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Pintes et cacahuètes: en Arabie saoudite, un bar fait le plein, mais sans alcool
Dans un établissement branché de Ryad, des pintes et des cacahuètes sont servies devant des écrans diffusant un match, une scène comme dans n'importe quel bar du monde. Sauf qu'en Arabie saoudite, aucun risque de gueule de bois: la bière est sans alcool.
Situé sur l'une des avenues les plus animées de la capitale saoudienne, ce bar est le premier et jusque-là le seul du genre dans la rigoriste monarchie du Golfe. Il ne désemplit pas depuis qu'il a commencé à servir de la bière à la pression en avril.
Sous une façade arborant une immense pinte dorée, une cliente soulève son voile intégral pour boire une gorgée de bière, une scène inédite en Arabie saoudite.
"L'idée, c'est de proposer au client une expérience originale, qu'il peut partager sur les réseaux sociaux", affirme à l'AFP son gérant, Abdallah Islam.
Dans un pays dont près de 70% des ressortissants ont moins de 30 ans, la jeunesse hyper-connectée se laisse volontiers séduire par les tendances virales sur les réseaux sociaux.
A l'image de Sheikha, 18 ans, venue avec une amie après avoir vu des vidéos qui ont circulé massivement sur TikTok, même si, dit-elle, "le mot +bière+ à lui seul fait peur".
Au départ un peu "stressée", "j'ai dépassé ma peur, et franchement c'est rafraîchissant", raconte la jeune femme qui n'a pas souhaité donner son nom de famille à l'AFP.
Quelques tables plus loin, de jeunes clients en thobe blanc, la tenue traditionnelle saoudienne, se filment sirotant leur boisson.
- "Respect des valeurs locales" -
L'établissement, baptisé A12, vend de la bière à la pression, une Warsteiner allemande à 0,0% d'alcool, servie dans de larges chopes.
Parmi eux, un client à qui l'on vient de servir une chope mousseuse préfère s'assurer par deux fois qu'il n'y a pas "d'alcool là-dedans".
Dans la salle, des jeunes picorent les cacahuètes servies avec les pintes en regardant un match de football à la télévision.
"Les gens sont curieux, ils veulent vivre quelque chose de différent, mais dans le respect des valeurs locales", avance M. Islam.
En Arabie saoudite, le secteur des loisirs est en plein développement, et la jeunesse avide de nouvelles expériences. Mais les interdits demeurent, dont celui pesant depuis le début des années 1950 sur la consommation d'alcool, considérée comme illicite par l'islam.
"Dans notre pays, il n'y a pas de boissons alcoolisées (pour le grand public, NDLR), et on ne souhaite pas qu'il y en ait", abonde Ahmed Mohammed, 18 ans, en reposant sa chope vide.
La plupart des 35 millions d'habitants du royaume sont officiellement au régime sec, la consommation ou possession d'alcool étant passible d'amendes, de peines de prison et d'expulsion du territoire pour les étrangers.
- "Marché opaque" -
En tant que "gardien des deux saintes mosquées (de Médine et de la Mecque), le royaume doit aborder avec prudence toute éventuelle légalisation de l'alcool, celle-ci contredisant son image de leader crédible du monde islamique", décrypte pour l'AFP Sebastian Sons, du groupe de réflexion allemand CARPO.
L'alcool, estime-t-il "ne joue pas un rôle significatif" dans la stratégie développée par le prince héritier Mohammed ben Salmane, 40 ans, pour diversifier l'économie saoudienne et faire du pays un centre d'affaires, de tourisme et de divertissement.
D'autant que, selon M. Sons, "la majorité des touristes non occidentaux manifestent peu d'intérêt" pour sa consommation.
Le royaume a toutefois ouvert, en janvier 2024, son premier magasin de boissons alcoolisées, réservé aux diplomates non musulmans.
Pour tous les autres, la prohibition devrait être maintenue, y compris pendant le Mondial-2034, selon une interview accordée plus tôt cette année par l'ambassadeur saoudien au Royaume-Uni à un média britannique.
L'ouverture de la boutique réservée "visait à mieux encadrer et centraliser la consommation d'alcool. Officieusement, de nombreux diplomates bénéficiaient auparavant d'un accès non contrôlé à l'alcool, ce qui avait créé un marché opaque et réservé à une élite", explique M. Sons.
Si certains résidents fabriquent leur propre vin, d'autres se tournent vers le marché noir, où le prix d'une bouteille de whisky peut atteindre plusieurs centaines de dollars.
R.J.Fidalgo--PC