-
L'OMC lance sa conférence ministérielle à Yaoundé dans un contexte de crise
-
Black Friday: un tiers des commerçants en ligne trichent selon l'UE
-
Thales, Exail: des systèmes français de lutte antimines sous-marines
-
Vidéo générée par l'IA: ByteDance (TikTok) déploie SeeDance 2.0 à l'international
-
F1: Hamilton conquérant, Verstappen défaitiste avant le Grand Prix du Japon
-
La guerre au Moyen-Orient pourrait créer un "stress systémique" sur les marchés, selon le vice-président de la BCE
-
Protection des mineurs: l'UE épingle des sites pornographiques et enquête sur Snapchat
-
Les eurodéputés valident l'accord commercial avec les États-Unis, avec de fortes réserves
-
Droits télé/LFP: Nasser al-Khelaïfi (PSG) visé par un signalement d'Anticor
-
L'Iran ignore les menaces de Trump, Israël tue un cadre militaire
-
Arrivée de pétrole russe aux Philippines en "état d'urgence énergétique"
-
Le Parlement européen approuve la création de "hubs de retour" pour migrants
-
Le Bélarus et la Corée du Nord signent un "traité d'amitié et de coopération"
-
Pyrénées: la population d'ours poursuit sa croissance mais s'appauvrit génétiquement
-
Meta: le conseil de surveillance met en garde contre le fact-checking fait par les utilisateurs
-
Dans le nouveau Népal de la Gen Z, l'incontournable Rabi Lamichhane
-
Face au ralentissement des dons, Greenpeace France va supprimer un quart de ses effectifs
-
La Bourse de Paris fléchit face aux incertitudes autour du Moyen-Orient
-
Une femme annonce avoir porté plainte contre Patrick Bruel pour une agression sexuelle en Belgique
-
UE : un avis scientifique recommande une "large restriction" des polluants éternels
-
En Somalie, le football se féminise petit à petit
-
40% des stations-service indépendantes risquent de fermer (Mobilians)
-
Miami: Fils en demi-finale après avoir sauvé 4 balles de match dans un duel dingue
-
NBA: Doncic toujours bouillant, Wembanyama gagne sans transpirer
-
Birmanie: un an après, les plaies du séisme restent ouvertes
-
Trump affirme que l'Iran veut un accord pour mettre fin à la guerre
-
Le Parlement européen en passe d'approuver des "hubs de retour" pour migrants
-
Tout en diversifiant ses alliances, l'UE veut préserver son accord commercial avec Trump
-
L'OMC évoque l'avenir du commerce mondial à Yaoundé sur fonds de tensions au Moyen-Orient
-
Près de trois mois après sa capture, Maduro revient devant la justice américaine
-
Faux conseillers bancaires: onze prévenus jugés pour un butin de 740.000 euros
-
Hommage national à Lionel Jospin jeudi aux Invalides
-
La Banque de France moins optimiste pour la croissance en raison de la guerre au Moyen-Orient
-
Le robot et la Première dame: Melania Trump flanquée d'un androïde à la Maison Blanche
-
Un verdict inédit retient la responsabilité d'Instagram et YouTube dans l'addiction aux réseaux sociaux
-
L'UE choisit Lille pour le siège de la future Autorité douanière européenne
-
Equipe de France: un camp de base en plein centre de Boston
-
Loana, télé-réalité et enfer du décor
-
Décès à Nice de l'ancienne star de téléréalité Loana
-
Wall Street termine en hausse, sensible à la détente des prix du pétrole
-
Fin de l'éruption du Piton de la Fournaise à La Réunion
-
Apple lance des vérifications d'âge pour les utilisateurs britanniques d'iPhone
-
Gaza: la Défense civile annonce un mort et plusieurs blessés dans une frappe israélienne
-
Gims rattrapé par la justice: la star en garde à vue dans une affaire financière
-
Après la condamnation d'Instagram et YouTube, l'espoir des parents de victimes des réseaux sociaux
-
Détroit d'Ormuz: le passage "sûr" proposé par l'Iran est-il juridiquement valable ?
-
La traite des esclaves africains proclamée à l'ONU "plus grave crime contre l'humanité"
-
Protoxyde d'azote détourné: criminaliser l'usage, une "réponse inadaptée", disent des professionnels de santé
-
Protoxyde d'azote détourné: une euphorie éphémère aux conséquences parfois graves
-
Biathlon: "Je ne me fixe aucune limite", assure Eric Perrot à l'AFP
Trump invite à dîner les acheteurs de sa cryptomonnaie, un mélange des genres jamais vu
Donald Trump reçoit à dîner jeudi les 220 plus gros détenteurs de sa cryptomonnaie, un événement à la croisée du pouvoir et de l'argent, scandaleux pour l'opposition démocrate, qui crie au conflit d'intérêt.
Cette soirée, d'un genre inédit, avec blazer et cravate de rigueur, se tient au Trump National Golf Club, l'un des parcours de golf et country clubs du groupe familial, situé à Potomac Falls (Virginie), en grande banlieue de Washington.
Pour en être, il fallait détenir, en moyenne entre fin avril et mi-mai, pour plus de 50.000 dollars de $TRUMP, le nom de cette devise numérique lancée quelques heures avant l'investiture de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.
Certains, comme le milliardaire des cryptomonnaies Justin Sun, plus gros propriétaire de $TRUMP et l'un des rares invités à avoir officialisé publiquement sa présence, en ont même acquis pour plusieurs millions de dollars.
"Y aura-t-il des bananes au dîner de demain?", a-t-il écrit mercredi, sur X, en référence à l'installation de l'artiste Maurizio Cattelan qu'il a achetée aux enchères, fin novembre, pour 6,2 millions de dollars, avant de la manger. "Sinon, je peux en amener."
Sollicitée par l'AFP pour communiquer les noms des personnes présentes, la société organisatrice de l'événement et gestionnaire de la cryptomonnaie, Fight Fight Fight, n'a pas donné suite.
Le système sur lequel s'appuient les monnaies numériques, la blockchain, garantit l'anonymat, contrairement au système financier traditionnel.
Les 25 plus importants possesseurs auront droit, en plus du dîner, à une audience privée avec le chef d'Etat et une visite de la Maison Blanche.
Le $TRUMP a été labellisé "meme coin", classe de devises numériques à but purement spéculatif qui n'ont pas d'utilité transactionnelle et pas vocation de placement.
Ses créateurs la présentent, eux, comme "l'expression du soutien et de l'engagement vis-à-vis des idéaux et des croyances" portés par Donald Trump.
Une grande partie du milieu des cryptomonnaies a mal accueilli la commercialisation du $TRUMP, l'estimant de nature à ternir l'image de cette industrie.
- "Il vend son influence" -
Longtemps ouvertement hostile aux monnaies numériques, Donald Trump a fait volte-face durant sa dernière campagne et s'est même présenté en ardent défenseur du secteur, qui le lui a bien rendu en contribuant à sa réélection pour plus de 100 millions de dollars.
Selon le cabinet spécialisé Chainalysis, les créateurs du $TRUMP ont empoché environ 320 millions de dollars de commissions depuis son introduction.
Ils prévoient par ailleurs d'émettre, dans les trois ans, 800 millions d'exemplaires supplémentaires, tous contrôlés par Donald Trump et ses associés, ce qui représente, au cours actuel, une valeur marchande de plus de 11 milliards de dollars.
"Il vend son influence et l'accès au gouvernement américain", a fustigé mercredi le sénateur démocrate Jeff Merkley, qui doit participer à un rassemblement de protestation devant le lieu du dîner, jeudi. "C'est l'incarnation de la corruption."
De nombreux autres élus démocrates sont également vent debout, notamment le sénateur Mark Warner, pour qui la famille Trump utilise les cryptomonnaies "pour échapper à la supervision, masquer des affaires louches et faire du profit sur le dos des Américains".
Ils ont tenté de contrecarrer le vote, au Congrès, d'une loi sur les "stablecoins", des devises numériques adossés à des monnaies traditionnelles, le plus souvent le dollar, au motif que le texte n'interdisait pas clairement au président d'en détenir.
Une start-up lancée en septembre avec le soutien du clan Trump a créé, fin mars, son propre stablecoin, USD1, qui a déjà été utilisé par le fonds émirati MGX pour prendre une participation de deux milliards de dollars au capital de la plateforme d'échanges de cryptomonnaies Binance.
$TRUMP ou USD1, "des gouvernements étrangers pourraient acheter ses cryptomonnaies, ce qui voudrait dire que Donald Trump viole la Constitution sans que le grand public ne le sache", s'est alarmé mercredi le président de l'observatoire anticorruption CREW, Noah Bookbinder.
Le document fondateur interdit ainsi théoriquement à un officiel américain d'accepter des fonds d'un gouvernement étranger sans accord préalable du Congrès.
"Il est franchement ridicule (...) de suggérer que le président Trump fasse quoi que ce soit pour son intérêt personnel", a martelé, il y a quelques jours, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, soutenant que le chef d'Etat respectait "toutes les lois relatives aux conflits d'intérêt".
Nogueira--PC