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Siemens veut lever les freins à l'IA industrielle en Europe
Siemens veut lever les freins à l'IA industrielle en Europe / Photo: RONNY HARTMANN - AFP

Siemens veut lever les freins à l'IA industrielle en Europe

Le géant allemand de l'industrie Siemens appelle a appelé lundi à des réformes pour simplifier les règles et accélérer l'usage de l'IA industrielle en Europe, dans laquelle il investit massivement, mettant en garde contre un retard croissant du Vieux continent dans ce domaine.

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"Si nous voulons être leaders dans le domaine de l'IA industrielle, il faut procéder à d'importantes améliorations. Sinon, le progrès et la croissance se produiront ailleurs - et notre dépendance augmentera", a indiqué un porte-parole de l'entreprise à l'AFP, au jour d'ouverture de la traditionnelle foire de Hanovre, dans le nord de l'Allemagne, l'un des principaux rendez-vous mondiaux de l'industrie.

Le principal risque de complexité réside dans "l'application", avec "des prescriptions supplémentaires en matière d'IA", qui mèneraient à des "doubles contrôles, des exigences contradictoires et une bureaucratie inutile - sans créer une meilleure protection", selon cette source.

Ces propos prolongent ceux du président du directoire de Siemens, Roland Busch, qui a déclaré lundi à l'agence Bloomberg qu'il donnerait la priorité à ses investissements dans l'IA aux Etats-Unis et en Chine si l'Union européenne n'assouplissait pas sa réglementation qu'il a jugée restrictive.

Il a notamment estimé que le règlement européen sur l'IA (AI Act) et le Data Act "passent à côté de la cible" en traitant l'IA industrielle comme des applications grand public.

"Je ne peux pas expliquer à mes actionnaires pourquoi j'investis de l'argent dans des domaines déjà soumis à des règles sectorielles spécifiques", a-t-il ajouté.

Le règlement européen sur les machines, déjà adopté, suffirait à lui-même en tant que "cadre juridique de référence", car il oblige déjà les fabricants d'équipements industriels, comme Siemens, à prendre en compte les risques associés aux systèmes autonomes, a expliqué le porte-parole du groupe.

Dimanche soir, le chancelier Friedrich Merz a assuré à Hanovre qu'il s'efforcerait "de simplifier la réglementation européenne en matière d'IA".

"Nous ne pouvons plus continuer ainsi", a-t-il abondé.

C.Amaral--PC