-
Wimbledon: Serena Williams défiera Maya Joint pour son grand retour en simple
-
Coup de chaleur, déshydratation, décompensation: les maux du chaud
-
Canicule en Europe: l'ONU juge "possible" qu'il s'agisse d'une vague de chaleur record
-
En RDC, des mines géantes et une course mondiale aux minerais critiques
-
La CFDT adopte sa feuille de route pour les quatre ans à venir
-
L'UE ouvre une enquête contre Sanofi, soupçonné d'entrave à la concurrence
-
Un parc japonais aux "singes des neiges" va limiter ses visiteurs après une surfréquentation et des incivilités
-
L'Europe étouffée par la canicule, l'Allemagne en alerte à la chaleur extrême
-
L'exécution du budget 2026 "va être compliquée", estime Roland Lescure
-
L'AIEA plaide pour une vérification nucléaire "très poussée" en Iran
-
Cybersécurité: l'Insee visée par une attaque informatique, 12.800 personnes affectées
-
Birmanie: plus de 500 millions de dollars de drogues incinérés
-
Le pape appelle à "résoudre les conflits en tant qu’êtres humains et non comme des bêtes"
-
La Nouvelle-Zélande prédit une présence militaire chinoise "persistante" dans le Pacifique
-
Corée du Sud: l'ex-Première dame Kim Keon Hee condamnée à 7 ans de prison pour corruption
-
La Bourse de Paris prudente face à la défiance sur la tech
-
Privées d'alpages français à cause de la dermatose, les vaches suisses étouffent en plaine
-
L'UE veut renouveler le statut des réfugiés ukrainiens, mais le refusera aux hommes en âge de combattre
-
Les Bourses mondiales reculent face au regain de doutes sur la tech
-
"Le feu ne s'est jamais éteint pour nous": la douleur des victimes d'incendies en Grèce
-
Athlétisme: "profiter" et "aller le plus vite possible", l'été sans pression de Noah Lyles
-
Dans les zoos, les animaux "équipés" pour supporter la canicule
-
Dans les serres de tomates, ouvriers et bourdons à l'épreuve de la canicule
-
Canicules extrêmes, sécheresses intenses: une pépinière expérimentale prépare la forêt de demain
-
努莎·奧貝爾與迪特馬爾·沃伊德克 波茨坦如何辜負一名重度殘障幼兒
-
Contre la Russie et pour leur droits, le double front des soldats LGBT+ ukrainiens
-
Нуша Аубель и Дитмар Войдке: как Потсдам бросает на произвол судьбы малыша с тяжелой формой инвалидности
-
Noosha Aubel et Dietmar Woidke : comment Potsdam laisse tomber un enfant en bas âge gravement handicapé
-
Plus de 850.000 collégiens passent le brevet en pleine canicule
-
F1: en Autriche, Hamilton veut rattraper Antonelli
-
Charles III révèle avoir payé plus de 30 millions de livres d'impôts depuis 2022, une première
-
Mondial-2026: les Bleus en mission face à la Norvège
-
Mondial-2026: Maroc-Pays-Bas et Brésil-Japon, des affiches dès les 16es
-
Le changement climatique, coupable "sans équivoque" de l'intense canicule en Europe
-
Venezuela: le monde offre son aide face au plus fort séisme en plus d'un siècle
-
Deux tiers de la France en alerte canicule maximale, décrue des températures à l'horizon
-
L'insupportable canicule de New Delhi, surtout à l'intérieur des maisons
-
Sony arrête la vente de son chien robot "aibo" au Japon
-
Kim Jong Un supervise de nouveaux essais militaires
-
La présidente du Mexique et le roi d'Espagne scellent la réconciliation
-
Deux tiers de la France encore en alerte canicule maximale, décrue des températures à l'horizon
-
Séisme au Venezuela: au moins 235 morts, recherche effrénée des disparus
-
La Nouvelle-Zélande met en garde contre des incursions militaires chinoises "persistantes" dans le Pacifique
-
Le plan d'évacuation du détroit d'Ormuz suspendu après l'attaque d'un navire
-
Affaire "Escobar du Sahara": deux personnalités marocaines condamnées à 10 et 12 ans de prison
-
Mondial-2026: l'Equateur surprend l'Allemagne pour accéder aux 16es de finale
-
Mondial: la Côte d'Ivoire se défait de Curaçao et file enfin en 16es
-
Wall Street termine sans direction claire, la tech toujours à la peine
-
Canicule: 11 départements quittent la vigilance rouge, des hôpitaux "saturés"
-
Glyphosate: la Cour suprême américaine déleste potentiellement Bayer de milliers de plaintes
Yposkesi, la thérapie génique, promesse révolutionnaire made in France
C'est l'un des plus gros sites de production de thérapie génique en Europe: dans les locaux d'Yposkesi, dans l'Essonne, les traitements du futur sont préparés avec une précision extrême, dans l'espoir de sauver des patients atteints de cancers ou de maladies rares.
Le bâtiment, à quelques dizaines de mètres des locaux du Généthon, qui l'a fait naître, élabore des traitements innovants, ceux qui ont déjà commencé à transformer la médecine. Une production quasi révolutionnaire: car il ne s'agit pas ici d'une simple combinaison de molécules chimiques, mais de thérapie du vivant, qui consiste à introduire du matériel génétique dans des cellules pour soigner une maladie.
Depuis son émergence, il y a vingt ans, la thérapie génique a pris toutes sortes de formes. Elle peut éliminer ou réparer un gène altéré directement dans la cellule d'un patient, ou encore utiliser des virus génétiquement modifiés pour tuer des cellules cancéreuses. Elle peut même armer des cellules immunitaires de petites têtes chercheuses contre les cellules cancéreuses, avant de les réinjecter aux patients: c'est la technologie des "CAR-T".
Encore faut-il pouvoir répondre aux besoins de cette production ultra pointue. Pour cela, Yposkesi, qui signifie promesse en grec, a officiellement vu le jour en 2016, sous l'impulsion du Généthon.
"Nous avons commencé à nous engager dans le champ de la bioproduction en 2006, nous disant qu'il fallait un outil de production: sinon il n'y aurait pas d'essais cliniques, et donc pas d'accès aux médicaments pour les patients", explique Frédéric Revah, le directeur général du Généthon, le laboratoire financé par le Téléthon.
"A cette époque, il n'y avait rien à produire", rappelle-t-il, tant l'approche était nouvelle. "Mais il fallait mettre en place cette plateforme pour notre indépendance", ajoute-t-il.
- Culture du risque -
Le bâtiment de bioproduction de Généthon, avant de devenir celui d'Yposkesi, a vu le jour en 2013, devenant alors pour quelques années le plus gros site au monde pour la thérapie génique.
Désormais, Yposkesi développe, pour le compte de biotechs ou de gros laboratoires pharmaceutiques, des lots dits cliniques, qui seront utilisés pour les essais sur l'homme.
Mais Yposkesi n'a pas fini de grandir: de l'autre côté de la rue, un nouveau bâtiment, qui a coûté près de 60 millions d'euros, est en pleine construction. A partir de fin 2023, il emploiera 80 personnes, et permettra de produire des lots commerciaux de thérapie génique, prêts à être mis sur le marché.
Sur le papier, le principe semble, sinon simple, du moins intelligible: il s'agit de remplacer des gènes dysfonctionnels. En réalité, le procédé est ultra complexe. Il va falloir utiliser des virus qui ont été transformés pour devenir des vecteurs, équipés du matériel nécessaire pour aller modifier la cellule du patient.
"Dans le meilleur des cas, la production de ces traitements prend trois, quatre mois. Parfois beaucoup plus, notamment en cas de problèmes de rendements", explique Alain Lamproye, le directeur général d'Yposkesi.
L'approche est difficile, mais porteuse, avec 17 médicaments enregistrés dans le monde pour la thérapie génique. Fin 2021, quelque 2.000 produits étaient en développement pour cette thérapie. Ces nouveaux traitements coûtent cher, parfois jusqu'à 2 millions de dollars comme pour le Zolgensma, un traitement pour l'amyotrophie spinale dont la technologie est issue... des recherches du Généthon.
Dans ce contexte, pour permettre son expansion, Yposkesi est passée l'an dernier sous le contrôle du groupe sud-coréen SK. La holding H-MRB, regroupant l'AFM-Téléthon, le Généthon et le Centre d'études des cellules souches, a désormais 25% du capital, contre 54% auparavant, et la part de Bpifrance est passée de 46% à 5%.
"Ce n'est pas faute d'avoir cherché en France et en Europe", souligne Frédéric Revah.
Malgré le Covid, et les questions de souveraineté sanitaire soulevées par la pandémie, l'Europe resterait-elle encore trop peu présente sur les thérapies innovantes ? Le Généthon a récemment rejoint le consortium américain Bespoke Gene Therapy, dédié à l'accélération du développement des thérapies géniques pour les maladies ultra-rares.
"L'attractivité reste moindre qu'aux Etats-Unis, comme la culture du risque", déplore Laurence Tiennot-Herment, la présidente de l'AFM-Téléthon.
A.Aguiar--PC