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Les Bourses mondiales patientent avant la Fed, le pétrole nerveux
Les Bourses mondiales patientent mercredi, au second jour de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), la première de son nouveau président Kevin Warsh, sur fond de nervosité des marchés pétroliers.
En Europe, les Bourses ont terminé sans élan: Paris a perdu 0,20% quand Francfort a terminé en légère hausse de 0,10%, Londres ayant gagné 0,14% et Milan 0,31%.
A Wall Street également, les indices évoluaient sans direction franche vers 16H00 GMT: l'indice Nasdaq perdait 0,08% et l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,06%. Le Dow Jones montait de 0,47%.
Les investisseurs "attendent désormais la réunion de la Réserve fédérale américaine, et plus particulièrement les déclarations de son nouveau président" Kevin Warsh, note Andreas Lipkow, chez CMC Markets.
Kevin Warsh, nommé par le président américain Donald Trump en remplacement de Jerome Powell, "n'a pas une tâche facile et doit succéder à une figure importante", poursuit l'analyste.
"Il n'y a aucun doute sur le fait que la Réserve Fédérale laisse sa fourchette de taux inchangée ce soir" malgré une inflation au plus haut depuis trois ans, estime Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France.
"L'attention des marchés se portera sur les nouvelles projections d'inflation et de croissance, et sur la première intervention officielle" du nouveau patron de la Fed, ajoute l'analyste.
Kevin Warsh prendra la parole à partir de 18H30 GMT, une demi-heure après l'envoi d'un communiqué concluant deux jours de réunion. Les observateurs attendent un statu quo.
Il "prend les rênes d'une Fed inhabituellement divisée: lors de la dernière réunion, trois membres ont voté en faveur d'une hausse des taux, contre huit qui ont opté pour le statu quo", détaille Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.
Les économistes de la Deutsche Bank anticipent que Kevin Warsh "adoptera une position relativement centriste au sein du comité. Autrement dit, il ne devrait ni plaider activement en faveur d'une baisse prochaine des taux, ni exclure totalement la possibilité de futures hausses de taux".
Dans ce contexte, le billet vert prenait 0,15% face à la monnaie unique, à 1,1591 dollar pour un euro.
Côté indicateurs, les ventes au détail ont progressé plus qu'attendu le mois dernier aux États-Unis, selon des données officielles publiées mercredi, tirées en particulier par les achats en stations-service, où les prix ont augmenté sur la période.
- L'automobile européenne dans le rouge -
Le constructeur automobile allemand BMW a annoncé mardi revoir à la baisse ses objectifs pour 2026, en raison du conflit au Moyen-Orient et des difficultés sur le marché chinois, et a laissé entendre qu'il pourrait bientôt instaurer un plan d'économies.
A Francfort, BMW a chuté de 8,34% et a emporté avec lui les autres valeurs du secteurs comme Volkswagen (-3,48%).
"Les deux constructeurs indiquent que la crise des ventes n'est pas terminée et que la concurrence s'intensifie encore sur les principaux marchés. L'espoir de nombreux investisseurs d'une reprise rapide du cœur de l'industrie allemande s'est donc révélé prématuré", estime l'analyste Andreas Lipkow.
Mercedes-Benz (-4,36%) était également délaissé.
A Paris aussi, Stellantis (-3,21%), Renault (-2,12%) et Michelin (-1,24%) ont terminé dans le rouge.
- Le pétrole hésite -
Sur les marchés pétroliers, les prix se stabilisaient après avoir brièvement bondi de 5% mercredi, le marché affichant sa nervosité avant la signature prévue vendredi par Téhéran et Washington du protocole d'accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Vers 16H00 GMT, le cours du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, gagnait 0,79% à 89,58 dollars. Son équivalent américain, le WTI, prenait 0,89% à 76,73 dollars. Les deux références dépassaient encore les 90 dollars la semaine dernière.
Les cours du brut ont fortement reculé en début de semaine. Un recul qui constitue pour Tamas Varga, analyste de PVM Energy, "un vote de confiance manifeste indiquant que le pire, du moins en ce qui concerne les perturbations de l'approvisionnement, est désormais derrière nous".
Après presque quatre mois de blocage à cause de la guerre, le détroit d'Ormuz, artère commerciale cruciale pour le transport de marchandises, devrait rouvrir vendredi.
Reste que la nervosité est palpable. En attendant la signature, "un environnement de marché chaotique devrait toutefois persister", souligne Tamas Varga.
fcz-lul-jpl-emb/meh/jco
R.Veloso--PC