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Cuba: un ancien ministre condamné à perpétuité, notamment pour espionnage
L'ancien ministre cubain de l'Economie, Alejandro Gil, a été condamné en première instance à la prison à perpétuité pour espionnage et divers délits économiques à l'issue d'un procès qui s'est tenu à La Havane dans le plus grand secret.
"La Cour lui a imposé une peine unique de réclusion à perpétuité" pour "des délits d’espionnage" et "d'actes portant préjudice à l'activité économique ou à la passation de contrats", a annoncé lundi la Cour suprême dans un communiqué.
Pas plus que lors de l'annonce de son inculpation fin octobre, la plus haute juridiction cubaine n'a révélé pour quel pays ou entité les actes d'espionnage ont été réalisés.
Dans cette procédure, Alejandro Gil a été reconnu coupable de "corruption, soustraction et dégradation de documents ou d’autres objets sous garde officielle, violation des scellés officiels et infraction aux règles de protection des documents classifiés", indique la Cour suprême.
"Il a enfreint les procédures de travail liées aux informations officielles classifiées qu’il manipulait, les a soustraites, les a détériorées et a fini par les mettre à la disposition des services de l'ennemi", ajoute-t-elle, sans plus de détails.
L'ancien ministre de 61 ans, réputé proche du président Miguel Diaz-Canel, a également fait l'objet d'une seconde procédure pour laquelle il a été condamné à vingt ans de prison pour "délits de corruption (...) utilisés comme moyen pour commettre la falsification de documents publics, ainsi que de trafic d’influence et de fraude fiscale".
Il a "profité des pouvoirs conférés par les responsabilités qu’il avait assumées pour en tirer des avantages personnels, recevant de l'argent de sociétés étrangères et soudoyant d'autres fonctionnaires publics afin de légaliser l’acquisition de biens", ajoute la Cour suprême.
L'ex-ministre a dix jours pour faire appel. Dans le cas de la condamnation à la prison à perpétuité, le droit cubain prévoit un appel automatique, ce qui impliquera obligatoirement un deuxième procès.
- Quartier périphérique -
Alejandro Gil a été ministre de l'Economie et de la Planification de 2018 jusqu'à sa brutale destitution en février 2024. Depuis, il n'a plus jamais été vu publiquement.
Sa mise en cause a suscité des interrogations au moment où le pays traverse sa pire crise économique en trente ans et connaît une ouverture chaotique au secteur privé, avec une forte inflation, la paupérisation d'une grande partie de la population et une montée des inégalités.
Son procès avait débuté le 11 novembre dans un tribunal d'un quartier périphérique de La Havane, sous la surveillance de voitures de police et de nombreux policiers en civil, avait constaté l'AFP.
Aucune information officielle n'a par la suite filtré sur le déroulement des audiences qui se sont tenues à huis clos. Lundi, la Cour suprême a précisé que les deux procédures s'étaient déroulées du 11 au 13 novembre et du 26 au 29 novembre.
Les médias d'Etat ont gardé un silence complet sur le sujet. Seules la date du début du procès et les condamnations, rendues publiques lundi, ont été relayées.
Alejandro Gil, ingénieur spécialisé dans les transports, a commencé sa vie profesionnelle au port de La Havane. Il a travaillé dans plusieurs entreprises publiques cubaines sur l'île et à l'étranger. Il a ensuite intégré le ministère des Finances puis celui de l'Economie.
Au lendemain de l'annonce de son inculpation début novembre, sa fille Laura Maria Gil avait volé à son secours, dans une réaction inhabituelle au sein du pouvoir cubain.
Dans une publication sur Facebook, elle avait réclamé "un procès public" et "diffusé en direct à la télévision", et demandé que le parquet fournissent publiquement des "preuves" sur les accusations d'espionnage. Elle avait affirmé que son père niait toutes les accusations.
Cette éviction n'est pas une nouveauté au sein du pouvoir cubain, marqué par une succession de mises à l'écart soudaines, souvent entourées de mystère, dans des périodes de crises ou de tensions internes.
La plus retentissante reste à ce jour l'affaire du général Arnaldo Ochoa, accusé avec d'autres officiers de trafic de drogue. Au terme d'un procès qualifié de stalinien par la dissidence, cet ex-combattant de la guérilla castriste de la Sierra Maestra et héros de l'intervention militaire en Angola avait été fusillé en 1989.
A.Motta--PC