-
Le Premier ministre des Îles Salomon destitué par les parlementaires
-
79e Festival de Cannes: les 22 films en compétition
-
Cannes 2026: Eye Haïdara, maîtresse de cérémonie toute en "sincérité"
-
MSF dénonce une "crise de malnutrition artificielle" entretenue par Israël à Gaza
-
79e festival de Cannes: ce qu'il ne faudra pas rater
-
La Corée du Sud en pleine traque à la désinformation par IA avant des élections
-
Salvador, le procès collectif entre "exhumation de la vérité" et opération "médiatique"
-
De pêcheurs à jardiniers des mers: la restauration des coraux en Colombie
-
Dans les coulisses de la course au dépistage de l'hantavirus sur le bateau de croisière
-
Le méga-projet du corridor de Lobito doit encore tenir ses promesses
-
Ligue Conférence: pour voir sa première finale, Strasbourg doit mater le Rayo
-
Play-offs NBA: les Spurs de Wembanyama se rattrapent et corrigent Minnesota
-
Indonésie: le sapu-sapu, un poisson invasif qui prospère malgré la pollution
-
L'Australie va réserver 20% de sa production de gaz à la consommation intérieure
-
Elections locales au Royaume-Uni, le Labour de Keir Starmer menacé d'un vote sanction
-
Rubio en émissaire pour apaiser les tensions avec le pape
-
L'affaire Dany Leprince, condamné pour quadruple meurtre en 1994, revient devant la Cour de révision
-
Œuvres pillées durant la colonisation: après des années d'attente, ultime étape au Parlement français
-
Lula à Washington pour rencontrer Trump, entre dossiers sensibles et enjeu électoral
-
Foot: nouveau record de longévité pour l'inusable gardien brésilien Fabio
-
Ligue des champions: "On doit profiter de ce moment", estime Luis Enrique
-
Le tournage du film sur Johnny Hallyday débute le 1er juin avec Benjamin Voisin
-
Ligue des champions: Paris est magique et encore en finale
-
A Zagreb, une dizaine de taxis autonomes pour une première en Europe
-
"Je voudrais qu'on m'opère": le rêve sportif en suspens d'un enfant cubain
-
Anthropic loue le superordinateur de Musk pour tenir tête à OpenAI
-
CIJ: Le Venezuela affirme que ses droits sur l'Essequibo sont "inaliénables"
-
Le lait contaminé hors de cause dans la mort d'un bébé à Angers
-
Les prix de l'essence à un record, le gouvernement tente de rassurer le secteur aérien
-
Prison avec sursis en Belgique pour la chanteuse Rokia Traoré, dans un litige familial
-
"Flottille pour Gaza": les deux militants restent en prison en Israël
-
En Indiana, Trump démontre encore son ascendant sur le Parti républicain
-
La Bourse de Paris termine en hausse de près de 3%, porté par les espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Le pape pourrait venir en France fin septembre, selon la Conférence des évêques de France
-
Mort du pionnier de l'info en continu Ted Turner, créateur de CNN
-
Mort de Amal Khalil: son journal porte plainte contre un expert de BFMTV
-
Hantavirus sur un bateau de croisière: un mode de transmission marginal favorisé par la promiscuité
-
Tour de France: "Ça va être exceptionnel à vivre", souligne Paul Seixas
-
La filière aérospatiale française recrute et mise sur la défense
-
Génocide au Rwanda: la justice française demande la poursuite de l'instruction pour l'ex-Première dame
-
Moyen-Orient: vent d'optimisme sur les marchés mondiaux avec l'espoir d'un accord, le pétrole plonge
-
Wall Street transportée par l'espoir d'un accord sur le Moyen-Orient
-
Inquiets face à la "coercition économique", les pays du G7 Commerce vont "muscler" leur réponse
-
A Venise, les Femen et Pussy Riot manifestent contre la présence russe à la Biennale d'art
-
Hantavirus: des cas suspects en route vers les Pays-Bas, le chef de l'OMS se veut rassurant
-
Génocide au Rwanda: la justice française demande la poursuite de l'instruction visant Agathe Habyarimana
-
Maladies transmises par les moustiques: appels à la vigilance, après une année 2025 record
-
L'Indonésie veut interdire l'e-commerce aux enfants pour ne pas "les laisser seuls" face aux géants, selon une ministre
-
Le biogaz, une énergie bon marché pour réduire la déforestation dans l'est de la RDC
-
Moyen-Orient: vent d'euphorie en Bourse avec l'espoir d'un accord
Désertée, Shanghai sous la menace du confinement
C'est l'une des cités les plus peuplées du monde. Mais Shanghai commence à prendre des airs de ville fantôme alors qu'un confinement anti-Covid menace de s'abattre sur ses 25 millions d'habitants.
Si le nombre de cas dans le pays est sans commune mesure avec celui enregistré ailleurs dans le monde, la Chine fait actuellement face à sa plus grave poussée épidémique depuis début 2020.
Le pays a annoncé mardi près de 5.300 nouveaux cas positifs, une flambée qui ébranle la stratégie chinoise zéro Covid et signale le retour des dépistages, des confinements et des restrictions aux déplacements.
Tout un symbole à Shanghai: le célèbre quai du Bund sur les rives du Huangpu, qui fait face aux emblématiques gratte-ciel de la métropole et attire généralement des hordes de touristes, est quasi-désert.
Seuls quelques piétons, masque sur le visage, y déambulent pour prendre des photos.
Les autorités ont déjà pris des mesures pour enrayer la contamination.
Beaucoup d'employés sont appelés à télétravailler, les étudiants passent aux cours en ligne et un nombre croissant d'immeubles sont confinés pour 48 heures, le temps de réaliser un dépistage général.
A la différence des confinements stricts appliqués ailleurs en Chine, les restrictions à Shanghai sont pour l'instant localisées.
- Combinaisons intégrales -
"On nous a demandé de suspendre (le service à table) et on s'y plie, parce que s'ils découvrent qu'on continue de le faire, on devra fermer", déclare à l'AFP un restaurateur du centre de Shanghai.
L'établissement peut continuer à livrer ses clients, mais les pertes financières seront inévitables, souligne le propriétaire, qui souhaite rester anonyme pour éviter les ennuis.
Si les restrictions ne durent que quelques semaines, il dit pouvoir "vivre avec".
Dans un district voisin, un autre restaurateur est en attente des instructions des autorités.
"On ne sait pas quand ça tombera. De toute façon, on n'a pas beaucoup de clients ces derniers jours", explique-t-il, car l'appréhension gagne les Shanghaïens, qui pour certains redoutent une prochaine quarantaine généralisée.
Sur l'application de partage de vidéos Douyin (la version chinoise de TikTok), la patronne d'un restaurant peste contre l'interdiction soudaine du service à table: elle venait juste de louer de nouveaux locaux.
"J'ai juste envie de pleurer", déclare-t-elle.
Des fonctionnaires vêtus de combinaisons intégrales ont pris place autour des quartiers confinés.
Assis sur des tabourets, en train de pianoter sur leur téléphone ou de manger des nouilles, ils surveillent les entrées et sorties de la zone interdite.
Certains habitants viennent récupérer des livraisons de nourriture par-dessus la barricade, avant de retourner chez eux.
- "Grosse blague" -
Hormis ces confinements localisés, la ville fonctionne encore normalement.
Les épiceries voient toutefois arriver des clients désireux de constituer des stocks de nourriture. La circulation est moins dense qu'à l'accoutumée.
A Shenzhen, métropole aux portes de Hong Kong où sont implantées de nombreuses entreprises technologiques et où les 17,5 millions d'habitants sont déjà confinés, des vidéos en ligne montrent des étagères de supermarchés vides.
De grandes barricades en plastique rouge bloquent l'accès à des bâtiments et des files d'attente se forment devant les stands de tests PCR.
La stratégie chinoise du zéro Covid est globalement soutenue par la population: le nombre de morts est resté très bas et la vie est largement normale en Chine depuis la fin de la première vague de l'épidémie à Wuhan début 2020.
Mais la lassitude qui s'installe face aux restrictions, notamment pour les déplacements à l'intérieur du pays et encore plus aux retours de l'étranger, a relancé le débat sur un ajustement des mesures sanitaires.
A Shanghai, où les autorités se félicitent de leur politique de contrôle épidémique "précise et adaptée", un internaute a estimé qu'il s'agissait d'une "grosse blague" étant donné la propagation du virus à d'autres provinces.
Un autre habitant a accusé en ligne la ville de "contrôler les commentaires" critiques sur internet.
L.Henrique--PC