-
Mondial-2026: à Los Angeles, la diaspora iranienne prête à perturber les matchs de son équipe
-
A la frontière intercoréenne, des festivaliers chantent la paix sans croire à la réunification
-
Liban: trois morts dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth
-
Tour Aura: Paul Seixas abandonne lors de la dernière étape
-
Un répit pour l'économie indonésienne, mais les nuages s'amoncellent
-
Tollé après la suspension de l'IA d'Anthropic aux Etats-Unis, une première
-
Emmanuel Macron, invité du journal de 13H de TF1 lundi en marge du G7
-
Séisme aux Philippines: les fonds marins rehaussés de deux mètres dans certaines zones côtières
-
Il fera plus chaud que fin mai à partir de mercredi, peut-être une vague de chaleur
-
IA, spatial : Macron et Modi consolident leur "partenariat stratégique" avant le G7
-
Roumanie : désignation d'un nouveau Premier ministre chargé de former un gouvernement
-
Michelin mise gros sur les "pneus de l'extrême", une discrète manne financière
-
Mondial-2026: Mohamed Salah, le phare d'une Egypte en quête d'histoire
-
NBA: Jalen Brunson, kid devenu roi de New York
-
Derrière les bombardements réguliers contre l'Ukraine, un essoufflement de l'offensive russe
-
24 heures du Mans: vers un duel final BMW-Cadillac avec Toyota en embuscade
-
Un pétrolier de la flotte fantôme russe intercepté dans la Manche
-
Anti-obésité: début du remboursement de Wegovy et Mounjaro en France
-
Les Suisses aux urnes sur l'immigration et le service civil
-
Londres intercepte un pétrolier de la flotte fantôme russe dans la Manche
-
Face à la pénurie de logements, la conversion d'immeubles de bureaux s'intensifie à New York
-
Mondial-2026: quand les Iraniens arrivent aux Etats-Unis
-
Bac/réchauffement climatique: le ministre ne veut plus d'examen l'après-midi
-
Tchad: à la frontière avec le Soudan, les humanitaires et les "retournés" suspendus au manque de moyens
-
La crise pétrolière laisse les pêcheurs mozambicains sur la berge
-
Frappes, forteresse et Crimée: la situation sur le front en Ukraine
-
Le crabe bleu, un envahissant crustacé à savourer pour mieux le contrôler
-
Aude: un an après les feux, un "trail des cendres" pour faire vivre le territoire
-
24 heures du Mans: une Cadillac en tête, une autre abandonne
-
"Aucune limite": l'actrice-star chinoise Xin Zhilei en quête de nouveaux défis
-
Mondial-2026: le petit Poucet Curaçao face à deux géants, l'Allemagne et Neuer
-
Mondial-2026: les Pays-Bas entrent en lice face au Japon, privé de son capitaine
-
MMA: à la Maison Blanche, Gane se mesure à Pereira pour la ceinture par intérim des poids lourds
-
Finale NBA: les Knicks enfin au firmament, Wembanyama devra patienter
-
A New York, le Mondial a démarré, vite éclipsé par le triomphe des Knicks en NBA
-
24 heures du Mans: Cadillac en tête au petit matin, la bataille fait rage
-
Pour ses 80 ans, Trump invite le MMA à la Maison Blanche
-
Les Suisses aux urnes sur le plafonnage de la population et le service civil
-
Les "No-G7" à l'assaut de Genève avant le sommet d'Evian
-
Mondial-2026: la Suisse rate ses débuts en concédant le nul face au Qatar (1-1)
-
Top 14: Le Racing 92, en spécialiste, s'offre le barrage à Pau
-
A Aubervilliers, Raphaël Glucksmann refuse l'"esprit de défaite"
-
Le chef du gang Tren de Aragua tué dans une opération américano-vénézuélienne
-
L'hôtel Royal d'Evian-les-Bains, écrin du G7 pour la seconde fois
-
Au G7, Trump imposera son humeur et son calendrier
-
Tour Aura: la folle remontée inachevée de Paul Seixas
-
Tennis: Serena Williams associée à Karolina Muchova en double à Berlin
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud du pays après des avertissements d'Israël
-
La Suède célèbre les noces d'or du couple royal
-
Mondial-2026: coup de chaud sur les Bleus
Tollé après la suspension de l'IA d'Anthropic aux Etats-Unis, une première
L'injonction du gouvernement américain à Anthropic de retirer ses modèles d'intelligence artificielle (IA) les plus puissants a suscité une vague de critiques, tant chez les partisans de la dérégulation que chez les défenseurs d'un encadrement renforcé.
Vendredi soir, la start-up de San Francisco a annoncé que le ministère américain du Commerce lui avait ordonné de suspendre Mythos 5 et Fable 5, pour raisons de "sécurité nationale", sans plus de précision.
A la différence de Mythos 5, débridé et réservé à une poignée de partenaires, Fable 5 a pourtant été lourdement harnaché pour prévenir tout détournement majeur, en particulier pour des attaques informatiques ou la conception d'armes chimiques et biologiques.
Mais selon Anthropic, une organisation, dont elle n'a pas révélé le nom, a rapporté à l'administration Trump être parvenue à contourner les garde-fous destinés à éviter que Fable 5 ne serve à une cyberattaque.
Anthropic a qualifié d'"étroite" l'ouverture trouvée par ce tiers, dont plusieurs médias ont affirmé qu'il s'agissait d'Amazon, et de "mineures" les failles logicielles qu'elle permettait d'identifier.
La directive ne visait que l'accès pour les ressortissants étrangers, mais Anthropic a indiqué ne pas pouvoir trier ses usagers et s'est dit contraint de mettre hors ligne ses modèles.
L'interdiction pure et simple par un gouvernement d'un modèle avancé d'IA créé par une entreprise de son pays est sans précédent.
La Chine bloque l'accès aux modèles occidentaux les plus performants et impose des restrictions aux grands acteurs nationaux de l'IA, mais celles-ci sont intégrées préalablement à la publication des modèles.
- Une décision "impulsive" -
"Tous ceux qui conçoivent des modèles de pointe sont maintenant à la merci du gouvernement" américain, a commenté, sur X, l'entrepreneur Martin Varsavsky.
"Dès lors, la directive ne sanctionne pas seulement Anthropic", a-t-il poursuivi. "Elle change les règles pour toute l'industrie."
"Jusqu'à hier soir (vendredi), je ne voyais ni les Etats-Unis, ni la Chine +gagner+ la course à l'IA. Je voyais un match nul", a réagi le chercheur Gary Marcus. "Je n'avais pas prévu que le gouvernement Trump pourrait déstabiliser les avancées américaines. Mais il l'a fait."
Pour certains, Anthropic est largement responsable de ce qui lui arrive, après avoir averti, depuis des années des risques associés aux modèles les plus perfectionnés.
Mercredi, son patron, Dario Amodei, a encore publié un appel à "activer l'appareil politique, lent et instable, pour qu'il traite les risques et les opportunités qui vont s'aggraver à une vitesse surprenante".
"Tout le marketing de Mythos a été basé sur la peur de la +dangereuse puissance+ des modèles d'IA les plus avancés", a estimé, sur X, David Casem, patron de la start-up IA Telnyx.
Vendredi, "le gouvernement américain les a pris au mot", a-t-il conclu.
Farouchement opposés au contrôle de l'IA jusqu'à il y a quelques semaines, à l'instar du gouvernement Trump, plusieurs soutiens du président américain ont cherché à défendre la directive.
Parmi eux le très influent investisseur Marc Andreessen ou l'ancien responsable de l'IA à la Maison Blanche, David Sacks.
Mais d'autres, comme l'ancien conseiller IA de Donald Trump, Dean Ball, les ont accusés de malhonnêteté intellectuelle, rappelant qu'ils avaient dit pis que pendre des tentatives de régulation de l'ancien président Joe Biden.
Organisation favorable à l'encadrement de l'IA, Americans for Responsible Innovation a fait valoir que de telles décisions ne devaient pas être envisagées "de manière impulsive" ou relever du "favoritisme politique".
Anthropic est en effet en conflit avec l'administration Trump, qui a rompu tous ses contrats avec l'entreprise.
Beaucoup reconnaissent que l'IA est entrée dans une nouvelle ère, qui nécessite davantage d'implication des gouvernements, mais la méthode a fortement déplu.
"Dans un gouvernement fonctionnel, on n'aurait pas pris par surprise de cette façon", a jugé Ben Murphy, de l'Institute for Progress, centre de réflexion sur les technologies émergentes.
"Ils auraient simplement demandé à Anthropic d'effectuer des tests supplémentaires et d'ajouter des contraintes avant le lancement" des modèles, a-t-il écrit sur X.
Pour Mona Sloane, professeure à l'université de Virginie, l'accélération de l'IA et la concentration de l'influence aux mains d'une poignée de géants de l'intelligence artificielle ont pris de court les gouvernements.
Dès lors, dit-elle au sujet de la suspension de modèle par les pouvoirs publics, "il est possible que nous voyions cela de nouveau".
A.S.Diogo--PC