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Corée du Sud: Yoon Suk Yeol, le pari perdant
Propulsé à la tête de la Corée du Sud sans aucune expérience politique, Yoon Suk Yeol s'est brûlé les ailes en se risquant à un coup de force qui a précipité sa descente aux enfers.
Sa condamnation jeudi à la prison à vie doit permettre d'enfin clore le chapitre de la loi martiale qu'il avait brièvement déclarée la nuit du 3 au 4 décembre 2024, dans une tentative désastreuse de mettre fin à une présumée "dictature parlementaire" de l'opposition.
Ancien procureur superstar, Yoon, 65 ans, a enchaîné les déconvenues après sa victoire lors de la présidentielle la plus serrée de l'histoire du pays en 2022.
Eclaboussé par des scandales à répétition jusque dans son cercle le plus proche, fragilisé par une débâcle électorale de son camp aux législatives, son mandat est calamiteux, même s'il parvient à consolider l'alliance avec les Etats-Unis, essentielle face à la Corée du Nord qu'il abhorre.
Il se rapproche également du Japon, malgré un fort ressentiment national contre l'ancienne puissance coloniale.
Conservateur et ouvertement antiféministe, il est successivement suspendu, arrêté -- au deuxième essai des autorités --, destitué puis remplacé par son rival démocrate Lee Jae Myung dans les six mois suivant son coup de force. Une chute aussi fulgurante que fut l'ascension de ce novice de la politique.
- Une carrière au parquet -
Car avant d'accéder au poste suprême, Yoon Suk Yeol, né à Séoul le 18 décembre 1960 de parents universitaires, effectue toute sa carrière au parquet, où il acquiert une réputation de pourfendeur de dirigeants.
Il inscrit le nom de l'ex-présidente Park Geun-hye à son tableau de chasse en jouant un rôle-clé dans l'enquête pour abus de pouvoir et corruption qui aboutit en 2017 à sa destitution, puis à son incarcération. Yoon deviendra par la suite le deuxième chef d'Etat du pays à se voir destitué, après celle dont il provoqua la déchéance.
Egalement en 2017, il est nommé procureur de Séoul. Sous sa direction, le parquet met en examen pour malversations en tout genre une centaine de dignitaires, dont un ex-président, un ex-ministre et plusieurs ex-chefs des services secrets. Plusieurs suspects se suicident en prison.
Il devient procureur général en 2019. Deux ans plus tard, surfant sur sa grande popularité, il démissionne, annonce sa candidature à la présidentielle et rejoint le Parti du pouvoir au peuple (PPP, droite).
Il promet de supprimer le ministère de l'Egalité des sexes, à l'avant-garde du progrès pour les Sud-Coréennes depuis 2001. Un engagement qu'il ne pourra jamais honorer, faute de majorité parlementaire.
A la présidence, sa réputation est vite ternie par une série de scandales. A commencer par la bousculade de Halloween à Séoul en octobre 2022 qui fait plus de 150 morts. Le drame est imputé à une cascade de négligences de la part des autorités.
- "Marie-Antoinette" -
On lui reproche d'abuser de son droit de veto, notamment pour bloquer une enquête parlementaire sur une affaire de manipulation de cours impliquant son épouse Kim Keon Hee.
La réputation de la première dame sud-coréenne prend un nouveau coup en 2023 lorsqu'elle est filmée à son insu en train d'accepter un sac à main de marque d'une valeur de 2.200 dollars en cadeau.
Un politicien provoque alors la fureur du président en comparant Kim Keon Hee à Marie-Antoinette, l'épouse du roi de France Louis XVI connue pour son fastueux train de vie. Le sobriquet est repris par la propagande de la Corée du Nord dans des tracts envoyés par ballons vers le Sud.
Le soutien populaire à Yoon s'érode à grande vitesse. Ce qui se traduit en avril 2024 par une cuisante défaite aux législatives, d'où le PPP sort avec seulement 108 sièges sur 300 à l'Assemblée nationale.
Yoon Suk Yeol écope d'une première peine de prison de cinq ans mi-janvier 2026 pour obstruction à la justice et d'autres délits liés à sa brève imposition de la loi martiale.
Il entraîne dans son sillage plusieurs de ses collaborateurs de l'époque dans les jours qui suivent.
Kim Keon Hee est, elle, condamnée à 20 mois de prison pour corruption, sans lien avec la loi martiale. Formant ainsi avec son époux le premier ex-couple présidentiel sud-coréen à être incarcéré.
P.Sousa--PC