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Dans les camps de réfugiés rohingyas du Bangladesh, la grande pauvreté de l'éducation
Livres sous le bras, ils se glissent un à un dans une petite école des camps de réfugiés de Cox's Bazar, dans le sud du Bangladesh. Pour ces jeunes garçons issus de la minorité rohingya, l'heure de la classe a sonné.
"Ils rêvent tous de devenir pilote, médecin ou ingénieur", assure leur maître, Mohammad Amin. "Mais difficile à dire s'ils y parviendront un jour. Ici, le chemin qui mène aux études supérieures est très tortueux..."
Selon les estimations, la moitié du million de Rohingyas, la communauté musulmane de Birmanie, qui a trouvé refuge au Bangladesh pour fuir la répression de la junte militaire au pouvoir dans leur pays sont des enfants.
Dans l'urgence qui a suivi l'arrivée des premières vagues en 2017, les ONG et le fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef) ont ouvert des écoles pour assurer leur éducation.
Pour éviter de sédentariser ces réfugiés, le gouvernement de Dacca s'est opposé à l'accueil des jeunes Rohingyas dans ses écoles. Et leur a même interdit d'apprendre le bangladais.
Sept ans plus tard, l'Unicef et ses partenaires gèrent dans les vastes camps de réfugiés de la ville de Cox's Bazar plus de 6.500 centres éducatifs accueillant 300.000 élèves.
Mais ces infrastructures sont loin de suffire. Surtout depuis la décision l'an dernier de l'administration Trump de réduire drastiquement l'aide américaine, forçant de nombreux établissements à fermer.
"Le système actuel offre trois heures d'instruction de base par jour à chaque enfant, sur la base des programmes en vigueur en Birmanie", décrit Faria Selim, de l'Unicef. "Mais ces heures quotidiennes ne suffisent pas".
- Manque de profs -
Membre du Conseil uni des Rohingyas, une instance représentative des réfugiés, Khin Maung confirme que l'enseignement financé par l'aide internationale ne permettrait pas aux élèves de réintégrer le système scolaire birman s'ils rentraient au pays.
"Les programmes birmans n'y sont suivis que depuis 2022 et nous souffrons d'un manque de profs", rappelle-t-il.
"J'enseigne seule la langue birmane, les maths, la science et la vie pratique à 65 élèves répartis en deux classes", confirme Hashim Ullah, 30 ans, enseignant dans une école primaire gérée par une ONG.
Ces difficultés n'échappent pas aux nombreux parents pour qui l'éducation constitue l'unique issue offerte à leurs enfants pour échapper aux périls qui les menacent: malnutrition, mariages précoces, travail forcé, enlèvements ou enrôlement de force dans les milices birmanes.
Alors des familles ont commencé à se tourner vers des écoles dites communautaires.
"Mes enfants sont inscrits dans une école tenue par une ONG", décrit Jamil Ahmad, père de 7 rejetons. "Et au lever et au coucher du soleil, j'envoie les plus âgés dans une école communautaire, où ils ont des profs de chez nous".
Ces établissements ont recruté des enseignants birmans, réfugiés eux aussi. Seule contrainte : de modestes frais de scolarité dont Jamil Ahmad s'acquitte en vendant des rations alimentaires.
- Niveau trop faible-
Hamima Begum, 15 ans, a suivi le même chemin. Elle fréquente à la fois les bancs d'une école dirigée par une ONG et ceux d'une école communautaire.
"Comme beaucoup d'autres filles, je veux aller à l'université", proclame l'adolescente, "étudier les droits humains, la justice, la paix, pour un jour aider les miens dans mon pays. Dans ce lycée communautaire, j'apprends plus".
Mais le nombre de ces écoles reste très insuffisant pour satisfaire toutes les demandes. Surtout celles des plus âgés.
Selon une évaluation réalisée en 2024 par un consortium d'ONG et d'agences onusiennes, le taux de scolarisation des enfants des camps chute de 70% chez les 5-14 ans à moins de 20% chez les 15-18 ans, surtout chez les filles.
Et pour ceux-là, le niveau d'apprentissage est trop faible pour leur ouvrir les portes d'une université.
"Nous avons organisé cette année une évaluation à mi-année, 75% des lycéens ont échoué", constate le représentant des réfugiés, Khin Maung.
Le parcours de Jaitun Ara fait donc figure d'exception.
Arrivée à Cox's Bazar à l'âge de 12 ans, la jeune femme, qui en a aujourd'hui 19, a décroché une place à l'Asian University for Women (AUW) de Chittagong (sud du Bangladesh) grâce à un programme de soutien.
Mais elle doute que beaucoup d'autres filles puissent l'imiter, faute de moyens. "Les familles peuvent à peine se payer à manger", regrette-t-elle, "comment voulez-vous qu'elles financent l'éducation de leurs enfants ?"
S.Pimentel--PC