-
Venezuela: lumière dans le ciel pour les morts, 100 jours après le double-séisme
-
La Bulgarie accueille les restes attribués au tsar Samouil
-
Législatives en Lettonie, entre menace russe et coût de la vie
-
Ligue des nations: Olise, le sauveur des Bleus
-
Ligue des nations: premier accroc pour les Bleus de Zidane
-
Affaire Cornell: la gouverneure de New York veut changer la loi sur les victimes de viol en état d'ébriété
-
Wall Street termine en hausse, l'emploi plaide pour un statu quo de la Fed
-
Le pianiste Jacky Terrasson mis en examen pour agression sexuelle sur mineure
-
La Bourse de Paris se relève un peu au terme d'une inquiétante semaine pour les taux français
-
Blocage des lycées : 735 établissements perturbés, les syndicats veulent poursuivre le mouvement
-
France: la justice rend un non-lieu dans l'enquête visant le PSG pour harcèlement moral sur Kylian Mbappé
-
Le Conseil d'État ouvre la voie à un retour de la chasse aux alouettes avec des filets dans le Sud-Ouest
-
Supercalculateurs: Bull double les capacités de son usine historique
-
Blocages lycéens: une mobilisation "partie du bas", accélérée par les réseaux sociaux
-
MaPrimeRénov' : le budget de l'Anah en baisse de 200 millions d'euros
-
La Corsica Linea, paralysée par une grève, stoppe son activité jusque lundi
-
Blocage des lycées : 564 établissements perturbés, les organisations syndicales appellent à poursuivre le mouvement
-
Carburants: le G7 convient de libérer à nouveau des stocks de gazole
-
Foot: le patron des arbitres turcs devant un juge
-
Jeux asiatiques: le taekwondo bascule dans le monde virtuel
-
Wall Street dans le vert, ravie des chiffres de l'emploi américain
-
Euro de cyclisme: indispensables ou tue-l'amour, les oreillettes refont débat
-
Espagne: les députés rejettent les textes sur le logement, camouflet pour Pedro Sánchez
-
Malgré ses aveux, le récit de Jubillar ne convainc pas les parties civiles lors de la reconstitution
-
Kiev accuse Moscou de "saccager" la capitale ukrainienne, paralysée après de nouvelles frappes
-
Affaire Manchester City: le club fait appel, la Fédération pointe des "conséquences majeures"
-
Inde : manifestations pour demander la démission du chef de la commission électorale
-
Blocage des lycées : un vendredi sous haute tension, 564 établissements perturbés
-
Foot: le patron des arbitres turcs comparaît devant un juge
-
La version de Jubillar ne convainc pas les parties civiles lors de la reconstitution
-
Carburants: le G7 se réunit sur fond de bras de fer entre Washington et Bruxelles
-
Flydubai : un pilote indien au courage salué de toutes parts
-
Pakistan : pourparlers entre les pro-Imran Khan et le gouvernement
-
"SOS" géant pour un lac de la frontière franco-suisse victime de la sécheresse
-
L'inflation dans la zone euro à un nouveau sommet depuis 3 ans
-
Vol flydubai: le pilote raconte son ultime effort pour éviter le crash
-
ATP 500 de Tokyo: Fils bat à nouveau Tiafoe et se qualifie pour les quarts
-
Ukraine : Chaos routier à Kiev après la fermeture d'un pont touché par des frappes russes
-
Récolte de miel 2026 : des abeilles déboussolées par la sécheresse
-
Gazole : l'Europe balaie les menaces de Washington et demande d'agir de façon concertée
-
Suède: Magdalena Andersson à nouveau chargée de former un gouvernement
-
Explosion en zone démilitarisée: Pyongyang juge "pathétique" la réclamation d'excuses de Séoul
-
Pour Faure, Bardella "ment" et ne peut plus prétendre à Matignon
-
Espagne : vote à haut risque sur le logement pour le gouvernement de Pedro Sánchez
-
Athlétisme: le perchiste Armand Duplantis renonce à la saison en salle 2027
-
En crise, le rail allemand veut se rajeunir à l'aide de l'IA
-
Jeux asiatiques: la boxeuse taïwanaise controversée Lin Yu-ting médaillée d'or
-
Gazole : Macron appelle le G7 à agir de manière concertée, sans restriction des exportations
-
Anti-obésité, peptides… la difficile lutte contre le trafic en ligne
-
Pokémon, One Piece : les collectionneurs de cartes face à la spéculation des "scalpeurs"
Pakistan: des villageois bravent la faim et les serpents pour protéger leurs terres inondées
Le village de Karim Bakhsh, dans le sud du Pakistan, est presque entièrement sous les eaux après les catastrophiques pluies de mousson: peu de bâtiments tiennent encore debout, les silos de blé sont vides et les serpents venimeux sont partout.
Pourtant, contrairement aux dizaines de milliers de personnes qui ont fui leurs maisons inondées partout dans le pays pour se mettre à l'abri ailleurs, plusieurs familles refusent obstinément de quitter Karim Bakhsh.
Ne disposant d'aucun acte de propriété, elles craignent que des opportunistes ne profitent de leur départ pour s'installer sur les terres qu'elles occupent depuis des générations.
"Nous avions des papiers de propriété du gouvernement colonial britannique", certifie Intizar Ahmed, un agriculteur de 55 ans.
"Mais nous les avons perdus il y a plusieurs années dans des inondations semblables à celles-ci. (De plus) nous n'avons aucun endroit où aller", explique-t-il à l'AFP, se tenant debout sur un endroit légèrement surélevé à côté de sa propriété quasiment totalement inondée.
D'autres redoutent que leur bétail ne meure ou disparaisse en chemin s'ils partaient. Et cette ressource est bien trop précieuse pour que ces villageois extrêmement pauvres prennent le risque de la laisser derrière eux.
"Nous avons des buffles, des vaches et des chèvres (...) Si nous laissons le bétail derrière, il sera volé", assure un habitant, Shah Mohammad, 35 ans.
Lui et ses voisins ont bien du mal à trouver de la nourriture pour eux-mêmes mais aussi pour leurs bêtes.
Pour l'instant, celles-ci reçoivent encore suffisamment, selon lui. Mais bientôt le blé commencera à manquer.
L'aide fournie par bateau par des organisations humanitaires est l'unique lien avec le reste du pays, pour ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas partir.
- Cobras et vipères -
Le village est noyé sous des eaux boueuses, qui par endroits s'étendent sur plus d'un kilomètre.
Des habitants attendent dans l'un des rares endroits encore secs un bateau de la fondation Alkhidmat, une ONG pakistanaise, qui avance lentement dans les rues du village recouvertes d'eau montant jusqu'à la taille.
C'est la première fois en plusieurs jours qu'ils reçoivent de l'aide.
Le bateau s'arrête plusieurs fois pour que les volontaires de la fondation distribuent tentes, nourriture et autres biens de première nécessité.
Chaque détour témoigne de la destruction causée par les pluies torrentielles de la mousson, qui ont provoqué les pires inondations de l'histoire du Pakistan.
La plupart des maisons et bâtiments sont en ruines. Les villageois cherchent désespérément tout équipement qui leur permettrait de construire un abri temporaire, pour les protéger de la pluie et, quand il apparaît, du soleil brûlant.
"Nos maisons se sont effondrées (...) Nous coupons des arbres et utilisons ce bois pour tenter de soutenir ce qui reste de nos murs", raconte Gul Badshah, 70 ans.
Maqbool Ahmed, un autre habitant, se prépare pour une menace qui rôde: les serpents venimeux. Il connecte une petite lampe à une batterie de voiture et la place sur un tas de terre.
"Nous l'allumons la nuit pour nous protéger des serpents", dit-il. "Parfois, les cobras et les vipères viennent en catimini là où nous sommes."
X.Brito--PC