-
Le cinéma se donne rendez-vous à Cannes pour le plus grand festival au monde
-
Première demi-finale de l'Eurovision, avec Israël
-
Hantavirus: le MV Hondius fait route vers les Pays-Bas après la fin des évacuations
-
Foot: Dembélé reste meilleur joueur, Sage et Lens récompensés
-
Les Bourses mondiales mitigées face au flou géopolitique
-
Trump écarte les inquiétudes autour de Taïwan avant son voyage en Chine
-
Un Tunisien écroué en France, soupçonné de fomenter un projet d'attaque jihadiste
-
Wall Street termine en hausse, passe outre le flou géopolitique
-
Différend Venezuela-Guyana : la présidente vénézuélienne par intérim réclame des négociations
-
SNC Scandic Coin: Quand les actifs réels rencontrent la fonctionnalité numérique
-
Sous pression, Starmer promet de prouver à ses détracteurs du Labour "qu'ils ont tort"
-
Tennis: Pellegrino-Sinner, pétillant et inattendu derby italien à Rome
-
Bourse de Paris en recul: le luxe dévisse
-
SNC Scandic Coin: реальные активы и цифровые возможности
-
Play-offs NBA: pas de sanction supplémentaire pour Wembanyama, disponible mardi
-
L'assaillant du gala de la presse plaide non coupable de tentative d'assassinat de Trump
-
En Ukraine, entre repos et détonations pendant la trêve avec la Russie
-
Prix alimentaires: le gouvernement souhaite des discussions "au cas par cas" pour répercuter les hausses
-
Au procès libyen, la condamnation de Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs requise
-
Les Bourses européennes prudentes à la clôture
-
Même loin des côtes, le climat enchérit les assurances habitation aux Etats-Unis
-
Opacité des algorithmes: Uber Eats et Deliveroo mis en demeure par des syndicats
-
Dua Lipa attaque Samsung aux Etats-Unis pour utilisation indue de son image
-
Pourquoi l'hantavirus n'est "pas un nouveau Covid", selon les experts
-
SNC Scandic Coin: поєднання реальних активів та цифрової функціональності
-
Les parlementaires philippins votent en faveur de la destitution de la vice-présidente Sara Duterte
-
Masters 1000 de Rome: Sinner sans pitié pour Popyrin
-
Meta annonce un partenariat sur plusieurs années avec le festival de Cannes
-
La Grèce prévoit de rembourser plus tôt que prévu une partie de sa dette
-
L'Otan "n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui", selon la cheffe de la diplomatie canadienne à l'AFP
-
Harcèlement conjugal: 10 mois de prison avec sursis pour l'ex-animateur Laurent Boyer
-
L'humoriste Michaël Youn et sa famille victimes d'un homejacking
-
Hong Kong démantèle sa seule éolienne commerciale
-
TikTok accusé de promouvoir le suicide: 16 familles demandent l'élargissement de l'enquête parisienne
-
Des séismes "contrôlés": une expérience inédite sous les Alpes suisses
-
WTA 1000 de Rome: Gauff encore chahutée mais qualifiée pour les quarts de finale
-
Wall Street en recul, jauge la situation au Moyen-Orient
-
Au procès libyen en appel, l'accusation fustige une affaire qui a "dégradé le pacte social"
-
L'Irlande, l'Espagne et la Slovénie ne diffuseront pas l'Eurovision
-
Catherine Deneuve rend hommage à Marilyn Monroe dans un livre
-
Le jeu "Wordle" du New York Times va devenir une émission
-
Norvège: jugé pour viols, le fils de la princesse connaîtra son verdict le 15 juin
-
Les médias Bolloré cherchent une "privatisation rampante" de France Télé, accuse un de ses dirigeants
-
Royaume-Uni: menacé, Starmer promet de prouver à ses détracteurs "qu'ils ont tort"
-
Narges Mohammadi, une vie de combats et de prison pour les libertés en Iran
-
Un incendie criminel fait trois morts près de Lyon, dans un quartier exposé au narcotrafic
-
L'UE renforce ses liens avec la Syrie, les réfugiés en toile de fond
-
Dans un village patagonien, le traumatique souvenir de l'hantavirus
-
Sommet Xi-Trump: Pékin à la recherche de "plus de stabilité" internationale
-
Hantavirus: deux rapatriés du Hondius testés positifs, dernières évacuations attendues lundi
L'Irak creuse des puits, amer recours contre la sécheresse
Jabar al-Fatlawi observe la foreuse vrombissante qui creuse un puits, ultime recours pour irriguer et abreuver ses bêtes dans un Irak frappé par une pénurie d'eau, une solution qui risque d'entraîner une surexploitation des nappes phréatiques.
La sécheresse qui frappe le "pays entre les deux fleuves" - Tigre et Euphrate - est sans précédent depuis 1930. Avec une chute des précipitations et une réduction du débit des cours d'eau, elle pousse les Irakiens à creuser de plus en plus de puits destinés à l'agriculture.
Paysan "de père en fils", M. Fatlawi confie à l'AFP cultiver du riz et du blé dans la province de Najaf, où débute le sud irakien. Mais pas cette année, car "il y a une forte pénurie d'eau", déplore le quinquagénaire à la barbe rêche et la jellabah blanche.
Maigre consolation: il a payé les autorités locales pour forer un puits et "arroser les palmiers et abreuver les bêtes", explique ce père de cinq enfants. Il pourra aussi faire pousser des radis, des oignons, de l'aneth.
Près de sa maison, dans un hameau des environs d'al-Michkhab, une foreuse sort en tourbillonnant du sol, éjectant une eau boueuse.
Autrefois il avait creusé un puits artisanal, ce que les autorités interdisent. "Parfois l'eau était amère, parfois elle était salée", se souvient-il.
L'Irak est un des cinq pays au monde les plus exposés à certains effets du changement climatique, selon l'ONU.
Pronostiquant "une nouvelle année de sécheresse", le ministère des Ressources hydriques annonçait début octobre le forage de puits dans six provinces.
Jusqu'à mi-2022, quelque 500 puits ont été creusés. Mais pour prévenir la surexploitation des eaux souterraines, les services publics font la chasse aux puits illégaux.
- "Technologies d'irrigation modernes" -
Saluant la réglementation actuelle, un rapport de l'ONU pointe toutefois l'absence de compteurs sur les puits et "d'un système de tarification, pour limiter l'utilisation des eaux souterraines".
"Il n'y a pas d'incitations pour encourager le recours à des technologies d'irrigation modernes", déplorait en septembre le rapport de la Commission économique et sociale pour l'Asie occidentale (CESAO).
A l'heure où chaque goutte compte, l'écrasante majorité des agriculteurs inondent les terrains pour irriguer, pratique ancestrale synonyme de gaspillage.
Responsable des ressources hydriques à Najaf, Jamil al-Assadi explique que les puits sont creusés dans des secteurs "autrefois irrigués par les fleuves et des canaux".
Ils peuvent servir à "abreuver les bêtes, irriguer les vergers et des plantations à la superficie limitée", dit-il. Mais pas pour le riz ou le blé, en raison de la salinité de l'eau et des faibles quantités puisées.
Son ministère a réduit de moitié les tarifs de forage, assure-t-il. En échange, "le paysan doit utiliser des méthodes d'irrigation modernes, pour préserver les réserves stratégiques des nappes phréatiques".
Aux portes du désert de Najaf, cela fait dix ans que Hussein Badioui plante de l'orge et du fourrage sur 20 hectares.
Comme ses voisins, le sexagénaire dépend exclusivement des puits. Il reconnaît toutefois "une baisse du niveau de l'eau en raison de la multitude de puits".
"Avant, on creusait 50 mètres et on avait de l'eau", se souvient-il. "Maintenant on doit aller à plus de 100 mètres".
- "Comment vivre?" -
"L'usage excessif des eaux souterraines a conduit à de nombreux problèmes", avertissait en juillet le ministère des Ressources hydriques, réclamant "la préservation de cette richesse", selon l'agence de presse étatique INA.
Le lac de Sawa, dans le sud, s'est ainsi asséché en raison d'un millier de puits creusés illégalement qui ont drainé la nappe phréatique qui l'alimentait.
Autre défi pouvant résulter de la surexploitation des nappes: "si de grandes quantités d'eau sont prélevées, le taux de salinité augmente", avertit le ministère.
En Irak, où l'agriculture représente un emploi sur cinq, les bouleversements climatiques et la réponse insuffisante des autorités accusées de corruption et d'incompétence provoquent déjà un exode rural et des tensions sociales.
Sporadiquement dans le sud, des habitants manifestent, exigeant une action gouvernementale pour que la Turquie voisine augmente le débit des fleuves en ouvrant en amont les vannes des barrages.
Salah al-Faraon, 75 ans, plantait ses dix hectares de blé en hiver et de riz en été. Des cultures drastiquement limitées par les autorités "car il n'y a pas assez d'eau".
"Sans riz et sans blé, comment vivre sans revenus?", peste l'agriculteur. "On peut migrer, mais pour aller où? C'est tout le pays qui est volé".
A.Magalhes--PC