-
Le spectaculaire retour du poulpe, nouvelle manne des pêcheurs bretons
-
Coupe d'Allemagne: un doublé dans le viseur pour Olise avec le Bayern avant le Mondial
-
Espagne: les enjeux de la dernière journée de Liga
-
Play-offs NBA: Wembanyama et les Spurs matés par le Thunder, qui mène 2-1
-
Rubio en Inde pour relancer des relations mises à l’épreuve par Trump
-
Un jury américain déclare Boeing non coupable dans un procès pour l'immobilisation des 737 MAX
-
Echec des discussions à l'ONU sur la non prolifération nucléaire
-
L'Iran accuse les Etats-Unis de saboter les négociations de paix
-
Coupe de France: les joueurs de Lens accueillis en rois à Bollaert
-
À la Maison Blanche, la régulation de l'IA cale sur fond de récits contradictoires
-
A Cannes, le jury en conclave avant de révéler sa Palme d'or
-
Nouvel essai globalement réussi pour la fusée Starship de SpaceX
-
Le président sénégalais limoge son Premier ministre Ousmane Sonko
-
Colombie: un conflit terrien entre peuples indigènes fait 7 morts et 110 blessés
-
F1/Grand Prix du Canada: Mercedes assoit encore sa domination
-
Après un report, SpaceX lance sa gigantesque fusée Starship
-
Liban: dix morts dans des frappes israéliennes dans le sud
-
F1/GP du Canada: Russell s'élancera en pole position de la course sprint
-
Sénégal: le président Faye limoge le Premier ministre Ousmane Sonko
-
Coupe de France: à Bollaert, "la folie" des grands soirs... même sans les joueurs
-
Au bout d'une saison de rêve, Lens tient sa première Coupe de France
-
Montpellier remporte la Challenge Cup en surclassant l'Ulster
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales croient à une avancée, la tech en renfort
-
Accusé de violences sexistes, l'acteur Gérard Darmon renonce à présider le jury d'un festival
-
UE et Mexique signent un accord commercial réduisant leurs droits de douane réciproques
-
Turquie: après son invalidation, le chef de l'opposition appelle à la résistance
-
Wall Street en progression, optimiste quant à la conclusion d'un accord sur le Moyen-Orient
-
La cheffe du renseignement Tulsi Gabbard, nouveau départ dans l'équipe Trump
-
Guerre au Moyen-Orient: un médiateur pakistanais à nouveau à Téhéran
-
"Flottille pour Gaza": des Français relatent violences et humiliations
-
Après des problèmes techniques, SpaceX retente vendredi le lancement de sa fusée Starship
-
Comment le foot français a fini par se mobiliser pour le journaliste Christophe Gleizes
-
Coupe de France: finale sous surveillance après les bagarres impliquant des supporters niçois
-
Ebola: le risque pour la santé publique en RDC est maximal, alerte l'OMS
-
Nouvel espoir de paix au Moyen-Orient: la Bourses y croit, la tech fait le reste
-
Les entreprises n'échapperont pas au gel des allègements de charges redouté
-
"Flottille pour Gaza": les Français rentrés à Paris rapportent violences et humiliations
-
Discussions Iran/Etats-Unis: le chef de l'armée pakistanaise en route pour Téhéran
-
La Cour d'appel doit dire si Bolloré contrôlait Vivendi lors de sa scission
-
Nouvel espoir de paix: les Bourses européennes finissent en hausse
-
Tour d'Italie: Alberto Bettiol s'impose en vieux renard dans sa "deuxième maison"
-
Crash mortel de l'émission Dropped: Procès pour quatre personnes et la société de production
-
Au moins six morts et 15 disparus dans une frappe ukrainienne sur un lycée en territoire occupé par les Russes
-
Hantavirus: un nouveau cas confirmé chez un membre d'équipage hospitalisé aux Pays-Bas
-
Les marchés boursiers mondiaux parient sur un accord au Moyen-Orient
-
Wall Street ouvre en hausse, mise sur un accord entre Washington et Téhéran
-
L'avenir de la verrerie Duralex menacé par une trésorerie "tendue"
-
Dinosaures: les os géants d'un camarasaure exposés pour la première fois à Angoulême
-
Ebola: le risque en RDC passe d'élevé à "très élevé", annonce le chef de l'OMS
-
Roland-Garros: Sinner en quête d'éternité, sur fond de grogne financière
Contre une désinformation en santé "massive", le gouvernement dévoile de premiers outils de riposte
Consultations citoyennes, infovigilance... le gouvernement a dévoilé lundi les grandes lignes de sa stratégie de riposte face à une désinformation en santé devenue "massive" au point de mettre parfois "en péril" la santé publique.
"La désinformation en santé est aujourd'hui l'un des principaux risques pour notre santé publique. Quand les fausses informations circulent plus vite que la science, ce sont les plus fragiles qui en paient le prix fort. Et face à cela, l'État ne peut ni se taire ni se contenter de réagir coup après coup. C'est pourquoi, aujourd'hui, nous changeons de méthode", a déclaré la ministre de la Santé Stéphanie Rist lors d’une conférence de presse.
Amorcée au printemps 2025 par l'ancien ministre chargé de la Santé Yannick Neuder, la lutte contre la désinformation en santé s'impose comme une priorité stratégique pour l’Etat, a affirmé Mme Rist, elle aussi médecin de profession.
"Le phénomène, loin d’être marginal, s'enracine dans notre quotidien numérique et appelle une réponse systémique, transversale et déterminée", selon la ministre.
Pour définir sa stratégie, le ministère, qui avait déjà lancé un comité de pilotage réunissant experts et personnalités qualifiées (agences et opérateurs d'Etat, institutions nationales, Agences Régionales de Santé), s'appuie aussi sur une mission d'expertise indépendante, qui a remis son rapport lundi.
Réalisé par trois scientifiques engagés sur ce front - Mathieu Molimard, professeur de pharmacologie clinique, Dominique Costagliola, épidémiologiste et biostaticienne, et Hervé Maisonneuve, médecin en santé publique -, ce rapport alerte sur une désinformation "massive", "jusqu'à menacer l'existence même des systèmes de santé tels que nous les connaissons".
Vaccination, cancer, alimentation, santé mentale, santé des femmes... la désinformation touche tous les domaines et est alimentée par des acteurs variés (influenceurs, groupes militants, scientifiques dévoyés) obéissant à des motivations "économiques, idéologiques ou identitaires", décrivent ses auteurs.
Face à eux, la population "n'est pas assez armée pour résister", jugent les trois scientifiques, tandis que la détection et la réponse à la désinformation "restent inorganisées".
Pour sa riposte, le gouvernement a annoncé une phase "nécessaire" d'écoute et de consultation citoyenne, via des enquêtes et études d'opinion, et la création d'un "Comité citoyen" de 27 personnes, qui tiendra des assises mi-février.
- Education critique, responsabilisation des plateformes -
Déjà promis en avril 2025 par M. Neuder, l'Observatoire de la désinformation en santé est toujours "en cours de réalisation" et aura pour mission principale d'être "l'acteur essentiel de l'identification et de la compréhension des phénomènes de désinformation en santé", décrit le ministère.
Concrètement, il "assurera une veille continue", "publiera des baromètres" ou "animera des groupes de travail".
Le gouvernement prévoit aussi, "à partir de fin janvier", un dispositif d'infovigilance en santé. "Concrètement, lorsque des infox circuleront sur la vaccination, sur les traitements, sur la santé des femmes et des enfants par exemple, nous allons mettre en place un système de détection, d'analyse, puis de diffusion de réponses fiables et accessibles, avec l'aide des experts des domaines ciblés", a précisé Stéphanie Rist. Mais aussi un réseau d'experts, de journalistes ou de créateurs de contenus, selon le gouvernement.
La proposition du trio d'experts d'un "Info-Score Santé", une labellisation volontaire des sources d’information en santé inspirée du Nutri-Score, n'a pas été retenue. Mais elle "soulève des questions intéressantes", a assuré la ministre.
Dans leur rapport, les scientifiques pointent une "vulnérabilité éducative systémique", qui se traduit par une difficulté à distinguer information et opinion, ainsi qu'une méconnaissance des niveaux de preuve et des méthodes scientifiques.
Pour bâtir "un socle de confiance propice à l'information en santé", le gouvernement souhaite renforcer l'éducation critique à la santé "dès le plus jeune âge" ou poursuivre "la responsabilisation des plateformes numériques".
Selon le rapport d'expertise, les plateformes numériques "agissent désormais, via leurs algorithmes, comme de véritables acteurs médiatiques dotés d'une politique éditoriale et non plus comme de simples hébergeurs de contenus".
Ses auteurs précisent également que "le seul refus explicite d'entretien dans le cadre de notre mission a été celui de la plateforme X/Twitter", propriété du milliardaire américain Elon Musk.
Cibles eux-mêmes de vives attaques sur les réseaux sociaux lors de la pandémie de Covid-19, ces spécialistes appellent aussi à "inverser le risque" en sanctionnant les désinformateurs et protégeant les scientifiques.
N.Esteves--PC