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Affaire du baiser forcé: Jenni Hermoso fera également appel du jugement
La joueuse Jenni Hermoso a fait savoir vendredi qu'elle ferait également appel de la décision judiciaire condamnant l'ex-patron du foot espagnol Luis Rubiales à une amende pour le baiser sur la bouche qu'il lui avait infligé en août 2023, une peine très en-deça des deux ans et demi de prison requis par le parquet.
"C'est son intention" de faire appel, a indiqué à l'AFP l'avocat de l'attaquante, Me Angel Chavarría, au lendemain du jugement du tribunal de l'Audience nationale qui a reconnu Luis Rubiales coupable d'agression sexuelle pour le baiser, mais l'a relaxé des accusations de coercition à l'encontre de la joueuse pour étouffer le scandale.
M. Rubiales devra s'acquitter d'une amende de 10.800 euros pour ce baiser forcé et il lui est également interdit de s'approcher de Jenni Hermoso à moins de 200 mètres et de communiquer avec elle pendant un an.
Dans sa décision, contre laquelle l'ex-président de la Fédération espagnole de football (RFEF) avait annoncé dès jeudi qu'il ferait appel, le tribunal a estimé qu'il avait "réalisé par surprise un acte qui porte atteinte à la liberté sexuelle d'une autre personne sans le consentement de l'agressée".
L'action d'embrasser sur la bouche une femme "n'est pas la façon normale de saluer les personnes avec lesquelles on n'entretient pas une relation affective", a aussi souligné le juge José Manuel Fernández-Prieto.
Lors du procès, la représentante du ministère public avait réclamé deux ans et demi de prison à l'encontre de Luis Rubiales: un an pour agression sexuelle et un an et demi pour les pressions exercées sur la joueuse pour minimiser la gravité du geste.
Dans sa décision, le juge attribue "une pleine crédibilité" au témoignage de Jenni Hermoso, qui, à l'ouverture du procès, avait réaffirmé n'avoir jamais donné son consentement pour que Luis Rubiales l'embrasse sur la bouche lors de la remise des médailles après le sacre des Espagnoles au Mondial féminin, le 20 août 2023 en Australie.
- "Courage" -
Pour justifier cette simple condamnation à une amende, et non une peine plus importante, de Luis Rubiales, M. Fernández-Prieto avait souligné que l'agression sexuelle jugée, "bien que toujours répréhensible, s'inscrit parmi celles de moindre intensité (...) dans le code pénal, en l'absence de violence ou d'intimidation".
Concernant le délit de coercition, le juge avait considéré qu'aucun élément n'avait été apporté pour prouver l'existence d'un acte de violence ou d'intimidation, qui sont les conditions requises pour établir de tels faits.
Interrogé par des journalistes sur l'affaire, le ministre de la Justice, Félix Bolaños, a salué vendredi "le courage" de l'attaquante.
"Nous devons tous être reconnaissants envers Jenni, car elle a pris une initiative, dans un moment très difficile, pour défendre les droits et la liberté des femmes et pour souligner que cette société, notre société espagnole, n'admet plus aucun type d'abus, n'admet plus aucun type d'agression sexuelle".
"Une chose est claire, un baiser non consenti est une agression sexuelle, point", a-t-il ajouté.
Erigée en symbole de la lutte contre le sexisme dans le sport, Jenni Hermoso avait déclaré pendant le procès s'être sentie "peu respectée" en tant que femme lorsque Luis Rubiales l'avait embrassée sur les lèvres et avait aussi décrit les "innombrables" pressions subies après ce geste pour étouffer le scandale.
Devant le tribunal, l'ex-homme fort du football espagnol avait, de son côté, campé sur ses positions, se disant "absolument sûr" que Jenni Hermoso avait consenti à ce baiser.
"J'aurais dû garder mon sang-froid et ne pas me laisser emporter par l'émotion" de la victoire, avait-il toutefois concédé.
Son avocate, Olga Tabau Martínez, avait plaidé la relaxe, évoquant une conduite "inappropriée", mais pas "criminelle" et rejetant toute forme de coercition.
Les coaccusés de Luis Rubiales, l'ancien sélectionneur de la "Roja" féminine Jorge Vilda et deux anciens responsables de la RFEF, Rubén Rivera et Albert Luque, jugés uniquement pour le délit de coercition, ont tous les trois été relaxés.
Depuis une récente réforme du Code pénal espagnol, un baiser sans consentement relève de l'agression sexuelle, catégorie regroupant tous les types de violences sexuelles, y compris le viol.
A.Aguiar--PC