-
Mineurs et réseaux sociaux: le procès de Meta face à une coalition d'Etats américains a débuté
-
Wall Street termine sur une note positive, soulagée par l'inflation américaine
-
Euro d'athlétisme: Muhammad Abdallah Kounta médaillé d'argent sur 400 m
-
"Magnifique!" Eclipse solaire sur l'Europe, noir total sur le nord de l'Espagne
-
Travis Kelce décrit son mariage avec Taylor Swift comme la "meilleure soirée" de sa vie
-
Euro de natation: les astres Curtis et Popovici à pleine vitesse
-
"Magnifique!" Eclipse solaire sur l'Europe, le nord de l'Espagne dans le noir total
-
Eclipse solaire sur l'Europe, le nord de l'Espagne plongé dans le noir total
-
"On n'y croyait pas trop" : au Pic du Midi, le ciel s'est dégagé pour l'éclipse
-
Colombie: phase décisive pour la recherche de survivants, deux jours après un puissant séisme
-
L'éclipse solaire totale débute en Europe, l'Islande déjà plongée dans l'obscurité
-
"Ca va se dégager": Au Pic du Midi bouché par les nuages, on espère voir l'éclipse
-
Nuit en plein jour : l'éclipse solaire débute aux confins de la Russie
-
Deux minutes de nuit en plein jour : une partie de l'Europe attend l'éclipse solaire totale
-
La Bourse de Paris termine en baisse, le luxe sous pression
-
Champagne: les dates d'ouverture des vendanges publiées, précocité record
-
Natation: à 16 ans, le prodige Sauveur Cristofini prend son élan à l'Euro
-
Rod Stewart annule la fin de sa tournée aux Etats-Unis après une opération du coeur
-
Cisjordanie: des colons israéliens assiègent des maisons palestiniennes malgré la venue de l'armée
-
La French Touch rend un dernier hommage à Kavinsky à Montmartre
-
Les fortes chaleurs s'étendent et pourraient coûter cher à la France
-
Grèce: 281 arrestations pour incendies criminels en 2026, toujours de nouveaux feux
-
Au pied du mont Blanc, la fraîcheur d'un plan d'eau pour fuir la canicule
-
Séisme en Colombie: deuil de trois jours en hommage aux victimes
-
Méduses et canicule: pic d'indisponibilité "environnementale" record de 20,4% dans le parc nucléaire d'EDF
-
Zhu Rongji, ex-Premier ministre fer de lance des réformes économiques chinoises
-
L'Allemagne renforce ses espions sur fond de menace russe
-
EasyJet France : appel à la grève des hôtesses et stewards les 15 et 16 août
-
Euro d'athlétisme: tenant du titre, Tual éliminé en demies, ça passe pour Le Clezio
-
La Bourse de Paris se replie avant la publication de l'inflation américaine
-
Séisme en Colombie : une rescapée sortie des décombres, le bilan revu à la baisse
-
La perte de végétation native rend le Brésil plus vulnérable à El Niño
-
Une vague de chaleur frappe des familles expulsées qui dorment dans la rue à Rome
-
Norvège : le fonds souverain fait un énorme saut de puces au premier semestre
-
Etats-Unis : verdict partagé entre gauche et centre aux primaires démocrates
-
Au Kazakhstan, déclencher artificiellement la pluie face aux sécheresses
-
Judo: Teddy Riner forfait pour le Grand Slam de Lausanne
-
L'OMS se dit "inquiète" face à la nouvelle offensive de Trump contre les vaccins
-
Art ou médecine? Au Japon, le tatouage cosmétique cherche sa voie
-
Retrait d'une étude controversée sur la surmortalité pendant le Covid
-
L'interdiction du démarchage téléphonique non consenti entre en vigueur
-
Poutine menace de saisir des navires occidentaux en mesure de représailles
-
Mineurs et réseaux sociaux: Meta de retour au tribunal mercredi face à une coalition d'Etats américains
-
Dans l'Est ukrainien, faire le plein d'essence sous la menace russe
-
Dans les Hauts-de-France, le défi de concilier quiétude des phoques et tourisme
-
Les fortes chaleurs s'étendent, la sécheresse au cœur des préoccupations
-
Supercoupe d'Europe: un premier trophée en jeu pour le PSG face à Aston Villa
-
En Alsace, un camion-citerne en renfort pour l'eau potable
-
Paul Belmondo, de la Formule 1 aux rampes des théâtres
-
Deux minutes de nuit en plein jour: une partie de l'Europe va vivre une éclipse solaire totale
Des milliers d'Irakiens commémorent le soulèvement anti-pouvoir de 2019
Dans un Irak en pleine impasse politique, des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi à Bagdad pour marquer le troisième anniversaire d'un vaste soulèvement anti-pouvoir, lancé contre la corruption des élites et la gabegie des services publics.
La contestation inédite, déclenchée en octobre 2019, s'était propagée dans tout le pays, particulièrement dans le sud pauvre majoritairement chiite. Plusieurs mois durant --dans cet Irak riche en pétrole-- des centaines de milliers de manifestants avaient battu le pavé, dénonçant pêle-mêle chômage des jeunes, infrastructures en déliquescence et absence de démocratie.
Le mouvement s'était essoufflé sous le coup d'une répression qui avait fait près de 600 morts et 30.000 blessés mais aussi le confinement lié au coronavirus. Trois ans plus tard, rien -ou presque- n'a changé.
Les mêmes grands partis monopolisent toujours la vie politique. Un an après les législatives d'octobre 2021, les barons de la politique s'affrontent toujours sur le choix du prochain Premier ministre.
"Le peuple exige la chute du régime", ont scandé samedi des milliers de manifestants, très jeunes pour la plupart. Brandissant drapeaux irakiens et portraits des "martyrs" de 2019, ils se sont rassemblés sur l'emblématique place Tahrir pour des commémorations chargées de colère, a constaté une correspondante de l'AFP.
Les contestataires se sont massés à l'entrée du pont de la République, bloqué par plusieurs rangées successives de murs en béton pour barrer l'accès à la Zone verte, quartier abritant ambassades occidentales et institutions étatiques.
Ils ont jeté dans le fleuve des barrières en fer bloquant le pont, d'après un responsable au ministère de l'Intérieur, rapportant 18 blessés légers parmi les forces anti-émeutes après des jets de pierres et de bouteilles en verre.
Les forces ont riposté en tirant plusieurs salves de fumigènes pour éloigner la foule, selon la correspondante de l'AFP.
Au moins 28 cas de suffocation ont été enregistrés parmi les manifestants, selon le responsable de l'Intérieur.
- "Affronter le pouvoir" -
"Aujourd'hui il est indispensable d'affronter le pouvoir", assène le militant Ali al-Habib.
"Tous les ponts et les routes sont bloqués car les autorités ont peur de manifestants" précise-t-il, fustigeant "les luttes intestines au sein de la classe politique, qui ignore totalement la volonté du peuple".
Les commémorations interviennent dans un contexte tendu, les deux grands pôles du chiisme politique s'affrontant sur la nomination d'un nouveau Premier ministre et d'éventuelles législatives anticipées.
L'influent chef chiite Moqtada Sadr réclame une dissolution immédiate du Parlement. En face, le Cadre de coordination, alliance regroupant des factions chiites pro-iraniennes, veut la mise en place d'un gouvernement avant tout scrutin.
Mercredi, des tirs de roquettes ont visé la Zone verte pendant une séance du Parlement.
Le 29 août, les tensions avaient culminé lorsque des partisans de Sadr avaient affronté l'armée et des hommes du Hachd al-Chaabi, d'ex-paramilitaires pro-Iran intégrés aux troupes régulières, et qui sont politiquement opposés aux sadristes.
Plus de 30 partisans sadristes sont morts dans ces affrontements.
- "Réclamer nos droits" -
"Nous allons continuer à réclamer nos droits. Nous n'allons pas nous taire face à l'injustice", martèle une institutrice s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, fustigeant "les querelles et affrontements entre les dirigeants".
Des centaines d'Irakiens ont également manifesté à Nassiriya, la grande ville du sud marginalisé.
Bien trop absorbés par leurs querrelles intestines, les politiciens se montrent impuissants face aux crises multiples qui font vaciller l'Irak.
Il y a les tensions géopolitiques desquelles le pays ne peut s'extirper. L'Iran ou la Turquie, deux grands voisins, bombardent ainsi épisodiquement le Kurdistan d'Irak pour y affaiblir des mouvements d'opposition kurdes armés --iraniens ou turcs.
Mercredi, des tirs de missiles et des frappes de drones menés par Téhéran contre des factions nationalistes kurdes iraniennes ont fait 14 morts et 58 blessés.
Après des décennies de conflits dévastateurs, en l'absence de réformes économiques et de grands projets d'infrastructures dans un pays frappé par une corruption endémique, les autorités peinent à enrayer le chômage qui touche quatre jeunes sur dix.
Et le quotidien des 42 millions d'Irakiens est frappé de plein fouet par les conséquences du changement climatique, sécheresses et pénuries d'eau ne faisant qu'empirer dans ce qui était autrefois la fertile Mésopotamie, berceau de l'agriculture.
G.Machado--PC