-
Nouveaux bombardements américains en Iran, que Trump menace encore d'anéantir
-
Mondial-2026: l'Angleterre finit bien, la Croatie passe
-
Mondial: la Croatie bat difficilement le Ghana et arrache son billet pour les 16e
-
Mondial-2026: l'Angleterre bat le Panama à l'usure (2-0) et se rassure
-
Argentine: démission du chef du cabinet des ministres pris dans un scandale
-
Canicule: les Français commencent à souffler, les hôpitaux s'accrochent encore
-
Séismes au Venezuela: 1.430 morts, 50.000 disparus et le temps presse
-
Top 14: Toulouse, roi incontesté en France
-
Top 14: Mauvaka, la signature d'un revenant
-
La canicule cède la place aux orages, les premiers signes de surmortalité apparaissent
-
Venezuela: des survivants du séisme louent l'entraide et "rendent grâce à Dieu"
-
Basket: Tony Parker va lancer sa carrière d'entraîneur à l'Asvel, avec un effectif renforcé
-
F1: en Autriche, Antonelli en Mercedes combattra les Ferrari et son coéquipier Russell
-
Séismes au Venezuela: au moins 1.430 morts, 50.000 disparus, l'aide internationale arrive
-
Championnats de France de natation: Léon Marchand impérial sur 400 m quatre nages
-
Championnats de France: Célia Géry, le vent de fraîcheur
-
F1: Russell (Mercedes) s'élancera en pole position au Grand Prix d'Autriche
-
Mondial-2026: Mike Maignan, Monsieur 50%
-
De l'Allemagne au Danemark, des records de températures historiques en Europe
-
Séismes au Venezuela: au moins 920 morts, 50.000 disparus, l'aide américaine arrive
-
L'Allemagne va trancher à la mi-2027 sur un retour à la conscription, selon un responsable parlementaire
-
Grèce: le gouvernement offre des primes aux pêcheurs capturant des poissons-ballons
-
Le plus grand accélérateur de particules entre en chantier pour mieux traquer la matière noire
-
L'Australie annonce doubler les amendes pour violation de l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs
-
A Budapest, première Pride de l'après Orban, en attendant des actes
-
Redevance sur les PFAS: un décret confirme l'entrée en vigueur pour la rentrée
-
Indonésie: dizaines d'arrestations lors d'une manifestation contre la politique présidentielle
-
Pékin: la collision d'un petit avion avec un gratte-ciel a fait un mort, le pilote, et 13 blessés
-
L'aide à mourir plus utilisée par les plus pauvres? Une idée non soutenue par les études disponibles
-
Mondial-2026: Angleterre, Portugal et Argentine pour bien finir, quatre tickets encore à prendre
-
Pour ses 80 ans, l'iconique Vespa retrouve la Ville éternelle
-
Dans le nord de l’Italie, le niveau trop bas du Pô inquiète
-
Le gazole et le SP95-E10 à moins de 1,90 euro le litre en France
-
Apple voit les cinémas comme un allié du streaming, selon un de ses dirigeants
-
Washington réautorise l'IA la plus puissante d'Anthropic pour quelques partenaires américains
-
Une nouvelle journée suffocante pour une grande partie des Européens
-
L'Iran accuse les Etats-Unis de "violation" de l'accord, les deux pays échangent des frappes
-
La canicule place les hôpitaux sous tension extrême
-
Canicule: +80% d'appels dans les Samu parisiens sur la semaine écoulée
-
A Civaux, une centrale nucléaire qui défie les canicules
-
Mondial-2026: Julian Alvarez avec l'Argentine, une fenêtre pour s'exprimer
-
Top 14: Toulouse face à Montpellier et à son histoire
-
Avec la canicule, le risque de prolifération des cyanobactéries dans les zones de baignade
-
Toujours plus de radars sol-air, un défi pour les avions de combat
-
Face aux canicules, des solutions "low-tech" pour combattre la chaleur en ville
-
Etats-Unis et Iran échangent des frappes
-
Mondial-2026: France-Suède en 16es, le Cap-Vert magnifique
-
John Bolton, ex-conseiller de Trump, plaide coupable de rétention de documents classifiés
-
Les Etats-Unis ont annoncé des frappes contre l'Iran, qui dit avoir répliqué
-
Le Chapare, la région d'Evo Morales qui défie le gouvernement bolivien
Censure: inquiétudes au Pakistan face au ralentissement d'internet
Le gouvernement pakistanais, soutenu par l'armée, étouffe l'internet et les réseaux sociaux tout en testant de nouveaux moyens de faire taire la dissidence, selon des défenseurs du numérique et des chefs d'entreprise inquiets.
Depuis le mois dernier, la navigation sur internet a été jusqu'à 40% plus lente que la normale, selon une association de la technologie de l'information (IT). Les envois de documents, images et messages vocaux ont été perturbés pour des dizaines de millions d'utilisateurs de la messagerie WhatsApp.
Des experts estiment que le Pakistan teste actuellement un pare-feu -- un système de sécurité informatique qui permet de réguler le trafic internet mais peut aussi être utilisé pour contrôler l'activité en ligne.
"Le ralentissement de l'internet est dû à l'installation d'un pare-feu national pour permettre à l'Etat de filtrer les contenus afin de renforcer la surveillance et de censurer la dissidence politique", explique à l'AFP Usama Khilji, un expert du numérique et militant des droits dans ce secteur.
Et de filtrer "en particulier les critiques portant sur l'ingérence des services de sécurité dans la sphère politique", ajoute-t-il.
WhatsApp est apparemment dans la ligne de mire en raison du cryptage des échanges qui permet d'assurer leur totale confidentialité.
Le gouvernement pakistanais et les autorités des télécommunications - dirigées par un général en retraite - ont refusé de s'exprimer sur le ralentissement d'internet depuis des semaines.
C'est finalement le ministre de la Défense qui a reconnu ce que des millions de Pakistanais savaient déjà.
"Nous traversons une période de transition, après laquelle tous ces services seront disponibles", a dit à la presse cette semaine Khawaja Muhammad Asif.
"Mais il y aura certains contrôles pour empêcher la diffusion de contenus menaçants et diffamatoires contre l'Etat et contre des individus", a-t-il ajouté, sans préciser si cela impliquait un pare-feu.
Hamid Mir, journaliste pakistanais de renom, a saisi la Haute cour d'Islamabad sur "l'installation apparente d'un pare-feu" par le gouvernement. La cour devrait se pencher lundi sur cette affaire.
- "Terrorisme numérique" -
La polémique intervient alors que l'armée, l'institution la plus puissante du pays, dit être aux prises avec "un terrorisme numérique".
Mais les analystes estiment que la cible principale de l'actuelle campagne numérique n'est autre que l'ex-Premier ministre emprisonné Imran Khan, encore très populaire et soutenu par des partisans jeunes et familiers du numérique.
Des experts s'inquiètent par ailleurs de l'impact sur l'économie pakistanaise du ralentissement d'internet.
"Si cela continue, on va voir les entreprises quitter en masse le Pakistan, dit Shahzad Arshad, chef de l'Association des fournisseurs d'accès à internet du Pakistan.
Les connexions ont ralenti en août de 40% par rapport au mois dernier, ajoute-t-il.
Après des années d'instabilité politique, l'économie pakistanaise est prise dans des cycles de programmes d'aides du Fonds monétaire international (FMI) -- le dernier en juillet, et 24e depuis 1958, de sept milliards de dollars -- et de prêts de ses voisins.
Le pays compte aussi sur les investissements étrangers pour sortir du marasme économique.
"L'ambiguité et l'opacité incompréhensible sur le pare-feu" sapent le potentiel économique du pays et pourrait coûter à la technologie de l'information jusqu'à 300 millions de dollars, selon l'Association pakistanaise des entreprises de software, qui représente les compagnies de l'IT.
Mais alors même qu'internet et WhatsApp subissaient des ralentissements, la province pakistanaise du Pendjab n'a pas hésité à s'offrir début août une publicité en plein Times Square, à New York, pour se vendre comme "ville de l'IT".
Les militants politiques critiquent depuis un moment les interventions du gouvernement qui tendent à censurer l'internet et les médias, dans un pays conservateur où la liberté d'expression est déjà limitée.
La plateforme X est interdite au Pakistan depuis les législatives de février, lorsqu'elle avait véhiculé des accusations de fraude au détriment du parti d'Imran Khan, finalement écarté du pouvoir par une coalition soutenue par l'armée.
L'équipe du numérique de ce parti, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), a aussi été visée par des arrestations et détentions.
Pour Shahzad Ahmad, responsable de Bytes for All, organe indépendant des droits numériques, le pare-feu "va créer la défiance parmi les investisseurs en technologie de l'information au Pakistan (...) et compromettre les droits fondamentaux des citoyens".
L.Henrique--PC