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La Corée du Sud reconnaît pour la première fois sa responsabilité dans des adoptions abusives
La Corée du Sud a reconnu pour la première fois jeudi sa responsabilité dans des dizaines de milliers d'adoptions abusives d'enfants sud-coréens à l'international, quelques mois après une enquête officielle indépendante établissant des fraudes.
"L'Etat n'a pas pleinement assumé ses responsabilités. Au nom de la République de Corée, j'adresse mes sincères excuses et mes mots de réconfort aux personnes adoptées à l'étranger, à leurs familles ainsi qu'à leurs familles biologiques qui ont enduré des souffrances", a déclaré le président sud-coréen Lee Jae-myung dans un communiqué.
Ces excuses font suite à "des décisions judiciaires récentes et des investigations menées par la Commission vérité et réconciliation révélant que, dans certains cas, de graves violations des droits humains ont été commises lors des procédures d'adoption à l'étranger", a-t-il ajouté.
La Corée du Sud, quatrième économie d'Asie et puissance culturelle mondiale, a envoyé à l'étranger plus de 140.000 enfants à des fins d'adoption entre 1955 et 1999, selon des données officielles.
Or, depuis des années, des Sud-Coréens adoptés par des parents étrangers défendent leur droit de savoir mais leur quête d'information est notoirement difficile en Corée du Sud.
Nombre d'entre eux affirment que leur mère biologique a été forcée de les abandonner enfant et que leurs dossiers avaient été trafiqués pour les rendre légalement adoptables.
L'Etat a fini par mettre en place une instance indépendante pour enquêter.
Cette Commission vérité et réconciliation de Corée du Sud a rendu en mars une conclusion historique en reconnaissant le gouvernement sud-coréen coupable d'avoir facilité les adoptions par des pratiques frauduleuses, notamment des "enregistrements frauduleux d'orphelins, des falsifications d'identité et un contrôle inadapté des parents adoptifs".
Son rapport, publié au terme de deux ans et sept mois d'enquête, fait également état "de nombreux cas où les procédures légales de consentement" des parents biologiques sud-coréens "n'ont pas été respectées".
Le rapport souligne ainsi que pour la seule année 1984, 99% des demandes d'adoption internationale ont été accordées le jour même ou le lendemain.
Il reproche aussi aux autorités de ne pas avoir encadré les frais d'adoption pour empêcher que l'adoption internationale ne devienne une industrie motivée par le profit.
L'adoption internationale avait débuté après la guerre de Corée (1950-1953), au départ pour éloigner les enfants métis nés de mère coréenne et de père soldat américain dans un pays qui prône l'homogénéité ethnique.
- Activité lucrative -
L'adoption internationale a ensuite connu un boom dans les années 1970-1980, rapportant des millions de dollars aux agences d'adoption locales, alors que le pays sortait de la pauvreté d'après-guerre et poursuivait un développement économique rapide.
Plus d'une centaine d'enfants par an en moyenne ont encore été adoptés à l'étranger dans les années 2020, a déclaré le président sud-coréen. Ces adoptions récentes n'ont pas fait l'objet de l'enquête officielle.
Le principal vivier des adoptions se trouve désormais du côté des femmes célibataires.
Dans une société sud-coréenne profondément conservatrice et patriarcale, nombre de jeunes mères non mariées se trouvent contraintes d'abandonner leur bébé à la naissance.
Mi-juillet, la Corée du Sud s'est engagé à restructurer son système public d'adoption et à tourner le dos aux agences d'adoption privées, peu contrôlées par l'Etat.
"L'Etat prend maintenant l'entière responsabilité d'assurer la sécurité et les droits de tous les enfants adoptés", a assuré un responsable du ministère de la Santé, Kim Sang-hee.
En 1998, l'ancien président Kim Dae-jung avait déjà présenté ses excuses lors d'une réunion avec des personnes adoptées à l'étranger, déclarant : "Du fond du cœur, je suis sincèrement désolé. Je suis profondément convaincu que nous avons commis une grave injustice à votre égard.".
Mais il n'avait pas reconnu la responsabilité de l'État pour ces décennies de pratiques abusives.
A.Santos--PC