre les PFAS
Un porte-avions américain arrivé dans le Golfe, l'Iran met en garde contre une intervention
L'Iran a mis en garde lundi contre une intervention américaine après le récent mouvement de contestation réprimé dans le sang, au moment où les Etats-Unis renforcent leur présence dans la région, où un porte-avions est arrivé.
Parallèlement, alors que le pays reste depuis 18 jours coupé d'internet, le difficile travail de décompte des morts se poursuit. Une organisation de défense des droits humains a fait état d'un nouveau bilan de près de 6.000 morts, et dit enquêter sur des milliers d'autres possibles décès.
Donald Trump avait annoncé la semaine dernière le départ vers le Golfe d'une "armada" navale américaine, maintenant la pression sur Téhéran qu'il a plusieurs fois menacé de frapper.
Le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés au Moyen-Orient, "pour promouvoir la sécurité et la stabilité régionales", a annoncé lundi le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
- "Qui sème le vent" -
"L'arrivée d'un tel navire de guerre ne va pas affecter la détermination de l'Iran", a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
"La République islamique d'Iran a confiance en ses propres capacités", a-t-il ajouté.
L'Iran et Israël se sont livré en juin 2025 une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque israélienne sans précédent contre des installations militaires et nucléaires et des zones habitées. Les Etats-Unis s'étaient joints à l'offensive de leur allié israélien en frappant trois sites nucléaires.
Symbole des tensions, les autorités iraniennes ont déployé dans le centre de Téhéran un immense panneau d'affichage anti-américain montrant un porte-avions ciblé par des frappes aériennes.
"Qui sème le vent récolte la tempête", affirme le slogan traduit en anglais.
"La puissance navale de l'Iran n'est pas seulement défensive, elle constitue aussi un pilier de stabilité dans la région", a averti le commandant de la marine iranienne, Shahram Irani, cité par l'agence de presse officielle Irna.
Au Liban, le Hezbollah pro-iranien a organisé lundi un rassemblement en soutien à la République islamique, son dirigeant, Naïm Qassem, estimant qu'"une guerre contre l'Iran embraserait la région".
De leur côté, les Emirats arabes unis, qui accueillent une base aérienne américaine dans le voisinage de l'Iran, ont déclaré qu'ils n'autoriseraient pas l'usage de leur territoire pour des attaques contre Téhéran.
- Nouveau bilan -
Sorti affaibli de la guerre de juin 2025, le pouvoir iranien a étouffé par une violente répression les récentes manifestations. Initié en décembre par des commerçants contre le marasme économique, le mouvement avait pris le 8 janvier une vaste ampleur, posant à la République islamique son plus grand défi depuis sa création en 1979.
Après le blocage ce jour-là de l'accès à internet, le pays reste aujourd'hui largement coupé du monde, a souligné lundi l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, pour qui la mesure vise à "masquer l'ampleur de la répression meurtrière contre les civils".
Le guide suprême, Ali Khamenei, est apparu pour la dernière fois en public le 17 janvier, avertissant que les autorités "briseraient le dos des séditieux".
Selon Human Rights Activists News Agency (HRANA), 5.848 personnes ont été tuées au cours du mouvement de contestation, dont 5.520 manifestants, 77 mineurs, 209 membres des forces de sécurité et 42 passants.
L'organisation examine 17.091 autres possibles décès, les défenseurs des droits humains mettant en garde contre un bilan qui pourrait être bien plus élevé que celui déjà confirmé.
HRANA a aussi fait état d'au moins 41.283 arrestations.
Le ministère de la Santé iranien a exhorté lundi les personnes blessées lors des manifestations à se rendre à l'hôpital, alors que, selon les ONG, les forces de sécurité y ont procédé à de nombreuses arrestations de protestataires.
Dans le même temps, la télévision d'Etat a diffusé ces dernières semaines au moins 240 prétendus "aveux" de contestataires, d'après HRANA, une pratique dénoncée notamment par Amnesty International et les Nations unies.
La semaine dernière, les autorités iraniennes ont donné leur premier bilan total, de 3.117 morts, dont la grande majorité (2.427) sont selon elles des forces de sécurité ou passants, et non des "émeutiers" comme elles qualifient les manifestants.
La chaîne d'opposition Iran International, basée à l'étranger, recense pour sa part plus de 36.500 personnes tuées, citant notamment des documents classifiés et des sources sécuritaires.
Rome a exhorté lundi l'Union européenne à inscrire les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique accusée par des ONG d'être à l'avant-garde de la répression, comme "organisation terroriste", comme l'ont déjà fait le Canada et les Etats-Unis.
O.Gaspar--PC