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Nouveaux bombardements américains en Iran, que Trump menace encore d'anéantir
Les Etats-Unis ont bombardé l'Iran pour le deuxième jour de suite samedi, en riposte selon eux à une attaque iranienne contre un pétrolier dans le détroit d'Ormuz, les deux pays s'accusant mutuellement de violer leur fragile cessez-le-feu.
Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois menacé d'anéantir l'Iran après ces nouveaux bombardements, menés par l'aviation américaine contre des "cibles multiples".
L'aviation américaine a visé des "infrastructures de surveillance militaires iraniennes, des systèmes de communication, des sites de défense aérienne, des installations de stockage de drones et des moyens de pose de mines", a écrit le Commandement central des Etats-Unis (Centcom) sur le réseau social X.
Des médias iraniens ont fait état de plusieurs explosions dans les régions de Sirik et Qeshm, dans le sud du pays.
Ces bombardements ont eu lieu, selon le Centcom, en représailles à une attaque par un drone iranien d'un pétrolier battant pavillon panaméen, le M/T Kiku, qui transportait plus de deux millions de barils de pétrole brut à travers le détroit d'Ormuz.
Les Etats-Unis avaient déjà mené vendredi leurs premières frappes connues contre l'Iran depuis la signature le 17 juin d'un protocole d'accord entre les deux pays, qui a instauré un cessez-le-feu et ouvert une période de négociations pour une paix durable.
L'armée américaine avait dit avoir agi en représailles à l'attaque d'un cargo par un drone dans le détroit d'Ormuz.
"Des avions américains viennent de frapper des sites de stockage de missiles et de drones iraniens, ainsi que des stations radar côtières, pour avoir violé, ENCORE UNE FOIS, l'accord de cessez-le-feu!", a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social.
- Menace d'anéantissement -
"Il est fort probable qu'ils n'en tirent jamais les leçons ! Il se peut qu'un jour, nous ne puissions plus faire preuve de raison et que nous soyons contraints de mener à bien par la force militaire la mission que nous avons si bien entamée. Si cela se produit, la République islamique d'Iran cessera d'exister!", a-t-il ajouté.
Après les premières frappes, Téhéran avait également dénoncé "une violation flagrante" du cessez-le-feu et dit avoir riposté en attaquant des cibles américaines dans le Golfe.
Le gouvernement de Bahreïn, où les Etats-Unis disposent d'une importante base navale, avait annoncé que le pays avait été visé par plusieurs drones iraniens.
"Si l'agression se répète, notre réponse sera plus large", avaient averti les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran.
Le Centcom a affirmé que "le trafic de navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz se poursuit" malgré les nouvelles frappes.
Ce détroit, verrouillé par l'Iran pendant la guerre lancée contre son lui le 28 février par Israël et les Etats-Unis, a été rouvert en vertu du protocole d'accord du 17 juin. Mais l'Iran avait averti que "tout passage en dehors du cadre défini" par lui "ne bénéficierait pas des garanties de passage sécurisé".
- "Grave erreur" -
Avant la guerre, 20% du commerce mondial d'hydrocarbures transitait par le détroit d'Ormuz, large d'une trentaine de kilomètres entre l'Iran et la Péninsule arabique.
Ce détroit stratégique reste un point de divergence important entre les deux camps, Téhéran souhaitant imposer désormais des frais de passage, ce que rejette en bloc Washington.
Sur l'autre front du conflit, le chef du Hezbollah pro-iranien a qualifié samedi de "grave erreur" l'accord-cadre visant à une "paix durable" signé la veille par le Liban et Israël.
Et Israël a mené de nouvelles frappes dans le sud du pays voisin, faisant un mort selon le ministère de la Santé du pays.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé un "séjour prolongé" de l'armée chez son voisin, soulignant que l'accord-cadre conditionnait un retrait israélien au désarmement du Hezbollah pro-iranien.
Le texte définit un objectif de "paix et sécurité durables" entre les deux pays, techniquement en état de guerre depuis des décennies.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a vu samedi dans cet accord "historique" un "coup porté à l'Iran et au Hezbollah".
Mais son allié d'extrême droite, Itamar Ben Gvir, a dénoncé une "grosse erreur", déniant toute fiabilité à l'Etat libanais pour désarmer le Hezbollah.
Le Liban a été entraîné dans le conflit début mars quand le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à son parrain iranien, après l'offensive américano-israélienne sur Téhéran le 28 février.
burx-roc/tmt
F.Moura--PC