-
Agriculture : un insecte invasif repéré en Hongrie et pour la première fois dans l'UE
-
Face à la sécheresse, un village de Chartreuse en mode "survie"
-
Ethiopie: les autorités rebelles du Tigré se disent "en guerre totale" contre le gouvernement
-
A La Réunion, en "coma circulatoire", le retour d'un projet de train
-
Auchan en passe de céder 17 supermarchés à Lidl
-
Valeo choisit le site de Sainte-Florine en Haute-Loire pour produire ses moteurs de drones
-
Ο Alex Bodi και ο καθηγητής Δρ. Stefan Haupt συμφωνούν σε συνεργασία για μια θρυλική συλλογή έργων τέχνης στη Ρουμανία
-
Natation: le Japonais Shin Ohashi établit un nouveau record du monde du 200 m brasse en 2min04.83
-
Le Pakistan frappe l'Afghanistan dont Kandahar, 4 civils tués selon le gouvernement taliban
-
Alex Bodi och prof. dr Stefan Haupt ingår samarbetsavtal om en legendarisk konstsamling i Rumänien
-
एलेक्स बोडी और प्रो. डॉ. स्टीफन हॉप्ट रोमानिया में एक पौराणिक कला संग्रह पर सहयोग करने के लिए सहमत हुए
-
อเล็กซ์ โบดี และศาสตราจารย์ ดร. สเตฟาน ฮาปท์ ตกลงร่วมมือกันในการจัดตั้งคอลเลกชันศิลปะอันเป็นตำนานในโรมาเนีย
-
Sècheresse et betterave sucrière: quand ce n'est même plus la peine de récolter
-
Alex Bodi ve Prof. Dr. Stefan Haupt, Romanya’daki efsanevi sanat koleksiyonu için işbirliği anlaşması imzaladı
-
Alex Bodi a prof. dr. Stefan Haupt se dohodli na spolupráci na legendární umělecké sbírce v Rumunsku
-
Alex Bodi i prof. dr Stefan Haupt uzgodnili współpracę w sprawie legendarnej kolekcji dzieł sztuki w Rumunii
-
알렉스 보디와 슈테판 하우프트 교수, 루마니아의 전설적인 미술품 컬렉션을 위한 협력 합의
-
Un mois après, ce que l'on sait de la crue meurtrière dans l'Himalaya
-
Au Népal, les rescapés de la crue comptent sur leur Premier ministre, et le monde entier
-
Michelle Bolsonaro trace sa route dans la droite brésilienne
-
Carburants : face à une crise "jamais vue", les stations-service ont le blues
-
Stériliser les chats, mesure clé pour lutter contre les abandons
-
Comment l'IA bouscule le monde des avocats
-
Mondiaux de cyclisme: Seixas, tous pour un
-
Isolé et sur la défensive, un Netanyahu combatif attendu à l'ONU
-
D'Afrique australe à l'Australie, la nouvelle route de la meth du cartel de Sinaloa
-
Dans le nord du Pérou, des murets de fortune avant le retour d'El Niño
-
Aux Etats-Unis, les républicains dépensent à tout-va à quelques semaines des élections
-
Euroligue: la course aux armements avant le grand chambardement
-
F1: Antonelli à l'épreuve du difficile circuit de Bakou
-
Ligue des nations: Klopp et Xavi lancent une nouvelle ère en Allemagne et aux Pays-bas
-
Ligue des nations: l'Espagne favorite, Zidane fait ses débuts avec la France
-
A Kiev, l'hiver en ligne de mire
-
La Bulgarie, nouvelle "batterie" des Balkans
-
Dieu et l'IA: quand le Vatican s'invite à la table des géants de la tech
-
Législatives au Maroc: le PAM en tête, participation au plus bas depuis près de 20 ans
-
Frappes aériennes pakistanaises en Afghanistan, Kandahar visée selon un résident
-
Meta mise sur des lunettes connectées sans caméra, pensées pour son IA Muse
-
Kiev visée par des missiles russes, au moins deux morts
-
L'IA d'OpenAI a infiltré un site du gouvernement australien
-
Au Maroc, des législatives marquées par une participation au plus bas depuis près de 20 ans
-
Xi reçu par un Trump aux petits soins
-
Violences sexistes et sexuelles: premier feu vert à l'Assemblée pour la loi "intégrale"
-
Procès en appel du MoDem : François Bayrou interrogé jeudi par ses juges
-
Pour le premier débat de la primaire sociale-démocrate, les candidats s'affrontent sur LFI
-
Trump reçoit Xi avec des égards exceptionnels
-
Crise des carburants et menace russe au menu de l'interview de Macron jeudi soir
-
IA: Anthropic dévoile un premier résultat de son laboratoire de biologie
-
Brésil: pluies record à Rio en septembre, à l'heure d'El Niño
-
Ligue des champions féminine: le Paris FC explose en vol à Barcelone
Au Cadre Noir de Saumur, 200 ans d'équitation à la française
De bon matin, des palefreniers nettoient des boxes de chevaux. Une image banale dans une écurie, à un détail près: la présence d'écuyers vêtus de noir et coiffés d'un képi. Depuis 200 ans, le Cadre Noir de Saumur perpétue l'équitation à la française.
Ses missions? "Conserver la qualité de notre équitation et de notre tradition équestre française", la compétition, la formation et la recherche, énumère l'adjudant-chef Gildas Flament.
Les origines du l'institution sont militaires, rappelle le maître de manège. À l'issue des guerres napoléoniennes au XIXe siècle, qui avaient décimé la cavalerie française, "il a fallu former en urgence des écuyers et des chevaux et le Cadre Noir a été fondé en 1825".
Dans les années 1970, avec le développement de l'équitation de loisirs, l'institution devient civile. Elle fait partie aujourd'hui de l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE).
Le savoir-faire reste le même, présenté lors des galas à Saumur, en tournée et durant des représentations en matinée, avec sauts d'école (courbette, croupade et cabriole), des figures héritées de la Renaissance, les carrousels ou encore le saut d'obstacle aux longues rênes. Le site de Saumur accueille chaque année 100.000 visiteurs.
L'équitation de tradition française que représente le Cadre Noir est inscrite au patrimoine mondial immatériel de l'Unesco.
"Je suis en train de pionter (tresser la crinière en petites boules) de Sinatra avant la matinale", décrit Maelys Laurioux, palefrenière soigneuse, perchée sur un escabeau, élastiques à cheveux en bouche, peigne à la main, pour préparer la crinière du grand cheval bai.
La jeune femme de 25 ans s'occupe quotidiennement de six chevaux dès 7h30 du matin: nettoyer les boxes, leur donner du foin, les brosser, seller, natter, les sortir au paddock (petit enclos)...
Des cavaliers en formation passent à cheval pour les échauffer, avant qu'ils soient montés par les 33 écuyers, reconnaissables à leur tenue noire, képi pour les hommes et tricorne pour les femmes, éperons dorés, gants, la fonction la plus prestigieuse du Cadre Noir. Plus de 200 personnes travaillent sur le site.
"Ce que j'aime, c'est m'occuper des chevaux", confie la palefrenière. Elle a pu "apprendre rapidement la natte à la française, à pionter, les longues rênes, ça m'a permis de partir en déplacement", raconte-t-elle. "Pour rien au monde je ne changerais."
- Formation -
Olivier Chollet, 57 ans dont 34 comme palefrenier soigneur au Cadre Noir, abonde. Il a voyagé en Chine ou au Japon pour des galas.
Il suit certains chevaux pendant des années. "J'ai récupéré deux retraités, ils sont chez moi au pré", dit-il. Le Cadre Noir compte 280 chevaux, essentiellement des selles français et des anglo-arabes. Achetés à trois ans, ils arrêtent leur carrière vers 18 ans et sont placés, souvent chez des particuliers.
L'institution bicentenaire n'échappe pas aux réflexions sur le bien-être animal qui traversent le monde équestre. "Nous sommes évidemment impactés par cette évolution", fait savoir Gildas Flament.
Pour tenter de s'adapter, le Cadre Noir s'est doté récemment de petits paddocks "de manière à ce que les chevaux puissent avoir une vie sociale et être en liberté un peu plus de temps qu'avant", indique le maître de manège, les chevaux, de nature grégaire et ayant besoin de beaucoup se déplacer, vivant actuellement en boxes individuels.
"On ne peut pas tout casser et tout refaire en une fois", poursuit-il en parlant des écuries construites dans les années 1970, mais "des travaux sont envisagés" pour offrir à chaque cheval un paddock attenant à son boxe.
Pauline Basquin, cavalière olympique de dressage, remplit trois des missions du Cadre Noir: "formation, participer aux galas et compétition", précise-t-elle, posée dans le grand manège des écuyers, à côté de Sertorius de Rima avec qui elle a participé aux Jeux Olympiques à Paris.
"Porter la tunique, ça veut dire quelque chose", explique cette écuyère. Elle est synonyme d'une équitation "qui respecte certaines valeurs comme la recherche d'harmonie dans le couple cheval-cavalier, la fluidité, la discrétion dans l'emploi des aides et le respect du cheval", ce qu'elle s'efforce de transmettre à ses élèves, de futurs professionnels du monde du cheval, comme en compétition.
P.Queiroz--PC